‹ Les Impots Achour et HockorChapitre 25 sur 25 · LA ER) AE · texte numérisé non relu

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pas reprocher aux pouvoirs publics de se désintéresser des indigènes en cette matière. Les délégations financières, et particulièrement les deux délégations européennes, ont insisté à diverses reprises auprès de l'Administration pour qu’une réforme intervint. Il semble, d'autre part, que l’on ne doit pas se laisser paralyser par la crainte de toucher aux institutions des indigènes et de froisser leurs sentiments religieux. Il est certain que les impôts arabes ont perdu depuis longtemps tout caractère religieux par suite de la manière doniles Tures les comprenaient el des transformations qu’ils ont subies depuis l’occupation française : l’indigène qui paie entre les mains d’un agent français un impôt en argent destiné à la construction future de tramvays départementaux, ne croit pas satisfaire ainsi à l’obligation que lui impose le Coran d’opérer des prélèvements sur les biens qu’il possède pour les affecter aux besoins des pauvres et des malheureux. |

Rien ne semble donc s’opposer sérieusement à une réforme conçue suivant les lignes générales indiquées dans les projets de décrets de 1894 et 1896, réforme qui maintiendrait les ampôts arabes comme régime fiscal particulier aux indigènes et à qui l’on ne pourrait pas, par suite, reprocher d’être dictée par un esprit d'assimilation étroit.

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