‹ Les inattentions et sollicitudesChapitre 20 sur 29 · LE TRIANGLE ORGUEILLEUX A DIT · texte numérisé non relu

LE TRIANGLE ORGUEILLEUX A DIT

Le triangle orgueilleux a dit :

— Je suis symbole de science,

(/est en m'étudiant que le savant pâlit.

Le triangle orgueilleux a dit :

— Je suis symbole d'harmonie,

Et ma voix argentine à l'orchestre s'unit.

Le triangle orgueilleux a dit :

— Je rayonne au fronton des temples.

Et c'est en mon milieu que l'œil de Dieu luit,

Mais voici dans les cieux une voix qui s'écrie

— Toi qui te dis science et te dis harmonie, Qui t'égales à Dieu en d'insolents discours,

0 superbe, courbe la tête :

Tu ne seras jamais la roue de la bicyclette

Aveclaquelle on va jusqu'à Saint-Pétersbourg.

BIFUR

Par une nuit, triste nuit sans astres ni lune, Je partirai, portant sur moi toute ma fortune. Et la gare sera quelqu'une.

Vois-tu l'implacable hifur)*

Je veux aller loin, très loin, et loin plus encore. Et que mon absence édulcore L'amertume des mandragores.

Je vois l'implacable bifur.

Oh ! qui me délivrera de ce doute ; Oh ! qui me montrera la route Dont nul rancœur ne nous déboute ?

Partout l'implacable bif^ir.

C'est le perpétuel recommencfement des locomotives,

On part, on va, on vient, et, quand on arrive, j

On trouve que ce n'était guère la peine, en définitive.

Toujours rimplacable hifnr.

Haute-Loire, Charente-Inférieure, Nièvre, Cantal, Orne, Départements, Départements, comme c'est morne ! Alors quoi?asseyons-nous et pleurons sur quelque borne.

Le voilà bien, l'implacable bifur.

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