DIFFICULTÉ D’IDENTIFICATION DES GERMES
Nous ne voudrions pas nous arrêter longuement sur la difficulté d'identification des amibes et sur toutes les discussions pathogéniques récemment soulevées à ce propos — question de parasitologie pure, qui sort du cadre de ce travail. Cependant, il nous semble indispensable de résumer en quelques pages l'étude critique des notions actuellement admises concernant l’amibe dysentérique, ses variétés végétatives et de résistance, et ses formes non pathogènes.
Sur un sujet qui fournit la matière de tant de publications, nous n’avons pas la prétention d'émettre une opinion qui déborde nos compétences. Tout de même, il est bon de s’entendre sur ce qu’il convient d'appeler des amibes dysentériques.
L'homme peut être parasité par différentes amibes. Mais, parmi elles, une seule doit être considérée comme sûrement pathogène : l’Entamæba dysenteriae, pour laquelle Brumpr a recueilli seize noms synonymes. Or, cette amibe peut se présenter sous trois formes de valeur inégale :
19 Une forme végétative non hématophage ; non ou peu pathogène, mais pouvant le devenir ;
EE
29 Une forme végétative hématophage, pathogène : celle que l’on trouve dans le mucus sanglant des amibiens en période de cerise ;
30 Les formes kystiques.
EL. — La forme fondamentale de l’Ent. dysenteriae est la forme végétative non hématophage : E. minuta ou tetragena (Maruis et Mercier).
Elle se présente, à l’état frais, sous la forme d’une masse protoplasmique de 15 à 25 1 de diamètre. Son cytoplasme est creusé de vaeuoles non contractiles, ne contenant pas de globules rouges. Son noyau, de 4 à 5 . de diamètre, visible tantôt au milieu, tantôt à la périphérie du eytoplasme, contient des granulations réfringentes le long de la membrane nucléaire et un caryosome central. Ces formations se révèlent avec une netteté particulière après coloration par lhématoxyline ferrique et le noyau prend alors un aspect Cen roue » caractéristique (Mars).
LE. minuta est faiblement mobile. Elle se multiplie par simple division et s’enkyste en donnant des formes pré-kystiques à un et deux noyaux, et des formes achevées à quatre noyaux, pathognomoniques.
Brumpr appelle l’ensemble de ee cycle : Cycle normal ou non-pathogène. L’E. minuta constitue la forme de résistance, celle que l’on trouve dans les selles des malades en dehors des crises aiguës, pendant les convaleseences et les rémissions et chez