‹ Les Incertitudes du Diagnostic de L'amibiase intestinaleChapitre 35 sur 39 · LES FORMES ASSOCIÉES · texte numérisé non relu

LES FORMES ASSOCIÉES

Le problème parasitologique posé par l'examen des selles se trouve souvent compliqué par existence de germes associés :

Associations parasitaires.

Associations microbiennes, dont la signification est d’une interprétation extrémement délicate.

Considérons tout d’abord les associations microbiennes puisqu'aussi bien ce sont elles qui, dans ordre chronologique, ont été signalées les premières.

Dès 1916, Ravaur et KronuLrTsKY attiraient l'attention sur la fréquence de Passociation amibesbacilles dysentériques. « Le B. dysentérique, éerivaient-ils alors, s’est trouvé fréquemment dans les selles des malades atteints de dysenterie annbrenne, masquant la nature véritable de l'affection. » Sur ces formes d’amibiase intestinale « camouflée » de nombreuses publications se sont succédées pendant et après la guerre. Certains auteurs, tels Acron et Kxowzes, ne les dissocient même pas et réunissent dans une même étude dysenterie amibienne et dysenterie bacillaire.

En réalité, 1l semble bien que, dans l’association amæbo-bacillaire, les bacilles de Snrca et de FLex- NER ne jouent aucun rôle pathogène. Et nous trou-

vons sous la plume de Ravaur et Kroxuzirrsky cette affirmation : «Chez nos malades, le bacille dysentérique s’est comporté comme un véritable saprophyte, car, en même temps que lui apparurent dans les selles une foule d’autres parasites, animaux ou végétaux : spirilles, lamblias, trichomonas, le- Vures; LetC...7

C’est encore Ravaur et ses élèves qui ont mis en lunuère la valeur exacte du séro-diagnostic de Sarca et FLExNER, en regard de la fréquence des lésions amibiennes.

Roussez, BruLÉ, Barar et André-Pierre Marre, dans une communication à la Société médicale des Hôpitaux de Paris, au sujet des associations de lamibe et du bacille dysentérique, font remarquer : « Un fait surtout importe : contrairement à ce qu’on pourrait croire, lorsqu'une épidémie de dysenterie survient dans notre climat, et alors même que le bacille dysentérique a été constaté dans les selles, on n’est pas en droit de conclure à une dysentérie bacillaire vraie ; 1l faut, malgré la constatation du bacille, pratiquer attentivement la recherche des amibes et, si leur présence est reconnue, cette constatation doit commander le pronostic et la thérapeutique de la maladie. »

D’autres bactéries peuvent être également remarquées dans les selles dysentériques. Bornonsnous à citer le bacille d’'Eserru et les bacilles paratyphiques ; les saprophytes banaux de lintesun,

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