‹ Les Incertitudes du Diagnostic de L'amibiase intestinaleChapitre 34 sur 39 · PAT · texte numérisé non relu

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Au cours de l’examen rectoscopique, il est facile de prélever sur la muqueuse, au niveau des ulcérations, un peu de muco-pus, pour y rechercher les amibes. Si cet examen n’est pas concluant, il importe alors de pratiquer une sorte de biopsie, un prélèvement in situ, par grattage des ulcérations. L'examen direct au microscope de ce prélèvement, en permettant de constater la présence de l’amibe dans son foyer même, autorise le plus souvent à conclure d’une façon presque certaine. Une fois de plus nous constatons ici l'utilité de mettre en œuvre

simultanément tous les moyens d'investigation qui

sont à notre disposition.

Si, devant un tableau clinique bâtard ayant fait soupçonner l’amibiase intestinale, l'examen copromicroscopique demeure négatif, même répété à plusieurs reprises et à intervalles différents, ou après irritation de l’intestin, — cela ne suffit pas pour éliminer le diagnostic d’amibiase intestinale. La rectoscopie peut être alors d’un intérêt considérable. Non seulement elle fait parfois découvrir des lésions caractéristiques ou suspects d’amibiase, intestinale mais surtout, comme dit Ravaur : « Elle facilite La cueillette d'éléments précieux pour examen microscopique ». Etelle nous apprend, écrit SaAAD, (à n’accepter qu'avec une extrême réserve les réponses du laboratoire — nous permettant d'engager avec lui une lutte de méthodes, à laquelle seule peut mettre un terme la méthode du raclage des ulcérations rectosigmoïdiennes sous le contrôle du rectoscope ».

André Destouches. 6

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