‹ Les Inclusions Cytoplasmiques dans l’Oogénèse de certains reptilesChapitre 14 sur 35 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

DO Lézard

(Uromastix hardwicki)

a) L’Appareil de Golgi. — Dans les stades utilisables, les éléments de Golgi sont répartis à travers le cytoplasme. Dans ce Lézard, ils sont remarquables en ce que dans leur crois. sance, on voit au moins quatre modes différents de formation. Les meilleurs résultats ont été obtenus sur des préparations au Mann-Kopsch, particulièrement sur des coupes traitées à la térébenthine pendant 24 heures. Il y a ainsi peu de danger de confondre des granules graisseux avec les éléments de Golgi.

La figure 2 du texte montre quatre modes de formation : DA B AUD

Le n° r est la plus petite taille visible des éléments de Golgi. Si nous suivons À dans sa croissance, nous le trouvons au stade 2 devenu plus gros, corps sphérique avec une périphérie noir foncé et un centre moins épais. Au stade 3, il a encore grossi, la partie centrale s'élargit et quelques corps granuleux sombres sont visibles à l’intérieur. Les stades 4 et s sont l’élaboration du stade 3. Plusieurs morceaux d'éléments de Golgi sont visibles à l’intérieur de la sphère de Golgi grossissante. Le cône de cytoplasme dense devient très large et à la périphérie de la sphère on voit des débris détachés des bâtonnets de Golgi. L’épaisse bordure compacte des stades moins avan-

cés se fragmente pour former de nombreux bâtonnets et croissants qui se fragmentent à leur tour Pour arriver au stade 6 où le cône est rempli d'éléments de Golgi, constituant plus ou moins un réseau. Quand la Sphère de Golgi est complètement développée, elle prend l'apparence d’une vésicule: elle est constituée de quelques rares granules de Golgi au centre et

FIG. 2 Stades de l’évolution des Corps de Golgi. À. B. C. D. représentent Juaire modes de croissance différents d'un corps de Golgi.

de petits granules et bâtonnets collés à la périphérie de ‘a sphère. La figure B subit un mode de développement très analogue. Ici, dans les stades 2 à 4, on peut voir deux anneaux noirs de matériaux argentophiles l’un dans l’autre. Tous les deux se rompent en bâtonnets, croissants et nodules dans les stades suivants.

Les figures C et D suivent aussi le même processus. En D, une aire spécialisée de cytoplasme plus sombre et de matériaux argentophiles apparaît à l’intérieur de la sphère ou vésicule de Golgi. Cependant, les quatre modes semblent aboutir à la formation d’une vésicule telle qu’on la voit dans ia figure 7. Je n'ai pu suivre le sort de cette vésicule à cause du manque de matériel. Je ne puis dire si elle se brise plus tard en petites masses granulaires, comme chez la Tortue, ou si elle intervient de quelque façon dans la formation des sphères vitellines. Dans jes stades en ma possession, les corps de Golgi ont une tendance à se grouper près du noyau en plus grand nombre que dans le reste du cytoplasme. Une aire archoplasmique définie, ou noyau vitellin de Balbiani, n’a jamais été visible.

L'apport d'éléments de Golgi de l’épithélium folliculaire à l'œuf existe aussi chez cet animal (fig. 40). La seule différence est qu'ici de grosses masses sont expulsées à travers la zona radiata (fig. 49 G. M.), tandis que chez la Tortue les éléments de Golgi passent sous forme de petits granules à travers les fins passages de la zona radiata.

b) Les Mitochondries. — Dans les coupes au Da Fano colorées à l’hématoxyline ferrique, les éléments de Golgi possédaient leur couleur noire habituelle, mais les mitochondries, pour une raison inconnue, se colorèrent très légèrement. Elles

apparaissaient comme des taches faiblement brunâtres et seulement avec de très forts grossissements et un examen très attentif, et encore n'ai-je pu me convaincre avec certitude qu’il s'agissait bien de mitochondries.

Dans les préparations au Mann-Kopsch, on ne les voit pas du tout. Dans celles fixées au Champy et colorées par l'hématrxyline ferrique, l'appareil de Golgi n’est pas visible, mais les mitochondries se montrent faiblement colorées comme des corps plus ou moins sphériques, dans la région périphérique de j'œuf. Dans les préparations de Champy-Küll, elles semblent être colorées en rouge foncé et le protoplasme se colore aussi en rouge. Le nombre des mitochondries, comparé à celui des éléments d2 Golgi, est vraiment fort minime. Il est possible que l'absence de fixation convenable ou la mauvaise nourriture soit la cause du petit nombre de mitochondries qui sont généralement abondantes dans les œufs de Vertébrés.

On ne peut pas obtenir une image très nette des mitochondries, ainsi qu'on en a chez la Tortue, par les méthodes cidessus, et je suis incapable de donner un renseignement précis sur la nature des mitochondries chez cet animal.

c) Les Corps Vitellins. — Les stades utilisables ne montrent aucun signe de formations vitellines. Les vacuoles et formations vésiculaires sont abondantes. Elles ont une tendance soit à se grouper en un coin de l’œuf (fig. 47, V. C.), soit à former une couche périphérique (fig. 50 V.). Dans les préparations au Mann-Kopsch après traitement à la térébenthine, quelquefois on aperçoit de très fins éléments de Golgi entre les vésicules. Je n'ai pu déterminer si ces vésicules sont formées sous l'influence des corps de Golgi ou si elles sont le produit de l'activité du cytoplasme général.

Ces vésicules, Soit en formations massives, soit ef couches, forment un trait caractéristique de l'œuf ; je les ai notées dans les quatre types de fixations employées : Da Fano, Mann- Kopsch, Bouin et Champy-Küll. Elles n'ont donc rien d’artificiel, bien que leur abondance puisse être causée par le mauvais état d'alimentation de l’animal et la dégénérescence consécutive de l'ovaire.

d) Les Membranes de l’Œuf. — |'’épithélium unistratifié des stades embryonnaires précoces est remplacé par un épithélium pluristratifié dans les stades suivants. Les figures 48 et so montrent des stades dans lesquels on peut facilement distinguer trois couches :

1° Les cellules du follicule avec de très gros noyaux, formant la couche externe de l’épithélium folliculaire ;

2° Des cellules de très petite taille avec un petit noyau, situées contre la zona radiata;

3° Des cellules de taille moyenne situées entre les deux couches précédentes.

On ne voit pas, dans les stades en ma possession, de zon: radiata distincte avec une striation marquée, ainsi qu’on l’observe chez la Tortue. Les éléments de Golgi des cellules du follicule ne semblent pas passer dans la zone pellucide par l'intermédiaire de canaux définis, ainsi que cela a lieu chez la Tortue; ils sont simplement expulsés dans l'œuf en gros ou petits morceaux, à travers la zona radiata (fig. 49).

NI MhRéume

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