Deuxième Partie
Lézard (Uromastix Hardwicki).
a) L'appareil de Golgi.
b) Les Mitochondries.
c) Les corps vitellins
d) Les membranes de l'œuf.
Résumé et Conclusion.
AJ TOREUE:
B) LÉZARD,
Bibliographie.
Explication des Planches.
P=ntcoduction
Les auteurs qui ont exposé les phénomènes se rapportant aux inclusions cytologiques durant ces 10 dernières années ont mis en lumière une multitude de faits du plus haut intérêt. Mais alors qu’un certain nombre de bons travaux ont été faits sur les Invertébrés, le groupe cependant également intéressant des Vertébrés a peu attiré l’attention. En ce qui concerne les inclusions cytoplasmiques dans l’oogénèse, les seuls mémoires détaillés sont ceux de Hirchler (63) sur les Ascidies, de Gatenby (48) et de Van der Stricht (101) sur les Mammifères, de Van Durme (100) et de Brambell (7) sur les Oiseaux. Les groupes des Reptiles et des Poissons, considérés au-point de vue des recherches cytologiques modernes, n’ont pas été encore sérieusement étudiés. C'est afin de combler une partie de cette lacune que j’ai entrepris, sur les conseils du Professeur J.-B. Gatenby, la description des inclusions cytoplasmiques chez les Tortues et les Lézards. Mon travail a été grandement facilité par les précieux renseignements que j'ai pu recueillir dans des ouvrages tels que le « Text-book of General Cytology » édité par Cowdri, la série des articles publiés par Gatenby dans le « Quarterly Journal of Microscopica! Science » (1914-1924), le travail de Van Durme sur les Oiseaux et les notes publiées par Parat et Painlevé pendant ces dernières années. Je désire aussi reconnaître combien m'ont
en —
été utiles les articles de Ludford, Brambell, Loyez, Champy, Hirschler, Guilliermond et Van der Stricht.
La plus grande partie de ce travail a été faite au Zoology Department, Trinity College, à Dublin. Il fut cependant terminé et définitivement écrit en français au laboratoire de Zoologie de la Sorbonne, à Paris. Les expériences de colorations vitales ont été faites au Laboratoire d'Anatomie et d'Histologie comparées de la Sorbonne. Ma profonde reconnaissance et mes remerciements bien sincères vont d’abord au Professeur ].-B. Gatenby qui a fait mon éducation cytologique et dont es conseils de tous les instants, les encouragements constants ont grandement contribué à l'exécution de ce travail. Je présente mes remerciements à M. le Professeur Pérez et M. le Professeur Wintrebert, qui m'ont accueilli et donné toutes facilités de travail dans leurs laboratoires respectifs. Je suis heureux de remercier le Docteur M. Parat qui a mis à ma disposition une utile littérature sur le sujet, m'a appris la technique des colorations vitales, a parcouru les manuscrits de ce travail et m'a aidé de diveises autres manières.
Enfin M. Pérez a bien voulu me conseiller lors de la rédaction de cette thèse et m'aider à en corriger le manuscrit. Je tiens à lui exprimer toute ma gratitude.
He drame A) TORTUE
Deux espèces de Tortues furent apportées vivantes des Indes : Trionyx gangeticum et Trionyx hurum. Des spécimens bien portants de Testudo græœca furent obtenus à Dublin, Londres et Paris. Les Tortues des Indes ne furent par d’un grand emploi, sauf pour l'étude de certains stades précoces, car elles n'étaient pas sexuellement mûres et la longue captivité avec une nourriture quelconque fit que de nombreux œufs montrèrent des signes de dégénérence. Les Tortues grecques étaient bien portantes et mûres, elles fournirent des œufs à presque tous les stades. Il y a cependant une lacune entre les œufs de 2 à 3 “/" de diamètre; elle est très regrettable car le sort de certaines inclusions cytoplasmiques en a été rendu obscur.
Les méthodes de fixation suivantes ont été utilisées dans ce travail : Une modification de la méthode de Da Fano au nitrate de Cobalt; la méthode de Ramon YŸ Cajal au nitrate d'urane et au nitrate d'argent ; la méthode de Golgi à l’arsenic et au nitrate d'argent; celles de Kopsch, Mann-Kopsch, de Sjovall au formol et à l’acide osmique; la combinaison faite par Gatenby des méthodes Mann-Kopsch-Altmann; la méthode de Flemming sans acide acétique; celle de Champy-Küll ;
celle de Rogaud au formol-bichromate; celle de Bouin au picro-formol: le liquide de Carnoy (alcoo! absolu, acide acétique et chloroforme).
Les méthodes suivantes furent aussi essayées :
bichromate: de potassium à 5 % 80 Va.
formol pur ..... nr ZOO acide acétique ..... 1Ogoutes seult
CIACCIO (1): Fixation de 24 à 48h, dans un mélange de:
Puis mettre dans du bichromate de K à 3 % pendant huit jours, laver 12 heures; colorer au Soudan III (solution saturée à l’alcool à 80°) environ 40 m. à chaud; laver à l’alcool à 70° et monter en glycérine.
formaline pure .. ... .. 1 vol.
DIETRICH : Fixation dans Un mélance 0e , eau salée physiologique. 4 voi.
pendant 24 heures. Puis mettre dans une solution saturée de bichromate de potassium placée dans l’étuve à 38° pendant 48 heures; laver à l’eau courante de 12 à 18 heures; colorer les coupes à l’'hématoxyline acétique pendant 12 heures; différencier dans un mélange de borax et de ferricyanure et monter en glycérine.
Méthode du D' Murray. — Fixer au liquiae osmique corrosif de Mann pendant 18 heures, laver à l’eau pendant à heure; mettre dans l'acide osmique à 2 % à la température du laboratoire pendant 14 jours; laisser dans l'eau à 35° pendant deux jours afin de faciliter la réduction de l'acide osmique.
Nassonov. — Fixer pendant 24 heures au liquide de Champy auquel on a ajouté 2 ou 3 gouttes de solution à 1 %
(1) Les méthodes de Diétrich et de Ciaccio ainsi que celle d'Henneguy m'ont été aimablement suggérées par le Docteur M. Parat.
d'acide pyrogallique par 10 c"}. Après lavage soigné mettre dans l’acide osmique à 2 % pendant 3 à s jours à 35°. Si les échantillons sont trop osmiqués il est utile d'employer la méthode d'Henneguy pour blanchir les préparations : laver rapidement dans une solution aqueuse de permanganate de potassium à 1 %, puis dans une solution d’acide oxalique à
Parmi ces méthodes, celles de Da Fano, de Champy-Küll, de Fiemming sans acide acétique, de Bouin au picro-formol, de Mann-Kopsch et de Nassonov ont donné les meilleurs résultats.
I] ne peut pas être sans intérêt de décrire ici brièvement les résuliats des différentes combinaisons de fixateurs et de colorants sur les inclusions cellulaires variées.
Appareil de Golgi. — Il devient noir par le Da Fano et les autres méthodes au nitrate d'argent mentionnées ci-dessus ainsi que par les fixateurs au tétroxyde d'osmium. Le Mann- Kopsch est bon mais provoque des contractions. Le Sjôval! pour une raison inconnue donne de très mauvais résultats, il provoque une contraction extrême de l’oocyte et du noyau.
Les coupes au Da Fano étaient virées au chlorure d’or et fixées à l’hyposulfite de soude. Les coupes virées, colorées suivant la méthode de Benda à la safranine et au vert lumière mettent bien en évidence les éléments de .Golgi sur le fond faiblement coloré du cytoplasme. À moins d’avoir été déshydratées rapidement, ces couleurs disparaissent. Quelques-uns des constituants de l'appareil de Golgi semblent être solubles dans l’alcoo! car, à moins de déshydrater rapidement, ces corps sont perdus en grande partie,