‹ Les incrustations décoratives des cathédrales de Lyon et de VienneChapitre 36 sur 44 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

restauration du procédé d’incrustation de mastics dans la pierre a été tenté avec un plein succès en 1858, par L. Steinheil, pour le dallage de la Sainte-Chapelle du Palais, sous la direction de l'architecte M. Bœswillwald (fig. 158). Ce dernier a de nouveau appliqué ce procédé dans le chœur de la cathédrale de Bayonne. Des mastics diversement colorés, coulés à chaud dans des sillons ciselés dans des dalles de pierre blanche, y dessinent des animaux, des rinceaux, des ornements d’une grande variété et d’une très belle allure. Viollet-le-Duc, de son côté, restaura le même procédé à Saint-Denis en reconstituant, en partie, les anciens dallages des chapelles, comme nous l'avons vu, et en composant de toute pièce le dallage du déambulatoire et du chœur où il dessina un zodiaque de grand style, entouré de rinceaux en ciment rouge et noir incrusté dans la pierre blanche (fig. 159).

Mais ce sont là des tentatives isolées qui mériteraient d’être généralisées, car le prix de revient est relativement peu élevé, l'exécution pratique ne comporte aucune difficulté, et l'effet, au point de vue de la décoration monumentale, est tout à fait remarquable.

Fic. 159. — Dallage incrusté de Saint-Denis (xx siècle) Composition de Viollet-le-Duc.

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