‹ Les Indications De La Cholecystostomie Dans Les Cholecystites AiguësChapitre 12 sur 26 · LIRE · texte numérisé non relu

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duodénal, et plus simple que le drainage direct de la voie principale ou le drainage transvésiculaire du cholédoque. |

Cet argument primordial s'applique donc complètement aux cas d’angiocholite et même aux cas de cholécystite aiguë simple des lithiasiques chez lesquels on connaît la fréquence de l'atteinte pancréatique masquée par la symptomatologie globale du carrefour.

c) Enfin, elle a un effet sur le foie.

Brocq et Brodin, Mocquot et Brulé, Fiessinger et Toupet, Raoul Monod, ont pu ainsi obtenir la guérison même d’ictères chroniques. Desplas a d’ailleurs démontré, à propos du traitement des cholécystites chroniques, que la lithiase n’est pas une maladie purement vésiculaire, mais ia manifestation humorale d’une affection hépatique, comme le montre l’éclaircissement progressif de la bile et son retour à l’état normal. Il en rapproche également ce fait : les sondes maintenues de longs mois dans une vésicule nettement lithiasique n'avaient pas la moindre trace autour d'elle de précipitation biliaire, ce qui paraît infirmer les expériences fondamentales de Mignot.

Enfin, la pratique de la stomie a montré que dans certains cas apparaissaient des calculins après l’opération, alors que l'intervention n’avait pas montré de calcul vésiculaire.

De l’ensemble de ces faits, applicables d’ailleurs aux seuls cas de cholécystite lithiasique, aussi bien aiguë que chronique, il se détache cette constatation : à force de proclamer que la vésicule est le laboratoire des cal-

culs, on finira par croire qu’elle est aussi celui de la pile. |

En réalité, l’origine hépatique de l'affection explique alors certains échecs de résection vésiculaire, et par contre les heureux effets de la stomie combinée ou non avec le traitement hydrominéral.

Est-ce à dire qu’il faille systématiquement préférer la stomie?

Certainement non, comme nous l’avons déjà montré.

En réalité, deux écoles s’affrontent :

L'une envisage une opération idéale sans réintervention;

L'autre la résistance du malade et la nature réelle de l’affection.

Ce sont donc les faits cliniques qui doivent arbitrer, en montrant deux sortes d’éventualité

Si l’état général du malade est altéré, si les adhérences sont particulièrement dangereuses, il est hors de doute (et c’est là une notion générale de chirurgie d’urgence) qu’il faille préférer le minimum, c’est-à-dire la stomie; et quelle est la série de cholécystectomies qui pourrait à cet égard se comparer aux treize cas que nous apportons avec 100 % de guérison immédiate ?

Mais il n’en est pas moins vrai que si la vésicule est décollable et si l’état général le permet, il n’y a aucune raison de faire courir au malade les risques de deux interventions, surtout si l’on considère les ennuis et les difficultés à distance que ne peut pas manquer d'apporter la stomie, beaucoup plus que l’ectomie correctement pratiquée.

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