OBSERVATION V
Mme P..., 38 ans.
Début des accidents vésiculaires en 1929. Crises de cholécystite répétées jusqu’en 1932.
En février 1932, la malade est opérée à la fin d’une forte crise. Température à 39°.
Cholécystostomie et drainage suivant la technique de Desplas. Suites excellentes.
La malade reprend plus de 10 kilos dans les 5 mois pendant une cure à Châtel-Guyon.
La sonde est alors enlevée en février 1932.
Mais la fistule ne se ferme définitivement que 6 mois plus tard, c’est-à-dire en novembre.
La malade est revue par M. Lardennoïs en décembre 1932. Elle présente des crises douloureuses et un état nauséeux qu'il attribue à des adhérences.
En effet, à l’intervention faite le 28 décembre, il est nécessaire de libérer non seulement le fond de la vésicule, mais toute la partie adjacente du foie, où la périhépatite est marquée par des tractus fibreux qui se laissent assez faiblement attaquer par leur face supérieure.
La malade sort guérie le 15 janvier 1933.
LME
OBSERVATION Vi
MS Fe
Malade qui est transporté en juillet 1929, dans la clinique de M. Lardennois, arrivant d'urgence de Vittel accompagné par son médecin.
Il présente un état général assez gravement atteint. Une température à 4o°. A l'examen, on trouve une contracture du cadran supérieur droit de l’abdomen qui tend à se diffuser. Le diagnostic de perforation vésiculaire est posé. .
A l'intervention, il serait impossible d'enlever la vésicule devant l’état du malade, choc considérable. Vésicule adhérente périhépatite.
Double drainage : drainage vésiculaire, drainage péritonéal. |
L'état général s'améliore rapidement; cependant, malgré le drainage vésiculaire, de petites crises douloureuses reviennent à intervalle plus ou moins rapproché.
En mars 1930, la réintervention est décidée.
Cholécystectomie.
Mais les adhérences sont très serrées et il faut sculpter la vésicule dans un véritable bloc fibreux qui adhère au pédicule hépatique.
Suites normales. Le malade est revu plusieurs mois après
en bonne santé apparente.