‹ Les Indications et les Contre-Indications des Rayons Ultra-Violets dans le Traitement des Tuberculeuses ChirurgicalesChapitre 30 sur 33 · SAR · texte numérisé non relu

SAR

postérieure du bassin. Lampe Gallois. Distance : 60 cm. Séances progressives : 30°” + 30”, 1” + 1’, 2° + 2°, 8° + 8.

Le sujet ayant présenté à deux reprises une réaction hyperthermique, on interrompt le traitement à la septième, le 15 maï

De retour chez lui, le lendemain de la dernière séance, le sujet fait du délire, des vomissements, des contractions avec le signe de Kærnig, et il meurt d’une méningite tuberculeuse.

Quoique chez beaucoup de tuberculeux l'on voit survenir une méningite ou une généralisation suivie de mort sans l’aide des rayons U.-V., dans les cinq premiers cas la relation de cause à effet paraît évidente et nous déduisons que l’actinothérapie a eu une action néfaste.

Il faut donc conduire le traitement d’une façon prudente, lentement et progressivement ; en restant à des temps d’irradiations assez faibles, de courte durée et locales au début, puis en s'étendant peu à peu, on pourra éviter des accidents.

Dans les observations VI, VII et VIII, l’action des rayons U.-V. paraît douteuse. Dans la première on est en droit de penser que l’amaigrissement et le mauvais état général peuvent aussi bien être incriminés au début de grossesse.

En ce qui concerne les deux autres, nous savons que les tuberculeux sont sujets à des variations de poids et à des hémoptysies occasionnées par des facteurs variés. Les malades reprennent le poids perdu à la suite de traitements à doses trop fortes dès que les irradiations sont terminées. Cette chute de la courbe de poids peut généralement être enrayée par la diminution de la dose de rayons ultraviolets appliquée. L'auteur ne dit pas si le malade qui a eu lhémoptysie ne crachait pas de sang avant le traitement.

Page 1