CONCLUSIONS
Dans ces dernières années, la chirurgie semble avoir perdu quelques-uns de ses droits dans le traitement des tuberculoses dites chirurgicales grâce à l’emploi des moyens physiques : héliothérapie, U.-V.-thérapie, radiothérapie.
EL — L'héliothérapie donne d'excellents résultats lorsqu'elle est pratiquée dans des conditions satisfaisantes. Mais le spectre du soleil que l’on utilise est toujours incomplet ; en outre, beaucoup trop de facteurs en font varier les éléments et agissent sur la quantité des rayons ultraviolets pour que l’on puisse apprécier la valeur exacte de cette thérapeutique et fixer les doses nécessaires pendant un traitement.
IT. — Les rayons ultra-violets artificiels sont utilisables dans n’importe quel lieu, à toute heure et en toute saison, et ne sont soumis à aucun changement spontané.
C’est surtout dans les tuberculoses chirurgicales que l’actinothérapie est employée. Il est des localisations plus facilement curables que d’autres, mais le nombre de guérisons est élevé et les résultats fonctionnels obtenus sont positifs surtout si, dans certains cas, les radiations Iumineuses complètent l'intervention chirurgicale.
Dans ces conditions, les rayons ultra-violets doivent être considérés comme une méthode de traitement des plus efficaces dont l’expansion présente semble être justifiée par les faits.
III. — L'emploi des rayons ultra-violets peut quelquefois déclancher chez les tuberculeux la réactivation d’une lésion
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éteinte, d’une méningite bacillaire ou une bacillémie suivie de granulie.
L'actinothérapie doit être écartée et contre-indiquée d’une façon absolue dans les tuberculoses ganglionnaires et ostéo-articulaires qui présentent des poussées évolutives telles que la fièvre légère, les hémoptysies, les réactions de foyers, et dans celles dont les sujets sont atteints d’amaigrissement continu, de bacillose miliaire et de tuberculose pulmonaire à forme congestive.
Il est nécessaire de prendre des précautions, de faire un examen clinique sérieux et de surveiller le malade pendant toute la durée de la cure, afin d’éviter les accidents et les complications fâcheuses qui pourraient en résulter.
Aussi y a-t-il intérêt, si l’on veut voir s'étendre les progrès de cette méthode, à ne la confier qu’à des médecins particulièrement éclairés.
Vu, BON À IMPRIMER :
Le Président, G. RÉCHOU.
Vus Le Doyen, C. SIGALAS.