‹ Les Indications et les Contre-Indications des Rayons Ultra-Violets dans le Traitement des Tuberculeuses ChirurgicalesChapitre 9 sur 33 · DD · texte numérisé non relu

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Les rayons ultra-violets peuvent aboutir rapidement à la disparition des adénites ouvertes. Il est préférable quelquefois de pratiquer des ponctions évacuatrices lorsque la peau, qui est rosée et fine comme une pelure d'oignon, est sur le point de s’ulcérer, aussi l’épiderme reprendra son aspect normal, le pus ne se reproduira pas et l'amélioration sera rapide après les premières séances.

Un abcès peut s'ouvrir spontanément pendant le traitement. La suppuration, qui a tendance à augmenter après la première application, diminue ensuite, prend un caractère séreux ou séro-sanguinolent par intermittences, puis se tarit et disparaît.

Les rayons ont pour but de relever l’état général souvent médiocre chez les malades atteints d’adénite bacillaire. L’élévation thermique que la photothérapie, paraît avoir provoquée disparait vite. L’appétit est meilleur, le poids augmente et le malade peut de nouveau reprendre ses occupations.

Les tuberculoses osseuses réagissent très bien à l’actinothérapie et la guérison est plus rapide dans les cas où los est seul lésé sans atteinte articulaire. Lorsque le bacille de Koch siège dans les petites articulations, les résultats sont excellents et la mobilité est généralement satisfaisante, tandis que le but que l’on cherche à atteindre est plus inconstant quand on traite les grosses articulations.

Mais les partisans des rayons ultra-violets sont des interventionnistes et non pas des abstentionnistes, puisqu'ils pensent que la photothérapie constitue un traitement postopératoire de premier ordre. Pourquoi demander aux radiations d’absorber spontanément le contenu d’un volumineux abcès froid alors qu’une ponction peut évacuer en grande partie cette poche ? Tant que la guérison ne sera pas obtenue, on associera donc l’actinothérapie et le traitement classique consistant en ponctions et en injections modificatrices.

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On peut admettre comme un principe primordial que dans les lésions tuberculeuses ostéo-articulaires il faut immobiliser soit dans des appareils plâtrés, soit par l’extension continue qui est un mode de traitement efficace, car il corrige les positions vicieuses. Dans quelques cas rebelles et graves on est obligé d’avoir recours à la résection, les rayons ultra-violets améliorent alors les cicatrices qui sont souvent chéloïdiennes.

Les rayons ultra-violets font diminuer la contracture musculaire et les douleurs spontanées si pénibles pour les malades. L’infiltration des tissus assez étendue, traduisant la participation des parties molles environnantes que l'on remarque dans certaines localisations, disparaît rapidement, et la diminution de la circonférence peut atteindre plusieurs centimètres au début du traitement.

Il est nécessaire de distinguer, dans les tuberculoses ostéo-articulaires, les lésions fermées et celles qui sont ouvertes. Les premières ont une analogie avec les ganglions ; aussi observe-t-on, sous l’action des rayons ultraviolets, un ramollissement et le pus tendant à sortir par un ou plusieurs points. La lésion fistulisée présente une suppuration qui devient moins abondante et s’éclaircit de plus en plus. Les séquestres s’éliminent et l'écoulement du début qui était purulent et fétide devient sanglant, a une odeur moins forte.

On a remarqué que dans les lésions ostéo-articulaires d'origine bacillaire et de localisations diverses, les résultats paraissaient plus satisfaisants lorsque l’on se trouvait en présence de formes fistulisées, et que l'amélioration était plus rapide dans les régions bien vascularisées.

La pâleur de la peau, qui caractérise la tumeur blanche, disparaît et se trouve remplacée par une coloration rouge plus ou moins marquée.

Les signes radiologiques se modifient, peut-être lentement, mais d’une façon importante; les lésions osseuses et

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articulaires dues au bacille de Koch présentent l’ulcération des cartilages articulaires ou des disques interosseux; plus tard les contours osseux sont flous et la diaphyse de l'os se décalcifie tout en diminuant de diamètre. Après avoir institué le traitement lumineux, les lésions s'organisent, les extrémités osseuses s'unissent entre elles par des adhérences fibreuses et parfois osseuses. Une barrière anatomique d’os dur et compact se constitue entre l’os sain et les

lésions. Sur le cliché, un liseré opaque limite les parties malades.

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