‹ Les Indications Thérapeutiques de la D'Arsonvalisation à Ondes CourtesChapitre 9 sur 15 · ET · texte numérisé non relu

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pouvant atteindre 41° et même davantage, véritable accès de fièvre artificielle.

Les réactions de l’organisme à l’élévation de température, font actuellement l’objet de nombreuses recherches. « Il y a deux physiologies humaines, dit Charles RicHeTt, celle de l’homme à 37°, et celle de l'homme à 40° ». C’est très probable. La loi de VAN T'Hor, qui veut que les réactions chimiques doublent en rapidité quand la température augmente de 10°, est peut-être transposable, et explique, peut-être, qu'une activation de la combustion modifie notre composition humorale ou notre comportement nerveux, notre métabolisme ou nos réactions vis-à-vis des agents pathogènes.

Nos observations personnelles nous permettent entre autre, d'envisager des modifications fort intéressantes dans la formation des anticorps par un organisme en hyperthermie. Cette question fait actuellement l’objet de nos recherches, et nous espérons pouvoir bientôt en publier les conclusions, Les travaux tentés jusqu'ici, dans cette voie, sont encore très incomplets, et contradictoires ; les meilleurs semblent bien être ceux de DAvESNE et HABER.

La fièvre, de réaction salutaire qu’elle était, parfois insuffisante, trop tardive, ou absente, est de nos jours devenue l’une des armes de la thérapeutique moderne.

Ce principe est trop universellement admis pour qu’il soit besoin d’en discuter à nouveau, et il est bien certain que la médecine ne peut plus méconnaître la pyrétothérapie.

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Cependant, les méthodes de réalisation restent encore discutées et chacune conserve des partisans. On s’est d’abord adressé à la suite de WAGNER-JAUREGG à toute la gamme des chimio-bactério-réactifs, depuis les cultures d’hématozoaires jusqu'aux vaccins, en passant par le soufre.

Les réactions fébriles obtenues ont donné des résultats à ce point encourageants, que ces techniques ont pris rapidement une extension considérable.

Charles RICHET, LÉPINE, PITOT, EUZIERE, SICARD, CHrisry ont employé le Dmelcos dans le tabès et la sclérose en plaques. Le T. A. B. a été employé par WAGNER-JAUREGG, dans la paralysie générale, par VON ŒxKoNoMo, dans l’encéphalite épidémique, et par STIEFFLER et Fribourg BLANC dans la sclérose en plaques. La tuberculine de Kocx a été employée dans le même but par PILEz et ANGrADE. Le pyrifer (protéine bactérienne dérivée des pseudo-colis) a été employé dans la paralysie générale. Le nucléinate de soude par FISCHER également dans la paralysie générale. Enfin, on a utilisé de simples bains chauds, et

les Américains ont mis au point un appareil à air chaud.

Charles RICHET divise la pyrétothérapie en deux catégories, la pyrétothérapie active et la pyrétothérapie passive. Dans le premier cas, la fièvre, qui constitue, en somme, l'élément thérapeutique cherché, est secondaire à l’administration d’un agent de choc qui n’est là que pour la créer ; dans le deuxième cas,

elle est au contraire primitive, apportée du dehors, sans qu’il soit besoin de mettre en œuvre la réaction thermogène de l’organisme.

Il semble que cette seconde solution soit meilleure, car dans le premier cas, ou les effets obtenus sont les mêmes que dans le second, et il ne paraît pas nécessaire, alors, de grever l’organisme malade d’un élément toxique supplémentaire, ou les résultats sont différents, et alors ils sont dus logiquement à une action spécifique de l’agent introduit. Il ne s’agit donc plus, dans cette hypothèse, d’une pyrétothérapie vraie.

L'apparition de la pyrétothérapie électrique, dont la réalisation a été rendue réellement pratique par l'ingénieur LEROY, grâce à la création de son lit de traitement, semble résoudre la question. Elle apporte à cette méthode une puissance d’action, une diversité d'indications, une innocuité telles, qu’elle paraît constituer actuellement, et de loin, la thérapeutique de choix de bon nombre de maladie.

Il est incontestable, en effet, que la pyrétothérapie électrique, ou si l’on préfère l’électro-pyrexie par ondes courtes, ajoute à l'effet thermique les diverses actions spécifiques énumérées plus haut. À ces actions spécifiques, sont vraisemblablement dues les exaltations considérables des effets de certains médicaments observées dans l’électro-pyrexie associée, qui est, sans conteste, la méthode d’avenir.

Au demeurant, l’avantage de l’électro-pyrexie sur les autres méthodes pyrétogènes, n’est plus guère dis-

cuté, sauf, cependant, en ce qui concerne le traitement de la paralysie générale où certains auteurs, dont Charles RICHET, estiment supérieure la malariathérapie. Il est infiniment probable, cependant, que la malaria-thérapie sera détrônée sans appel, par l’électro-pyrexie associée, ainsi que le laissent dès aujourd’hui prévoir les essais qui en sont faits avec le novar.

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