‹ Les Indices du Mouvement Général des Affaires (Étude de quelques tentatives récentes)Chapitre 13 sur 53 · NACRE · texte numérisé non relu

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pétroles, en donnant pour chacune les stocks totaux (total supply), les stocks visibles (visible supply) et les stocks en entrepôt (stocks in bond), exprimés en poids pour toutes les marchandises.

À notre connaissance, c’est la seule étude aussi complète qui ait jamais été faite sur ce sujet.

Coix pe L'uniré. — Cette unité doit être une unité physique de mesure, c’est-à-dire elle doit mesurer des quantités, des poids, des surfaces, des volumes ou des longueurs, et non pas des valeurs, afin de débarrasser l’index des variations du pouvoir d'achat de la monnaie, car, en définitive, la prospérité, qui se traduit par le bien-être général, réside dans l’abondance matérielle des produits et non pas dans leur valeur exprimée en monnaie. C'est pourquoi les comités anglais et américain appellent leur indice An index of the physical Volume of Production.

Par ailleurs, le danger des doubles emplois est moindre avec une unité physique : l’emploi de l’unité monétaire impose la distinction entre la « production brute », exprimée par la valeur aux lieux de production des produits fabriqués, et la « production nette », valeur ajoutée aux produits par le travail industriel. Cette dernière est obtenue en retranchant de la production brute le coût des matières employées : elle représente le total des sommes payées en salaires, loyers, impôts, amortissements, autres frais généraux, et les bénéfices; mais d importantes réserves sont à faire sur cette distinction : la production brute. représente quelque chose de peu précis et favorise les doubles emplois; par contre, la valeur ajoutée par le travail leur échappe. Ce serait donc un meilleur indice de l’activité productrice, si le bénéfice dépendait toujours de cette valeur ajoutée; or on sait qu'il est tantôt au-dessus, tantôt au-dessous, et on n'a ja-

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mais pu fixer la notion de « juste bénéfice » correspondant à la plus-value donnée au produit. Il vaut donc mieux renoncer à toute mesure en valeur de la production.

PÉRIODE DE BASE. — La période de base généralement adoptée est l’année 1913 ou la période 1903-1913, cette dernière parce qu'elle est restée. assez stable, ce qui permet de penser qu'elle était normale.

Il faut, évidemment, éliminer de toute comparaison la période de guerre, en raison du bouleversement considérable causé par le développement des industries de défense nationale, et aussi par l'établissement d'industries dites « artificielles », pour lesquelles la France et les autres pays: étaient placés dans de mauvaises conditions, mais qu'ils ont été obligés d’instituer, la division internationale du travail étant rompue par les hostilités. |

ALSACE-LORRAINE. — Pour la France, il faut évidemment tenir compte, dans ces calculs relatifs, de l’appoint de l'Alsace-Lorraine. M. Dessirier l’a évalué à 2 ‘, de la production nationale totale.

RÉGIONS LIBÉRÉES. — Pour la période actuelle, il faut songer aussi qu'une très notable partie de la production a été et est consacrée aux régions libérées. Ce sont des efforts de reconstitution qu'il convient de distinguer des efforts de production proprement dits.

PéRioniciTÉ. — Jl serait intéressant d’avoir un indice mensuel de la production, mais en France on ne possède de données mensuelles que pour 18 industries seulement, et encore sont-elles souvent indirectes; ainsi, pour les industries du fer et du cuir, les données mensuelles représentent la consommation des matières premières, calculée en ajoutant à leur quantité produite en France le solde importateur de la balance du commerce extérieur.

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