I. ÏO
2iS DE L'ÉTUDE
Plâlon CO, Il faut suivre ces seetes , qu'on vacoûnoitre enfin , dans leurs disputes avec le^ Pères de l'Église chrétienne , ou avec ses clie& à la cour de Constantinople , dans les villes de Syrie , et jus* que dans leur retraite en Arabie, oii elles furent de nouveau dispersées à la chute des trois cent soixante idoles de la Kiahé , que renversa Mahomet pour rétablir , dans cette maison d^Abraham de la forme des sanctuaires monolithes d'£Igypte , le culte du prophète commun de tant de peuples. Ces circonstances dirigeront l'attention sur les monumens couverts d'hiéroglyphes et de caractères inconnus qui sont disséminés dans ces contrées, depuis les déserts de' la Syrie et de Sinaï , le mont Mokhatan et la ville déserte pétrifiée de Madaïn , jusqu'à Yémen et à la maison carrée elle-même qui , la première fois , fut revêtue d'étoffe par le roi d'Egypte Toti, du nom d'Hermès, et qui conserve , dans \^ pierre noire , une idole d'Egypte. On ne doit pas négliger les traditions qui concernent le législateur arabe annoncé à sa mère par l'apparition d'un esprit qui tejioit en main la clef du Kil, et à qui l'ange Gabriel apparut avec la face de chien d'Anubis ; ni encore moins la cabale de ses disciples , fondée sur des lettres , nombres et noms sacrés , tirés du Coran , pour servir de phylactères, en désignant les
<0 Épinom.
grands corps et divisions de la nature , ainsi que les êtres de ses trois règnes. On doit étudier , avec un ménrie soin , la langue si riche en honionymiet et la littérature traditionnaire des Arabes, qui , tout en proscrivant les images , n'ont pas moins conservé ou adopté le langage des antiques sjml)oIes traduits dans leurs maximes et gravés dans leurs cachets , depuis ceux des khalifes qui professoient : Dieu seul est puissant; Dieu seul est mon maître; j'adore Dieu, mon Seigneur, d'un cœur sincère, etc. On peut aussi avoir recours aux interprétations directes que quelques-uns de leurs auteurs prétendent donner des caractères sacrés , quoique merveilleuses, à la vérité , et renfermant une instruction moins sûre que l'indirecte qu'on peut puiser dans leurs explications de songes.
Nous ne faisons ici qu'^inviter nos lecteurs aux recherches sans lesquelles toute tentative d'expliquer les hiéroglyphes seroit présomptueuse et vaine , mais dont nous devons supprimer l'exposé ultérieur qui , dans l'ouvrage dont nous donnons dés extraits , étoit destiné à former un corps de «cience des origines. Ce qui a été dit sufEt pour reconnoître la voie par laquelle nous sommes parvenus aux explications proposées dans les fragmens suivans.