‹ Les Indiens des États-Unis (volume 3)Chapitre 5 sur 5 · partie vide du tableau qui , de même que des obé · texte numérisé non relu

partie vide du tableau qui , de même que des obé

Usques et des imagesrcolonnes sans inscription,

représente ce silence qui loue le Dieu suprême ,

qu'il ne faut louer que par le silence , et exprime

cette formule , tibi silentiùm laus , par laquelle on

a traduit un passage au commencement du Psaume

précédent.

Les fragmens de manuscrits publiés par le journal de Trévoux etpar Denon , PI. i25 , portent, dans /cette partie, les mêmes symboles avec quelques variantes. Dans le dernier , le ciel versant la rosée dfi lumière est accompagné d'un texte en lettres

i«j DE L ETUDE

kiératic[ues^ peut-être, que nous n'ayons pu décUf^ irer j mais qui rendent probablement le même cantique de la résurrection.

Apres son introduction^ le Psalmîste s'écrie : Dites à Dieu : Que vos œuvres, Sei^eur, sont terribles! Dans la multitude 4e ta force, tes ennemis t'ont menti ( t'ont renié en mentaiit à ton ^ard ). La partie supérieure du papyrus ouvre la voie des bienheureux qu'elle retrace , par la grande image à tête d'épervier du Seigneur béni, le Très-Haut et miséricordieux. Elle est suivie de celle d'Harpocrate, soleil levant de justice, chargé du fléau qui sépare le bon blé du mauvais. Assis à l'entrée des mystères , il annonce par le symbole de justice et de création, et par son geste, ce mystère de terreur qu'il faut adorer en silence , que la création est un ïnoyen par lequel la justice divine a voulu s^hh rer les bons qu^l recueifle , des méchans qu'il rejette ; que ce monde de fabrique , smvant l'exprès sion des rabbins , est le vestibule i^leqiel le nom de quatre lettres sépare ies justes des injustes ^'>.

Ce Sigaléon inspecteur, commue dit Plutarque ^*^ , et réformateur du langage jeune encore et impar£aiif> tement articulé des hommes novices, empêchoitl'indiscrétion de ce langage en imposant silence sur ce qu'on apprenoit dans les mystères concernant Dieu

(0 Œdip. il. 995.

CO Dcls. ctO». c. 63.

DES HIÉROGLYPHES. itft

et sen œuvres , ou ses forces, que le vulgaire avoît transformées en une multitude de dieux. C'est cettd multitude de sa force dont parle le Psalmiste , et qui est indiquée par les douze lignes horizontales supérieures et par les dix perpendiculaires inférieures tracées sur la porte oii Orus est assis conmie sur un piédestal. Ces traits, quisignifien légalement nombres , élémens , forces , puissances , rois , se rapportent au nombre dix , sous lequel Pythagore entendoit l'universalité de la nature CO^ et aux douze rois présidant au monde et au zodiaque , qui, suivant ChoeremoUy étoit l'objet de la science sacrée^. Formant par la multiplication des uns par les autres le nombre des chapitres du second livre d'Horapollon , ils rappellent cette base antique de l'écriture chinoise qu'on cherche dans les dix nombres, ou trônes , et dans les douze branches ou heures : ainsi que cette autre base d'un système d'écriture que présente la cabale hébraïque dans les dix nombres du silence et les vingt^deux lettres de la base y dans les deux cent seize lettres et les dix sepliiroth qu'elle cherche dansl'Ëxod. xiv. 19. 20. 2 1 ., et dans le premier mot du chapitre suivant. Les cabalistes, en assignant ces symboles àla description de la colonne de nuée et de feu qui parut au passage de la mer Rouge ,et à l'annonce du cantique des Israélites après la sortie de l'Egypte , type de

CO Naturx totius univcrsalitas. Athenagor.

i9s DE L'ÉTUDE

la sortie de cette vie , ne semblent étre^fondes qne Bur la colonne qui dans cet endroit ^ dans le papyrus de Denon , PI. 1 37 . et ailleurs , figure ce monde que laissent après eux ceux qui sortent de la vie , et qui est désigné par tous les nombres et parties servant d'élémens au système d'écriture qui le fit connottre aux novices , en exprimant leur langage Jeune eneore et imparfaitement articulé.

Sans nous arrêter à cette colonne , comme firent les Israélites dans une certaine procession , auprès cle la plus grande pierre de Jérusalem , nous observerons qu'elle éclaircit plus d'une (ahle sacerdo- -tale ('\ Il paroit ipéme qu'on a en emprunté ce cri : discite jus titiantj monitij que répétoit Thésée assis dans l'enfer à cause de la violation de l'entrée des mystères , oii , malgré la défense pour les mystes , il s'étoit assis , avant de forcer le passage de l'abime , sur la pierre triste (*) consacrée par le repos de Cerës à son arrivée à Eleusis. Elle jette de la lumière sur les expressions figurées des gnostiques touchant la sagesse qui , ayant envie de voir son père et s'approchant trop près de sa lumière, fol arrêtée en chemin par Horus, garde-frontière du

CO Ce que Clément d'Alexandrie » Hérodote , Proclns et AElicn appellent Uftmzi/^ tftfU% Alyuwm , Uf»% Afym* aqvi

O) 'Ay^srit «tif»* Oem. Alex. Protrept. Scfaoliast. Equit. ArûlophaQ. i. 78a. ApoUodor. Biblioth. i. 5. Pï^. 3.

DES HIÉROGLYPHES. ^â[

ciel 5 sur leur second £on , dénommé Sflence, sorti de la profondeur , et désîgnaojt le ciel idéal, le plan du monde , tout comme le premier Horus né dans les ténèbres ^O* sur d'autresapplications des symboles que nous ne pouvons recueillir dans notre course rapide. Le Psalmiste fait allusion au principal sens religieux du caractère de la justice terrible du Seigneur manifestée dans ses œuvres , que le mensonge des opinions populaires représentoit comme des dieux, éh reniant par-là ce Dieu unique qu*enseignoit la doctrine secrète , avec la cause et le but de notre existei^ce ici-bas : le tout annoncé à l'entrée même des mystères , à l'une de ces triples portes pyramidales qui figuroient les mondes par lesquels les esprits tombés sont descendus du ciel, et par lesquels ils dévoient y remonter.

Aussi voit-on sortir de cette porte lebario^ char des dieux qui servoit à ce passage des âmes , et à eelui des morts à travers le Styx, quiétoit fait de papyrus , et qui , inventé par Isis, avoit servi de modèle^ aux barques de même matière dans lesquelles on n'avoit rien à craindre des crocodiles ^^), ou de Typhon , le mal qu'il représente O. Son image même garantissoit , à celui qui la portoit , cette heureuse navigation mal-entendue dont nous

(0 De Is. et Os.

CO Id.

CO Id, Dîod. Sic. et Horap. i. 70.

ifiî DE L'ÉTUDE

avons déjà parlé C0< celle des morts dont les As-' criptions sépulcrales phéniciennes font mention ^^) , et qu'on a vue sur des papyrus et des bandelettes déjà cités ^^. Il paroît que c'est ici& nawre d^Osi^ ris , capitaine et gouverneur que les Égyptiens appeloient Canope du nom de l'étoile au bout du gouvernail dans la constellation du navire Argo , qu'ils disoient être celui d'Osiris placé parmi les astres (O. Ce dieu y conduit les trois camepbées , chefs et soleils àes trois mondes j dont le dernier en rang , du nom de son père et de son grandpere^^), porte sur la tête le scarabée qui, faisant des boules de boue , représente le soleil créateur du bas-monde fait de boue. Suivant la teneur de l'oraison funèbre j les dieulL ont reçu , pour transporter par ces mondes qu'elle doit~parcourir , l'âme 8U|^liante du défunt agenouillé devant eux et à un autel- de secours chargé de la fleur de loties et d'une sphère, qui indiquent l'objet de sa demande : Ja renaissance au jour éterneL Revêtue du linge sacré dont parlent Apulée et Pausanias ^^^ sem-

(0 Reicheit , de Amnletî^ p. 65.

(0 En Chypre.

Vy Hi qao8k vehit iinda sepulû^ qne semble dëngoer la igf^. clef chinoise des cadayres, des âmes des défonts.

(O De Is. et O». c. ag.

(') JabloDski. -

(^ Dans la description de l'antre de Trophonio» îa Bceotic*

CES HIÉROGLYPHES. t65

bl^Lle à Punique et saint vêtement que donservent les pèlerins de la Mecque pour le jour de la course; reyétûe d'un corps rouge de feu, l'âme délivrée du corps terrestre va considérer tout lieu (0. Elle corn* mence son voyage sur l'eau, de même que le myste d'Apulée , et ceux des mystères de Mithras CO , ou de Sais , célébrés sur un lac C^) • de même que les morts transportés sur la barque de Caron dans ces cérémonies funéraires égyptiennes qui ont servi de modèle à celles des mystères {^^ célébrés en acte de salut obtenu par la prière , et comme la mort volontaire est semblable à la mort naturelle (^^. Suivant un ancien , l'âme éprouve les mêmes passions dans l'une et l'autre de ces morts; les mots mêmes répondent aux mots comme les choses aux

CO Id, Idem contîgit et iis qui corpore liberati saot. Récurrente enim in seipsam anima , spiritns in sanguinem contrabitur, anima verè in spiritom. Mens autem^mictibns nnda, natnra divina, cxistens, acçepCo corpore igneo , omnem locuiu perlustrat deserens animnm jndicio, etc. Fragm. Hermet. x. i6, 17. ai. et 1$. Cbm igitnr mens à terreno corpore mîgrayerit , propriam illico induit tunicam igneam , qoam hàbere non poterat càm corpns terrenum incoleret.

CO Ifonmos, GoUect. Hist. Hb. i. bist. 45* dans Grcgor» Nazîanz. Op. ad Orat. I.

O Herodot.

CO Diod. Sic.

CO Apnlëe Mecàtn. xi. Ipsamqne tradkioiieiii ad instar Tolnniariae taortis et prçcatori» saiutis , etc.

tes DE L'ÉtUDt:

choses I mourir ou être initié s'exprimant par des termes semblables ^'X

L'âme du dëfunt , ou le myste qui s'est mis dans son état en se dépouillant des sens y arrive ; comme le myste d'Apulée , aux portes de l'enfer CO , oa bien à celles de la mort C^) et de la vie ; car on voit des âmes pèlerines qui , tenant en main le bâton et la ceinture de continence nécessaire pour le retour au ciel C4D , descendent et remontent vers ces portes occupées par les chefs Sissis sur des trônes C^), les esprits des sept planètes , dont U lumière figurée par des obélisques est terne et couleur de plomb dans la porte de descente , mais dans l'autre , de la couleur brillante de l'or. Ce sont les sept obélisques éleyés par l'ancien culte de la Lacom'e pour figurer les planètes (^ , dirigées dans leur course à travers l'hémisphère supérieur et l'inférieur par quatorze cosmocrates, assistans droits et gauches de ceux qui naissent

^0 Tf^miy Ml tiaimUi. Fragment dans Siobée.

0) Infernum claustra, confiniam mortii.

<0 Uiad. n. Ps. ix. i5. Vadamad portas inferi. Laie» xxzTin. iQ. 3. Machab. t. t. nltim. Math. xti. i8. Ps* CTi. i8. Sap. XTI. i3.

0) Hîerocles ad Carm. Aur. J afi. Greg* Nazianz« 4' Serm. Paschal.

CQ SoÎTant les Opfaites.

O pMuanias Lacon. xz. p« 96a.

DES HIÉROGLYPHES. ifî;

et qui meurent (0 , et dont les images ëtoient peintes , les unes d'une couleur claire , et les autres d'une couleur obscure C^X De la même manière les ëchclons de Téchelle qui, dans les mystères de Mithras, représentoit la descente et le retour def Ames par les planètes , correspondoient à ces astres par les métaux dont ils étoient faits , le plus bas étant de plomb, et le plus haut^ d'or ^'). Cette ré-* présentation des esprits planétaires est encore constatée par leurs marques distinctives , l'un d'eux posant sa main sur les sept colonnes lumineuses des terres célestes, ou il introduira les élus ^^^} tandis que l'autre, dans son caractère de rabdophore , étend sa baguette d'huissier de justice vers les sept colonnes obscures, qui rappellent tant d'usages et expressions syïnboliques : les cliaines de bronze qui embarrassent le chemin du ciel ; les sept enfers des Orientaux , indépendanunent de la terre , qui pour les Indiens en est un huitième ; les sept colimnes auprès desquelles

(O Damascias «i|i «f;^. Origeoes conir. CeUam, atee les notes de Mosheim , les histoires des Ophites et d'antre* •ectes par cet auteur, et celle des Juifs par Basnage. Le testament de Raben. Gotelerias ad Herma pasiorem, 1. n; mandat. 3.

(O Macrob.

V) Origenes, 1. c.

CO Exod. VI. 8.

i«8 Dë L'Étude

les anciens Arabes faisoient leur serment comme au nom du Styx , etc. , etc.

Parmi celles de ces expressions qui regardent la sortie des Israélites de l'Egypte , considérée comme un type de la sortie de ce monde CO, on peut encore citer ce nom de sept nuées assigné à la nuée ayant Dieu , et semblable à une colonne » conductrice par le désert (*X Le myste passant par ces confins de la mort > pour retourner à sa patrie céleste , se trouve aussi au milieu de deux colonnes qui y conduisent , qui l'annoncent ainsi que la gloire de Dieu , à la manière des obélisques y devant les temples , images du ciel. Car de même que les colonnes qui , sur une montagne d'Arcadie , soutenoient deux aigles dorés près de l'autel de Jupiter C3) ^ elles portent les ministres ailés de Dieu . préposés aux deux hémisphères, ou posés sur elles< Elles répètent , par la réunion de ces deux régions à la plume , qui annonce célébration et louange , cette exhortation à toute la terre de louer et de célébrer le nom du Seigneur, que nous avons vue rendue par ces hémisphères et^ ces plumes , dans le tableau préliminaire qui exprime l'ouverture du cantique de la résurrection.

CO Gregor. Nazianz.

(0 Taigum Jonathan. Dent xxxii. lo. ii.Epipban.Or» de laud. Deip.

C) Pamaniasi 1. vin. c. 38«

DES HIÉROGOPHES. tf^

Aussi le Psalmiste la répëte-t-il dans le quatrième verset , correspondant à cet endroit du papyrus | et avec la mention du nom divin , qui est en hié* roglyphe celui de Tesprit caché de la nature ^ maîtresse des éle'mens , figuré par le vautour à tête humaine voilée , qui porte en collier la co« lonne à quatre traits. La mëre du monde , de la nature et de la vie , préside à la principauté dei générations du monde sublunaire des élémens, pii domine la lune, qui , adorée sous la forme du vautour O, avoit tous ces attributs 5 et celui de confia de la mort et de la vie, d'où, descendent sur la terre les âmes regardées comme mourantes, et d'oii elles remontent vers le ciel supérieur Ca)^ à leur résurrection. Spn symbole , propre à éclaircir le motif de différentes acceptions du vautour consacré à Isis C^ , préside à ceux de notre système planétaire, et de ses propres athlophores, ou porte^honneurs, tenant des plumes qui désignent aussi, et de même qu'en caractères chinois, cel végétaux qui sont la gloire de la terre. Par leuf ]>osition , elles rappellent ces branches qui étoien^ attachées à l'entrée des grottes de mystères , dé»

<0 Easeb.

(*) Macrob. Somn. Scip. i. il. OceQosLiica&QS, 0, a^ j a. Apnlée , 1. c.

(') AElian. de Aniiiial* n. 2% Borap. x. t k. UU 8

ï-« DE L'ÉTUDE

crites par Virgile CO et Porphyre CO , et dont la première fut indiquée au héros de l'Enéide par Iss oiseaux de sa mère y assis sur deux arbres. On voit par l'emploi >des plumes dans cet endroit, que ce présent iûdispensablement dû à Proserpine, étoit l'honneur dû à la Divinité ; que cette branche expriraoit le premier précepte des mystères: honorez les dieux. D'après des emblèmes qu'on verra dans la suite , ceux au pied de ces arbres figurent vraisemblablement des modèles , ou de$ vases de transmigration ^^), des présens offerts au myste par les habitans des régions qu'il va quitter* Ils étoient essentiels en cette occasion. Les Israélites s'en étoient pourvus au sortir de l'Egypte ^ et Apulée , qui décrit l'initiation dans des termes moins voilés que Virgile , en parle nettement ^^ , aussi-bien que de l'approche des confins de la mort , du seuil de Proserpine , et du retour à travers tous les élémens du monde ^^X

Il nous fait aussi reconnoître une nouvelle scène du papyrus , celle du mystagogue qui a placé de»

(0 AEneid. yi.

0) In Antr. Nymph.

VO Vasa traosmigradonis faç tibi. Jerem. xlyt. 19.

CO Tom ecce conflaont — undique tnrbse , sacrorum rita vetasto , variis quisque me maneribus -—l'honorantes.

O) Accessi confinigm mortis, et calcato Proserpinae limine, per omnia yectns elementa remeaTÎ. Voye^ saint Paul.

irftnt la déesse , son récîpendiaireCO, qu*îl invite à venir et à voir les œuvres de Dieu , terrible dans ses conseils sur les fils des hommes. C'est l'ex-^ pression du Psalmiste dans le cinquienLe verset , correspondant à cet endroit du papyrus , qui le rend par le myste qui i^îenl et qui regarde eu bénissant l'idole du Créateur que lui montre le mystagogue. Cette image divine est distinguée par le même fléau que nous venons de voir •£• gurer les mêmes expressions des œuvres et du terrible que porte le troisième verset du cantique | ainsi que par ces plumes sur sa tête , que nous avons aussi vues représenter le conseil orphique 5ur le bonnet de pareilles images. C'est l'image du Créateur qu'on ne montroit qu^à ceux qui emroiént dans le lieu des mystères ^*), celle d'Osiris qu'on ne montroit qu'une fois l'an , et qui représente le Créateur que figuroit aussi l'hiérophante lui-même ^^. Apulée introduit aussi ce dernier adressant au myste les paroles mystiques des préceptes ,.et retirant du sanctuaire des livres qu'il lui montre écrits en caractères inconnus de deux espèces. Notre auteur les définit conu^e les

(0 Jam duabas diei partibus Cransactu, ante îpsa des iresiîgîa constituit.

O) Paasailias , 1. c.

/%Miffy8 iivxivi^fr«i. Eoseb. Pr« Er«

i7ft DE L'ÉTUDE

deux différentes espèces de caractères , dans les parties supérieures et inférieures du papyrus CO. L'hiérophante de ce manuscrit, semblable au prêtre qui, dans la porte du sanctuaire, tenoit en main la table sacrée (*) , réunit k l'image divine «elle des çii;iq lois connues des mystères , figurée par la tablette sur laquelle nous avons vu écrire le secrétaire des dieux ,' et qui est distinguée par cinq traiis que nous verrons, dans une table de lois , en désigner les cinq règles , comme les cinq rois d'autant de chapitres consécûtifi dHorapoUon, 4pd semblent même se rapporter k cette station du sentier de la vie. Les idées de terreur , d'œotrres de lacréatioii, y sont réunies comme dans nos livres sacrés, dans le symbole égyptien du lion, et dans ui;ie de ces prières dont les Ophites ao compagaoient les morts pour favoriser leur retour à travers les planètes, et qui commence : Prince de la cinquième puissance, terrible Sabaoth, premier prédicateur de la loi de tes créa* tures , etc, , en revenant encore utfe fois sur le nombre cinq, par lequel le corps est délivré.

* (0 Secretoque mandaiîs quibiudam «*— pnBcepit — de eperds adjtis profert qaosdam libros litteris îgnorabilibas pnenotaUM : p^rltm figuris cnjusçemodi aDÎmalium , ooocepti germonis compendiosa verba suggerentes; parâm dodosis et in modum rotae tortaosis , capreolaiimque condea« m apicibus k curiosà profanoratn Icciiooe mauita.' y) Jamblic. de Mjsier,

DES HIÉROGLYPHES. i^

Le myste délivré pa^^e de la région des sphères errantes dans la routé qui mené droit au ciel O)^ ou au désert du cîeL (*>. Il y est conduit pair ce bélier transféré parmi les astres qui apparut k Hercule , dans le désert libyen y pour le conduire avec son armée altérée à une source d'eaux vives , et qui , sculpté en amulette , annonce l'é* lévation, la délivrance de l'emprisonnement et de tous les maux C^). Ce bélier couché , qui a le corps de même couleur de sang ou de feu que le caractère du monde, qu'il soutient sur sa tête d'or (^ , est élevé sur celui du firmament , en forme de tau , auquel il est attaché par des liens également rouges , qui retracent le cours elliptique des astres. Il est embarqué dans lebario céleste , dont les six rameurs sont désignés par leurs mitres comme des puissances conductrices , pro« bablemènt des six signes supérieurs (^XL'enseigne|.

(0 Qiiod aQtem po«t errantes illos orbes îter snscipitai^ rectè conducit in cœlnm. Plato.

(0 Pindare j et Virgile introduisant sou initie', ùique do* mus ditis waeuaM , et inania régna.

CO Le joif Biiphaël dans Reicheit , de Amnietis., p. 5((.

O) C'est le bélier de bon aagvre étmsqae , dans Maorobe , sat. III. 7. Parpnreo anreove colore ovis arîesve si «q^rgatur 'y principi ordinis et generis sammà corn felicitaie largitatem anget, etc.

(^ Den« rames da bario de'signoient les esprits oonducieurs du monde. Hécatée dans Karker, Obelisc. Pamphil. p. 4^''

à h poupe comme à la proue , est la flém* deldtuf qui ) en se relevant ^ annonce le soleil qui se re^ iëve dans ce signe, du bélier < En conséquence, le lion solaire levé et assisté des autres dieux dtt même temple et du même trône , emporte le mort qu'il a reçu , suivant la teneur de l'oraison funèbre. Conformément 'à une autre expression du rituel des mystères, le myste s'est glissé sur la table qu'il forme , ou sur le lit dans Facception figurée que lui donne Grégoire de Nysse (0. Le terme a celte double valeur correspondant à la •forme aussi équivoque du lion si souvent répété sur les monumens funéraires , où il semble figurer le tombeau d'Osiris, modèle de celui des initiés osîriaques, gardé aux pieds et à la tête par des esprits célestes. Car de même qu'au cercueil de ce -dieu., on y voit déposés' les symboles des élé* mens du monde Ç*) , au travers desquels le m:yste est reconduit, comme celui d'Apulée. Ces vases ^ quatre Couleurs qui les représentent , rappellent les 36o vases remplis d'eau ou% de lait , qui étoient rangés autour du tombeau d*Osiris, en quatre groupes , d'après la division du ciel et de l'année par la marcbe du soleil. Tels que des vases chimiques , ils sont à doubles gouleaux croi-

<0 Hnmans natnr» cum dîyinâ coDtemperalîo.

(0 Prope Osiridis arcam deponere sacra mundanomin flementorum symLoIa. Minerya mundi.

ses , fomlant la lettre Y > symbole pythagorîcieil <de la' vie , de l'entrée et de la sortie. La base sur laquelle marche ce lion, étant de la même couleur que la mer sur laquelle avance le bario qui transr* porte le bélier , mais sans que les vagues y soient tracées comme sur la dernière , paroît figurer la mer changée en terre ^ oii le lion transporte le passant à pied sec*

Une telle acception des deux représentations symboliques paroît confirmée par les lions minisjtres de Dieu qui, placés entre elles, supportent le monde reposant sur une montagne , sur le sec oii il s*est sauvé. Elle l'est aussi par le 64^* chapitre du premier livre d'HorapoUon , qui , après les cinq chapitres des rois, correspondans aux cinq traits de la table des préceptes , et qui sont précédés des pieds de l'homme dans l'eau désignant l'impossible , répète les mêmes pieds pour représenter le foulon d'après la similitude de Mercure. C'est que le passage devient possible par l'accomplissement de la loi et le nettoiement du manteau rougeâtre du dé* f unt , posé sur le catafalque , qui est le type de ses œuvres, et que nous reverrons blanchi comme la laine rouge , le jour des expiations. L'oiseau dénommé, joie, et les âmes de feu et d'éther, figurées par des femmes nues , assises et chantant des cantiques , achèvent le tableau du sixième verset du cantique de la résurrection , correspondant à cet

i;^ DE L'ÉTUDE

endroit du papyrus : Lui qui a diange la m«r éH une terre sëche , qui a fait passer le fleuve à pied tec. C'est là que nous nous sommes réjouis en lui. On reconnoit l'origine et l'ol^et des fêtes des Hi-r laires , célébrées à l'équinoxe du printemps , au passage du soleil par le bélier, parce qu'alors s'o* { père le retour de Tàme vers Dieu ^'^5 et dans les mystères d'Atys , en souvenir du retour du dieu à la vie ^*^ : à quoi Macrobe ^^ ajoute que la même chose se faisoit en Egypte sous des noms différens; Les chanteuses qui les célèbrent, environnent, avec le prophète à tête de chien qui préside à leur chœur, la porte de la vie et du saUit, décorée, comme une porte de triomphe , des symboles de gloire et de justice. Le tout rappelle le cantique de triomphe.chanté après le passage de la mer Houge, auquel le Psalmiste fait allusion , et que les Jui£i répétoient ensuite comme un chant nouveau à chaque occasion d'une déhvrance de grands mal^ heurs.

Le septième verset, lié au précédent, ajoute : Il domine éternellement; ses yeux sont sur les nations. Que les rebelles [ ou ceux qui sont dans les tombeaux ] ^4), ne s'élèvent point. — • Lliiéro-

CO Le philosophe Sallitste.

(*) Julian. Orat. 5. p. 3 11.

C) Sat. I. ai.

CO On a traduit par rebelles le terme ««ip«rixp««rinft >

btfS HIÉROGLYPHES. 177

(^lyphé porte principalement Fœil gardien posé sur un palais-temple comme sur un trône ^ deux autres sur deux régénérés ^ en forme de momies dressées debout ^0* et plus loin, six hommes assis et immobiles , ayant les jambes réunies. Ils sont assis trois à trois sur deux chaises, à la manière des doubles images memnoniques du tombeau de Thëbes , représentées s'aidant de leurs mains pour se lever , se relever , ressusciter : ce que le» figures du papyrus ne pouvant faire par la priva* tion de bras , elles paroissent condamnées à rester aussi éternellement assises que Thésée , ou à habi* ter les sépulcres. Car être assis, c'est habiter; et nous verrons que ces' sortes d'images étoient con-* sacrées aux tombeaux. Les différentes figures d'é-* lus , et de réprouvés en plus grand nombre , pa<« roissent liées , comme tous ces tableaux , à la fable sacrée d'Osiris âme du monde 9 dont les destinées sont les types de celles de râiue humaine ^0. La scène embrasse, sous un pareil rapport, deux

que la vulgate rend par l'expression qui exaspérant , commentée par Isaïe, lxtui. 7. qui exaspérant, qui habitant in sepulcriê,

(0 State super pedes , etc.

(0 Anim» enim sîcut mnndi, îta et homînïs nnîasmodô divisionis reperinntur ignarse, si divinae natur» sim-^ plîcitas cogîtetur; modo capaces , càm illa per mnndî , haec per hominis membra diffunditur. Macrob.. Sonin. Scip.. u la. Jamblic. de Myster.

i-% t)E L'ÉTUDE

signes in zodiaque ^ le taureau céleste àt les gémeaux. Le premier est Apis, la belle image ^ et , en même temps , le tombeau de Pâme d'Osiris. Comme la vache tombeau de Ja fille de Mycerinus ^0 , il est couché , et sur un- temple fort bas ^ ou sur un tombeau. Son corps est sanglant , ou de feu 9 dans le sens vraisemblablement qu'on couvroit Apis d'une housse rouge , lorsque le soleil étoit dans sa gloire au haut du ciel , et d'une autre noire lorsque cet astre étoit dans la région inférieure : ce qui paroît avoir servi de modèle aux couleurs ronge et noire affectées à l'habillement du haut et bas clergé. Les expressions des cabalistes sur la vache rousse et sou écurie ) l'hiéroglyphe indien d'une étable à vache de la prospérité et de risis des Indes , qui est la même porte , ou temple pyramidal sur lequel est couché l'Apis de cet endroit CO , peuvent servir à éclaircir ce symbole du taureau , qui , en a^iii^^ettè , annonce d'heureux voyages par tout lieu C*^. Le myste pèlerin lui présente , en invoquant , un pot de terre d'oii s'élève un brin d'herbe , à l'instar de

(0 8a description dans Hérodote , n. 6a. repond à ceue image : Bos qno({iie en m cseterum corpus operta est Phoeniceo pallio, tutu vem ceryicem et caput crasso admodam auro; m jus inter média comua cîrcalus annexas inest , sofi assimilatus. Nequestansestbosy sed in genua cabans^ etc« . (») Fr. Paolino.

0) Reichelt, 1. c. p. 57.

DES HIÉROGLYPHES. t;^

laquelle il demande à refleurir et se relever de terrje j comme Tâme d'Osiris elle-même , en son nom et à cause d'elle. Son âme, figurée parla tête d'un même nom hébreu , est élevée audessus de l'enclos des planètes et des sphères à sept barreaux et à triple voûte : et , en langue sacrée y élever la tête de quelqu'un , c'est le faire sortir de prison CO, Elle est reçue dans les élémens de ces régions, sources et principes différens pour les trois mondes ^*) , qui sont figurés par des cruches aux têtes des chefs des élémens et à leurs couleurs C^) , sur lesquelles est tracée la croix de la réception. Par-là , elle se trouye au nombre des adoptés qui restent debout , des régénérés dont nous avons déjà vu les symboles opposés aux symboles de ceux qui sont éternellement assis. Au xnilieu des uns et des autres , des caractères moindres reti^cent le ciel et ses deux régions , etc. Le vaisseau céleste est chargé des murailles ûamt» Loyautés du monde à douze créneaux de flammes^ auxquelles président huit lignes perpendiculaires ^ caractères de rois, de puissances; ou bien d'un

(0 Gen. XL. i3 ao. Jerem. lii. 3i. 2. Reg. XXT. 27. Ps. cxLn. 8« Educ ex clanstro hanc animam.

(') Macrob.

(0 Purpnra enim est ex aquâ , et byssas ex terra ^ et hyacinthas assimilatus est aeri , chm &it ater et obscurus , stçati coccus igni. Qem. Alex. Strom. y* sur le Toile do sanetuaifc.

iSo DE L'ÉTUDfe

pgdoacle. Les missionnaires ont cm^ecotmoitre , dans un pareil caractère chinois , la tradition de la famille de Noë dans TarcIie.Tous ces débris des première» traditions du genre liumain , disséminés sur le globe entier , ne peuvent que contribuer à éclaircir les symboles des anciens peuples; et peut-être trouvera-t-on , dans la bénédiction de Jacob, ou plutôt sa malédiction sur Siméon et Lévi , en tant que signes du zodiaque configuré par les douze fils de ce patriarche , quelque lumière sur le motif qui , indépendamment de la valeur sinistre du nombre duel, a fait assigner la représentation des réprouvés au signe des gé« meaux,

• Celui du cancer, qui lûî succède, repr&enté, Gomnxe sur les zodiaques égyptiens , par le scara<^ bée , est environné des symboles des nations qui bénissent le nom du Créateur, qui font entendre le son de sa louange : conformément au huitième verset du cantique.^ Il remplace la tête d'un dieu décapité , comme l'avoit été Orus , figuré probablement par la statue sans tête qu'on vît dans les i^ystères égyptiens , mais qui , dans cet endroit , se rapporte encore peut-être au 58*. chapitre du premier livre d'HorapoUon , puisque le suppliant , non reçu dans le navire qui le porte , est adopté dans celui qui suit immédiatement. Ceux qui chantent les louanges de Dieu y sont représen-

DES HIÉROGLYPHES. i8i

tés par les mêmes cynocéphales , au nombre de huit en quatre groupes, et par le même carac« tere d'une région du monde , réuni à une plume , et surmonté d'im épervier sur une colonne , qui , dans deux endroits précédons du papyrus , ont correspondu aux versets i et 4 du Psaume, exhor^r tant toute la terre à chanter les louanges du Seigneur. Mais son huitième verset, exhortant d'à* bord à bénir , les quatre premiers de ces nouveaux cynocéphales sontassis dans l'attitude du culte de bénédiction. Le même verset exhortant les peu^ pies , au lieu de toute la terre dont il est fait mention dans les premiers passages cités, les cy« nocéphales qui , suivant Horappollon , signifient r.un et l'autre , ont, dans le dernier exemple , le corps distingué par des divisions qui désignent les divisions des habitans de la terre en peuples ^ tandis que ceux du tableau préliminaire représentant la terre en masse , ont le corps uni. Les quatre derniers des cynocéphales qui sont debout dans le ta« bleau supérieur, ont même ces divisions applif* quées aux oreilles ^ et cela parce que la seconde partie du verset , à laquelle ils correspondent avec le nouveau navire et la nouvelle image de la divinité qu'ils environnent , exhorte à faire entendre le son , etc. A ces célébrans , le papyrus ajoute encore les déités du même trône et du même temple , répétées en deux groupes , et telles qu'on les voit

tSi ©k L'ÉTUDE

sur les momies et ailleurs , levant tov|oiir8 tme tnain pour célébrer et bénir.

A la tête de ce vaste tableau , deux ^Hremien aâorans sont présidés par la chatte de la déesse qui tient en main la tutelle du salut htmiain CO • laquelle exprime cet attribut en posant sa pâte sur tm serpent de couleur rouge, Adam. La grande feuille verdoyante y jointe à ce symbole , indique l'objet de tous les vœux des justes , qui reverdissent comme la feuille , a Fâme de qui le Seigneur a rendu la vie : comme s'exprime le neuvième verset da cantique. Cet ol^et est ultérieurement exposé par le myste rej^ésentant de l'âme qui , à un autel chargé Ae la fleur de lotus , implore devant le premier vaisseau du Créateur la réception qu'il obtient dans lé second. L'un et l'autre de ces barios célestes portent derrière l'image divine le couteau formateur de la création avec l'équerre de justice qui l'a réglée , et les désignations àes enclos formés et brisés des sept planètes et des cinq élémens. Ces emblèmes se lient aux précédens de la prison de l'âme, et àceux qui suivent de ^a délivrance. Parmi eux, son réprésentant porte en triomphe son corps noiH veau épuré ^ sa nouvelle maison éternelle sans sortie , de la couleur d'or du feu soJaire et astral , son temple rétabli en tabernacle j demeure it

<0 Sàlutis tatcU ia dey mami posîu.

DES HIÉROGLYPHES. i83

Dieu CO. Reçu par Anubis , conducteur des âmes , et portier du monde invisible de l'oubli C*), qu'il rappelle par sa couleur noire, il bénit auprès du triple autel de la re'surrection , consacré au soleil inuuortel , ©. Il semble ^adresser à ce premier juge invisible la formule connue : Da , pater^^thereos mentis conscendere cœtus ^3;. Car c'est là , dans l'éther immortel, qu'après être admis à passer , il se rend tombant C4) et transforme dans un corps immense et luisant , CS) tel que les thalmudistes décrivent celui d'Adam; ou les gnostiqùés, l'essai d'homme fait par les anges des sphères célestes C^), et qui , ne pouvant se tenir debout ni marcher ,devoit être refait , ou réanimé par l'étincelle de vie que donne une vertu supérieure. D'après l'ancienne doctrine l'homme devoit être refait en effet dam

CO «cura y ^vn%, noms symbolic[ue8 du corps y comme aa a. Gorinth. ii. Plutarc. de Is. et Os. c. 63. Hierocics , 1. c. S i8.

C») Janîtor LethxQs. Statius, Sylv. I. 3. N®. a. y. 113.

(^> Martianas GapelJa y hymne an soleil. .

C^) fl<t«lâr«r9r «uOip Ifcvt^Mr- L'égyptienne Tlieonoe in Helenà Euripid. v. 1020. et la pierre grayec dans K.irker, Œdip. II. P. 2. 467. N*». 27.

C) Et nnnc magna mel snb terras ibit imago. C'est exac-

f»Tiah,SvKmi-i'Vx»% MTtrlr çx^fit^t des pylliagoiicicns, plaioai- (ûcns^etc. et (Gorinth. xy.

(^) Platon in Proiagor. Alcinous, Isagog. c. 16. i;. SU mon , Garpocrate « etc.

t«4 DE L'ÉTUDE

le moûcle éthéréen, et préparé pour le monde céleste. Mais ces sectaires semblent avoir emprunté leurs expressions symboliques des pieds joints de la figure, qui caractérisent cette immuabilité des dieux inh* mortels communiquée à l'âme , à laquelle le Psal* misle pai'oit aussi faire allusion dans le neuvième verset : Quj a rendu la vie à notre âme , et qui nVi pas permis que nos pieds bronchassent; ou plutôt, qui n'a pas abandonné nos pieds au mouvement. * Ce verset , embrassant le sujet du grand tableaa que nous venons de parcourir , expose le résultat de la première partie de l'initiation , x«6«pr/( , de la purification à travers lés sphères , élémens du monde visible s ou par ces mêmes parties du ciel dont parle Oupnekliat à ce sujet. Celui , y est-il dit , qui a connu le Créateur, lorsqu'il vient à mourir, va se réunir à l'être universel dans les régions célestes , conduit par les anges de la lumière et du jour , par celui de la lune en croissant , et par ceux des mois pendant lesquels , le soleil allant au nord , la htmière croît. Ceux qui ne connoissent pas Dieu descendent aux lieux inférieurs , oii leurs âmes prennent le corps de vers , de papillons , de <;hiens , de couleuvres , etc. Elles y sont conduites par les génies de la fumée de la nuit, dé la lune en décours et des six mois pendant lesquels, le soleil allant au midi , la lumière décroit. — On reconnott dans ce passage le ^ens des quatre signes célestes occupant la partie

DES HIÉROGLirPHfiS. ità

au papyrus <pii se termine ici , et qu'un grand espac6> vide sépare des deux suivans , également divisés de l'initiation proprement dite, qui éclaircit, f».in9ity et de la vision céleste 't voTm/ft, Tumon aux dieux 9 la perfection CO. La première ayant été figurée par l'architecture des temples, image du ciel , et par leurs parties accessibles , tandis que les suivantes ont été représentées dans les sanctuaires et dans les souterrains , c'est aussi à ces derniers que les anciens se sont attacha dans leurs descriptions , ou allusions aux cérémonies des mystères. Nous allons les considérer avec eux, en commençant, d'après l'ordre du papyrus qu'ils ont observé , par ces épreuves auxquelles se rapportent les versets suivans, lo, 1 1 , la du Psaume : Car vous nous avez éprouvés, ô Dieu, vous nous avea^ éprouvés par le feu , ainsi qu'on éprouve l'argent. Vous nous avez amenés dans le filet ; vous aveai posé des afflictions sur notre dos* Vous avez fait monter des hommes sur notre tête. Nous avons passé par le feu et par l'eau ^*^.

Conduite par le soleil invisible et créateur, dominateur du monde invisible , lequel est celui de la loi , le Jezirah , le Tartare , Adès , Amenthès

(0 Gale in Jamblic. de Myster. p. a5a. Très in «ri/« tikKttxl AtâfAti* Ils correspondant h ce qu'on a appelé depuis actions angeliqnes, purgatio , iUamtnaUo etperfectio»

(") Uorap. I. 43.

i86 DE L'ÉTUDE

qui émet les âmes et les reprend , l'âme transfor* •mée tombe du cancer , ou du symbole du soleil dans ce signe , dans les régions inférieures et cachées auxquelles préside le lion vengeur de la loiCO, de la force de Dieu qui conduit tout^e chose à l'existence W. Semblable au cerbère adverso reçubans immanis in antro , le ministre de justice veille à la porte de ces lieux d'épreuve oii l'âme /07716e dans l'éther. Car , de même que l'égyptienne Theonoe que nous venons de citer, Macrobe, en parlant du passage de l'âme entre ces signes , emploie le terme consacré, tomber, si bien exprimé dans le papyrus C^). Ce qu'il ajoute sur les auspices de leur condition future que prennent les âmes à cette station , sur les rudimens de naissance et de nature humaine qui sont dans le lion pjpposé au verseau , et désignant , dans les mystères de Mithras , la nature aride et ardente : toutes ces images et expressions diverses se rapportent à la doctrine des douze dieux sortis de huit , du monde

CO Gonformëment aaz images sacrées da ]îod> symbole da monde jéziratîqae. Basnage, I. c. p. 700. Sîcnt catulos leonîs habitans in abditis, Ps. x. 19. Jer. ly. 7. Aœos. in. 4. 8. Os<fe, XI. 10. Ps. XTiii. ij. xvn. lau

(0 TertuUian , de Monogam. x.

(^) Cum animœ à cancro ad leonem labendo pervene' rinij illic condStionU futnrae conspicitnr czordiamy el quia in leone snnt nidimenta nascendi, etc. Macrob. Somn» Scip. rmt yiffMfîr /*b *i% rir T«ft|jf et . Piato ia Pbaedon»

visible sorti de son invisible modèle étheréen , dont les régions inférieures et ténébreuses , la cour dm milieu des géans dans Fancienne mythologie du nord , étoient habitées par l'assemblée des géans qui gémissent sous les eaux ^ les cabires , les huit dieux grands de taille, les neuf grands chefs du ciel aérien qui sépare le bas^monde du ciel supé*» rieur, les neuf descendans de Sophia, les fils de Jaldabaoth , les égrégores , les héros sublimes des firontières de l'autopsie , les héros de l'éther , les démons ; par tous les symboles du mélange primitif des élémens et des quahtés qui effrayoient le myste arrivé à ces confins de Proserpine reine du chaos (0 y ou tout se présentoit sous un aspect ef^ frayant j oà Vonfaisoitparoitre des fantômes sous iafgure de chiens , et plusieurs autres spectres monstrueux ^•^.

A la tête de ces êtres , et aussitôt après les assesseurs du lion du même trône et du même temple, paroit, avec ses assistans, la vierge cachée de ce del invisible , la reine de cette terre , Latone k l'habit couleur de mer C3) ^ Buto , Némésis , qui , différant du sphinx par la tête du hon et le corps d'une vierge , annonce la justice vengeresse prenant le dessus sur la miséricorde. £lle présente

(0 PoMedit dotale chaos.

(*) Fragment dans Stobee et Apulée ; I. Ct

(^) Avw vmwxKH' H«siod.^

i88 DE L'ÉTUDE

tontefoîs le sceptre divin de la, nùaéricorde prédo^ mnarUe au myste qui l'invoque pour que sa fleur se relevé, et qui est admis à passer outre pour ré«* péter une pareille prière à huit autels élevés devant autant de groupes de déités infernales CO. Conâdérés conune les parties constituantes du monde éthéréen CO , ces êtres divins sont distingués par les quatre grands symiioles des divisions d'un monde, par les quatre lettres , l'épervier, Tibis et deux cbiens» Us répondent , d^ailleurs , par leurs^ figure» de fils de Dieu et de filles des hommes, aux nombres exacts des deux divisions d'Osiris, du del , de Tâme du monde \ par vingt-cinq et par quatorze. Le vingt-sixième, membre de la pe* mière division s'étant perdu, cVst de là peut-être que dérive l'institution du supplice légal de qua-*. rante coups, moins un, modelé sur les souffrances de ce lieu de supplice* Au même modèle paroûsent se rapporter les quarante piges égyptiens des. morts , les quarante temps des épreuves dans les déserts , les quarante jours de jeûne des lamas de

(0 Accesû coram , etc. Apnlëe.

C*) Naminum mnltitado est qaasi mundas aliquîs, bar bens multos ordines in onum conspirantes. JamUic. de Myster. ; et ailleurs : Quilibet enim Deus ciûiibet parti mundi totus adest, sed partes aliae aliter hnnc accipiant, sther quidem aetherea, aer autem aerea ratione. Fofez aiusi Ëuseb. 1. c. I. 9. m. 4- 6< 9> Philo de Abraham, p» siSa* Cicero de Nat. deor. 1. 14.

Tlnbet , les quatre-vingts épreuves des mystères de IVlithras, lès quatre-vingts grands créateurs, etc.^'^. On peut en rapprocher les quarante mains de l'idole des Budaïstes chinois , figurant les qualités éternelles , tandis que ses trois têtes représentent le soleil, la lune et les élémens; l'enfer fabuleux des Indiens , ayant ses tribunaux , ses géans , ses monstres 9 ses terreurs , et étant divisé en sept parties , avec une huitième du milieu , qui , de même que le huitième symbole ajouté dans les doctrines égyptienne , phénicienne et persane y. porte te nom de tout , et du monde inférieur parmi les trois que Dieu avoit créés : la tradition arabe de quarante personnes, au lieu de huit, qui entroient dans l'arche de Noé le même jour qù'Osiris dans le cercueil que lui présenta Typhon. On voit aussi répqndre à ces nombres diviseurs., tantôt dans lliis* toire myiholo^que chinoise , Jes sdngt^inq fils de Hoang-Ti, dont quatorze mariés C^> lui avoient donné des petits-fils , avant qu'il se retirât parmi les esprits des montagnes ; tantôt dans la fable, grecque, les wngt'Kiinq et les quatorze enfans qu'ar* voit eus Ouranous avec Ops et avec la Terxe y les vingt-cinq et vingt-six rois d'Arcadie , de Sycion

(0 Fragment TaDJoux dans Thesaur. Episiol. Lacros. p.3i.

0) Les yingt-cinq hommes de ce tableau n'etaat tccotepagaes qne de quatorze fenuoes»

igo DE L'ÊTCDË

«t d'Argos (k suite de Ces derniers, part^igée pâf dix^iieuf et sept , est distinguée par l'aventure des quatorze filles de Niobe)) tantôt dans la doctrine persane y les vingt -cinq esprits subordonnés aux sixamochaspando, ou parmi des chrétiens , qua* torze saints principaux invoqués contre les maux de la vie ^0. Par un esprit religieux , les mêmes nombres sont observés dans les institutions de tout genre , depuis les chœurs du théâtr<e grec jusqu'aux contrées voisines de la Chine , oii la cour et l'armée , tous les ordres des citoyens sent distribués en vingt-cinq classes. Les mêmes nombres , aussi religieusement observés dans les fables du Nord , ou dans les institutions des Américains et des Nègres d'Afrique , indiquent, sans doute , une tradition primitive , ou des filiations partout répanr dues des anciens mystères , dont la doctrine enten^ doit sous ce nombre, .quarante, toutes les proportions de l'harmonie par laquelle on représentoit l'ensemble de toute chose , l'âme de la nature et de l'homme. Vraisemblablement eUe lé considéroit conune rétabli et complété par la rentrée d'un membre perdu dans le corps divisé d'oii il s'étoit égaré.

L'âme du myste avançant dans son retour vers sa source , et demandant à revivre autant de fois

<0 Fabric Bibliogr. Aniiq. p. a66.

qu'elle a souffert la mort en descendant ici-bas (*) y arrive au triple autel élevé à Or us le juste , chef de cet empire , oii iha établi l'ordre , et ou il réside sur son tr6ne de juge et de roi , environné de sa cour. Il manifeste , par son sceptre de seule miséricorde, qu'il exauce les supplications définies par les fleurs de lotus sur les autels. Le myste passe , en conséquence , la nouvelle et double profondeur qui sépare cette région de celle de la lumière et de Tautopsie. Après avoir subi toutes les épreuves , après tant et de si grands travaux C*) , après tant ff erreurs et éC incertitudes , de courses laborieuses , de marches terribles et effrayantes à travers les ténèbres épaisses de la nuit^^^^ il est admisà passer à rÉlysée , aux îles fortunées , que paroissent figurer les différens tableaux isolés , aux appartemens divers de la maison céleste. Dans son antichambre , il demande encore que sa fleur $e relève ^ placé auprès de deux bienheureux qui, assis sur leur

estrade de béatitude , semblent garder l'entrée de ce pont de repos , le troisième ciel que figure la tête humaine du quadruple animal prophétique , et manifestent le sceptre de la miséricorde : et bien*

(0 Et ideô totidem mortibns, qnot sphxras transit , ad banc pervenit quae ia terrU Tîta yocitaiur. Macrob. Somn. Scip. I. II.

(0 Tôt et tantis ezantlatîs laboribos. Apul. L c.

CO Lo fragmentjduw IStobce.

igi DE L'ÉTUDE

tôt après, rinitié rendu parfait se promène tnom* phant dans les régions des bienheureux , appnjé nir 5on bâton de pëlerin , ou étendant la main en signe de triomphe. Libre désormais y et n'étant assena à aucune contrainte , car sa ceinture qu'il tient est brisée , il jouit de l'autopsie ^dela vue dis" tincte des lumières divines et miraculeuses , des images mystiques de la nature et des dieux , images de feu qiion nepouvoit regarder avant que Vdmefût dégagée de ses liens corporels.

Ces images, les quatre animaux de ces régions, les symboles de leur ciel , de leur soleil , astres et étresnouveaux , paroissent être les deux éperviers, entre le ciel versant une rosée de lumière et une pique flamboyante dressée devant une muraille de feu qu'elle semble garder, avec l'entrée de ces lieux. De l'autre c6té de cette pique , avance un serpent sur des'jambes humaines à couleur rouge. Près de la rosée retraçant le double faisceau de cordelettes à six fils, et le caractère du bois du sacré et interdit , qui , aVec celui de Fhomme , constitue le symbole du bien et du mal , est l'emblème de l'esprit qu'elle vivifie : la tête humaine séparée du corps , et qui , posée sur la fleur du jardin de Jupi* ter, du monde intellectuel oii les idées sont plantées comme des arbres CO^ surmonte l'échelle ténébreuse de l'empire, traversé des quatorze cosmo-

(0 Œdip. n. p. 1. 199.

crates. Derrière ce symbole, est celui de l'âme de . la nature , le vautour à tête de feaime. Le ciel versant la rosée est la même image divine et de doctrine vivifiante que nous avons vue adorée , k l'ouverture du cantique, pour le but qu'on voit obtenu dans cet endroit, le lieu de rafraîchisse'-' ment : ou , à la lettre , V arrosée de laquelle Dieu nous a fait sortir , suivant l'expression à la fin du douzième verset déjà cité du cantique de la résurrection , qui décrit les épreuves par lesquelles la sortie a eu lieu. La variante dans.Denon, PL 17,5^ ■ -^°* 9 ' Tf^ésente un vase d'ecm fraîche posé sur un autel , avec une fleur de lotus à demi relevée, et un suppliant qui demande qu'elle soit relevée ea-« tièrement dans ce lieu derafraicliissement : le même vase que nous verrons à la fin de notre papyrut , et la même eau fraîche qui est demandée à Osiris dans des inscriptions sépulcrales grecques.

Tout ce tableau du retour des âmes étant aussi celui de leur descente par la même voie , et de l'origine des choses , Grégoire de Nazianze^O a considéré le fruit défendu comme le symbole de la contemplation des parfaits ; tandis que les Ophites ont placé ici , et dans la descente de la rosée , celle des êtres supérieurs tombés dans la matière, dans l'eau. C'est àquoi se rapportent les quair&i'ingt'dix fointj%

(0 Orat. Pascbal. 3. 4.

i9i DE L'ÉTUDE

du faisceau , et les animaux intellectuels CO qui se succèdent ici dans des tableaux séparés. Le premier ne renferme qu^un oiseau solitaire noir et blanc , monté $ur l'hémisphère supérieur, qui est plus dis-K tinctement tracé dans la variante, PL \ti5. N**. 1 1. de Denon. II paroit en être la reme , l'esprit de l'air ténébreux , la Vénus céleste et ténébreuse égyptienne W , Athor , la Nuit à ailes noires C^) • la Nuit immortelle , nourrice suprême des Dieux ; Nuit origine de toute chose , que nous appelons Vénus ^ car c'est ainsi que parle Orphée C4),

Le tableau suivant paroissant se rapporter à une première cause de la matière 6réée précédant l'antique nuit dont nous venons devoir le symbole, à l'origine du mal au milieu de l'Elysée , ou qui est sorti du bien , k la question là plus difficile de la verbeuse doctrine mystique des anciens , est aussi difficile à expliquer en peu de mots. Il porte les symboles de la bonté de Dieu, de sa puissance terrible et de sa sagesse, ou ceux de Cneph, de Phta et de Neith, mais modifiés sous l'appKcation obscure au sujet que nous venons d'indiquer.

(0 t9« to»r« de Platon, illustrés par Phikm, de Ck>n f nsioue lÎDgaar. p. 345.

CO AElian de Animal, xi. 87. Macrob. Sat. i. ai. Biod. Sic. I. p. 87.

CO Nuf ■ fftfX<eipé«Tifif. Aristoplian. in nnbibns,

CO Piroclus in Tim.

DES HIÉROGLYPHES. igS

Car le bon serpent Cneph étant couvert de ce que les oracles chaldaïques appellent sections intellec-' tuçUes, et ayant la tête humaine au lieu de celle d'^pervier, présente bien l'idée du bon esprit, Âgathodasmon y maisaqssix;elle du basilique maître de la vie et de la mort, qui environnoit les images divines , et qui ceignoit les têtes des rois en symbole de justice : valeur qui lui est conunune avec la . plume , laquelle sur la tête de Cneph a aussi celle de spirituaHté , qui est l'acception la plus gêné* rique du serpent. Phta , dont le nom signifie en copte, un grand feu, mais en hébreu , il a ouvert^ ouvreici la bouche de sa tête effrayante , composée de chacal , de crocodile et de cochon : comme ondiroit l'intelligence descendue dans l'abime des eaux, sur la terre et dans la boue. — L'oiseau de la sagesse et de la miséricorde ,• le houd-houd, por-« teur des lettres d'amour et de sagesse entre le sage roi et la reine deSaba, est également un compose semblable à Junon revêtue de la ceinture de Yé« nus, ou k ç^te colombe dç l'écriture à plumes argentées et à dos couleur d'or pâle , dont le nom se confond avec celui d'un autre oiseau signifiant , Jille de la voix* On reconnoit cette Sagesse de la doctrine des gnostiques dont les larmes , les courses et les aventures , le feu génital et humide , dont toute l'histoire mystique se retrouve dans celle d'Isis^la Sagesse et le serpent en querelle avec JaI-«

jgQ DE UÉTUDE

dabaoth, le Dieu fort du discours y créateur sort} du côté gauche de sa mère , de même que Typhon ; le silence rompu avant le temps , quand le ciel sans mouvement et sans parties s'^appeloit silence ^ et que rompre le silence c'étoit mettre en pièces Osiris 9 le ciel premier : c'étoit créer , suivant la double valeur du mot hébraïque bra, que l'inquisî^ teur Oleaster a traduit , mettre en pièces , et que les docteurs ]xn£s n'expliquent qu'aux adeptes. On re^» connoît le sens caché des valeurs que les mêmes cabalistes assignent atix trois premières lettres de

' l'alphabet hébraïque correspondant aux trois lettres du tableau hiéroglyphique , et aux trois prenuers zephiroth. £lles désignent la couronne que fîgu-

< l*oient le serpent , la sagesse et le feu , ou celui qui compose les choses les plus opposées , qui ramène à une juste égalité la justice et la miséricorde. C'est ce qu'entreprit le Phta grec , Vukain feu céleste, qui , tâchant de réconcilier son père et sa mère , Fesprit et le désir inhérent à la matière subtile , fut jeté en bas du ciel dans la mer et sur une ile, pour exécuter les travaux qui l'ont illustré , parmi lesquels lés trônes desi dieux qui marchent tout seub dans le ciel , c'est-âb-dire , les astres. Si la politesse des Grecs sVst permis de voiler de la sorte , sous une fable populaire , la tradition religieuse égyptienne de la création , et de travestir en dieu J^oiteux ridée de Fimmuabilité de la nature divine^

Ï>ÉS HIÉROGLYPHES. t^f

figurée par les jambes réunies en colonnes de l'i-* mage de Phta , leurs sages l'ont expliquée dans son vrai sens CO , ou y ont substitué la triade ^ esprit ^ âme et sagesse inséparables , aussi appelés le même , l'autre et l'essence, ^fia : le second desquels dési-» signant le principe du matériel, porte le nom que les Juifs donnent au cochon.

Au-delà de la création et de ses causes, le myste cil le défunt va entrer dans la maison de Dieu , comme dit le Psalmiste dans cet endroit, y» i3 , et comme cela est représenté dans le papyrus. Le lion solaire, le soleil qui l'a porté dès le commencement en état de momie et en robe rougeâtre, l'y transporte encore vers la triple maison de Dieu , mais revêtu de la longue robe blanchie comme l'étoffe d'écarlate , qui blanchissoit le jour des expiations, pour signifier que l'expiation des péchés étoit faite. Adopté par l'esprit de la nature qui lui imprime son caractère et celui de la vérité CO , qui vole devant lui et qui reparoit dans son temple pour le recevoir, il avance en invoquant le Seigneur béni qui l'exauce : qui , lui ayant tourné le dos par sa position dans le vaisseau céleste , retourne sa face vers lui ^3). La prière de fleurir comme le cèdre

(0 Pherecydes.

(*) T8r«f — ir^yiêtf l OiM* F'ojrezlsàief Lxyi.Tg. 0) ConvertatDominus vnllam suum ad te, etc. Po. tXT* 30. ai. Quantoê ostendisti mihi tribulationes multas et

^9« I>E UÈTUDE

élevé mr la montagne à double cime , étant exaacée de la sorte , il avance vers le temple de la mçre des dieux , et celui de son fils dont les portes s'ouvrent : car la Miséricorde monte la barque cle Dieu oii il est admis à travailler à son salut en ramant lui-même. Le caractère de la mëre des élémens premiers reparoît devant son temple. De Fautre côté, Tépopte, assis enfin pour la première fois dans le port de repos , et sur & siège de tous les saints parfaits CO , de tous ceux qui craignent Dieu , paroit leur raconter ce qui lui est arrive , «e que Dieu a fait à son âme. Il y reçoit lui-même , pendant les entretiens 3ur les sublimes doctrines de la science sacrée dont parle le fragment dans Stobée , cette instruction sur les secrets de la nature et des dieux qui attendoit les initiés au bout de leur carrière , oîi l'univers s'ouvroit devant eux en temple de tous les dieux ^ oii ils jouissoient , pour complément de toute doctrine , de la vision véritable des choses telles qu'elles sont , et de leurs .Traies images ) oii il ne leur restoit plus rien à ap-

malas : et conwersus piuificasti me : et de abyssis terra £duxisti me. Multiplicasti magnificentiam tuam : et conr versus consolatus es me : tout comme dans ce tableau encore éclairci par le Ps. civ. 29, et le passage de Platon ija'Eu- «èbe rapproche du Psalmiste : Ciim igitur ad nos cont^ersus Deus respiciatnos ; tiimipsius radiisjitf fit pwavutSf c^c* Pr. Ev. XI.

CO Le monde supérieur, en iodien.

DÈS filÉROGLtPHES. 199

prendre ^*^. Car c'est ce que retracent la scène quî Penvironne , et le grand tableau qui va suivre , et ce qu'indiquent ces temples monolithes , ces à^ura ou sanctuaires inaccessibles qu'il ouvre pour considérer les images divines. Dans le papyrus, PI. 1 25, N°. 12. 1 3. de Denon , ces dernières sont remplacées par les oiseaux sacrés , et par le nom auguste du soleil et des dieux en caractères linéaires, intellectuels et saisis par l'esprit seul , tels que ceux qu'il approche dans cette scène même.

Approcher du nom de Dieu est encore une de ces expressions consacrées , également employées par les Pères de l'Église et p^ les sages de la Grèce , et qui parmi les docteurs juifs désigne le souverain degré de cbnnoissance et de bonheur ^*X L'épopte invoque ce nom qui comprend toute chose , puis-^ que c'est celui du soleil et des dieux , le Seigneur , le Seigneur des trois cieux : ce hom que dans son acception la plus relevée il /l'étoit pas permis de représenter par des images. Il en remplace toutefois une, étant monté sur un de ces bâtons en forme de tau qui supportoient les images des

CO Haec ipsis iaiiiamenta snnt. IngeDs omnium deoiiim templum y mnndufl iste reseratnr, cnjas Tera simnlacra ycrasqae imagines sacris cernendas mentibus proiulit. Seoec. Epist. 90. 6 fjLtu^wfta tu vtnktintTot, Imnmvta 1% xtit m^nvtn ràr fvca jMi Ta s{cytt«T«. Clem. Alex. Strom. Jamblic. de Myr« ter. Tbemistins Orat. in patrem. a. G>rinth. la.

CO yojrez P«. Lxxiii. aS.

l OXFORD

<Iieux dans les processions. II est encadré dans ce tétragone dans lequel l'inscription de Rosette (') ordonne d'inscrire le nom divin de Ptolémee , et dont la variante au N^. i6 du papyrus cité de Denon , répond à celui dW phylactère dans Horapdllon, I. 24* Son caractère linéaire retrace de znême le caractère chinois du mortier, qu'on a comparé au schin héhraïque essentiel à la composition des phylactères , ^auxquels les Arabes , aussibien que les Hébreux , donnent des noms d'une valeur équivalente à celle du caractère chinois ^*\ Platon compare à ce mortier le réceptacle primitif des êtres simples.

Au pied de ce nom , les deux sommets du rocher sur lequel il s'élève portent le vase de terre rouge , Adam , et la masse de limon dont a été fait ce vase fragile, premier ouvrage de l'homme, auquel celui du Créateur a été comparé. Cette masse , ou ee vase traversé d'une ligne droite, est présenté ensuite à la Divinité par l'épopte, qui l'élève sous la ceinture de ses vœux : ces vœux que sa bouche avoit prononcés lorsqu'il étoit en détresse, et qu'il a accomplis sous le joug et suivant la teneur des cinq préceptes qui lui avoient été dictés au commencement de sa carrière. Il paroît exposer de la sorte , ou proclamer , que Vœuvre du rocher est parfait , et suivant

(0 Lîg. 13. fig. 5.

(0 PistorioJa, pelvis, infundtbulunii trajectoriunu

EiES HIÉROGLYPHES. wi

le modèle qui a ëtë montré sur la montagne : ex-» pressions célèbres dont les Juifs récitent la première en déposant leurs morts dans la maison des vivons , ainsi que la suite du verset emprunté du dernier cantique de Mo'ise ^et nomm^é justification du jugement CO.

Un grand tableau traverse le manuscrit dans cet endroit. Il retrace les de^nées de l'âme du monde et de l'homme manifestées dans ces visions saintes et respectables qui tenoient les sens des initiés en admiration , quand à la fin de leur carrière ils célébroient les sacrés mystères au gré de leurs désirs ^*\ en nourrissant leur âme dans wi festin spirituel , de cette viande des dieux qui est la doctrine et la vérité C^) ^ de ces idées divines que mangeoit Pythagore dans la prairie de la vérité C4). Le tableau qui concerne l'univers ^^) est comme lui environné de ces grandes eaux souterraines, montrées dans les mystères d'Egypte, qui contiennent tout, et desquelles tout est procréé ^^^. On reconnoit parmi elles le Cocy te ,

(0 Dent. xxxn. 4* Apocal. xy. 3.

(*) Fragment dans Stobe'e.

0) Apulée , 1. c. Dion Qirysostom.

CO Photius , Cad. a4a. Nullu$ suaTÎor animo cibas est qnkm cognitio veritatis, dit Lactance, comme Giceron^ Senèque , les Orientaux , etc.

CO Clem. Alex. I. c. Hierocics , 1. c. $ ^7.

(y> Serti us ad Geoi^. iv. 363.

ao4 t)È L'ÉTUtoË

soulevé, à côté de ces derniers > sur le cou du bœuf laboureur , qui achevé ses œuvres en foulant le blé que son maître bat avec lui. Le van mys^ tique d'Iacchus , le tamis dlsis sur lequel furent posés les membres d'Osiris , est rempli de grain épuré , et élevé , en symbole de la purification de l'âme , au-dessus de celui de la miséricorde , pour implorer en son nom l'admission dans le grenier de Dieu. De même que dans les mystères d'Eleusis, la corbeille sacrée est élevée hors de la vue de tout spectateur , hormis le seul Hespérus qui annonce le nouveau jour et son soleil , la vie nouvelle. On le reconnott par les fleurs tombées et relevées sur sa tête , et par sa variante , le soleil à demi-levé sur la montagne , dans le manuscrit de Denon , PL 126 , N**. aS ; ainsi que par les fonctions qu'il exerce de Rhadamantus , juge de l'Orient ou de l'Asie , et par le juge d'Europe , JEacus assis devant lui à l'Occident. Dans un tableau supérieur , les juges vicaires , pendant la minorité de Jupiter , sont assis à la porte du ju-

gement , présidés par le terrible Minotaure ^qw exerce les fonctions de son père. Sur l'intercession du prophète de Dieu , et sur le témoignage qu'il rend de la simplicité, de l'innocence parfaite de l'âme conduite devant son tribunal , il p^^ nonce sa réception dans les trois ciewc. En conséquence, elle passe à la maison du Seigneur,

DES HIÉROGLYPHES. m5

SOT la barque des douze dieux , désignés par au* tant de traits qui s'élèvent comme des épines sur leur autel. De la même manière , sept traits pa-« reils, posés sur un hémisphère qui est rempli de quatre lignes horizontales, figurent, dans un des tableaux latéraux , les sept rois de la section des quatre élémens , auxquels sacrifice et prières sont offerts pour le même objet.

Ces détails principaux et plusieurs moindres sont exposés dans le dixième chapitre d'Osée, ou ^ à l'exemple des autres proj^ètes des Hel>reux , il fait une allusion soutenue aux cérémonies des mystères , dont ces docteurs condanmoient l'adoption par le peuple de Dieu. Il faut consulter dans Foriginal ces expressions consacrées de la vigne vide , les autels et les statues multipliés , le serment et l'alliance ; le jugement qui germe sur les sillons des champs , comme des herbes amères ^ les habitans épouvantés à cause des jeunes vaches ; le peuple en deuil sur son idole , parce que sa gloire a été transportée ailleurs^ le roi retranché comme l'écume sur la surface des eaux ; les hauts lieux ; l'épine çt le chardon qui croîtront sur les autels; les peuples assemblés contre ceux qui seront liés à cause de leurs deux iniquités ; ces versets, enfin : Éphraïm est comme ime jeune vache dressée à fouler le grain. J'ai passé sur la beauté de son cou ; je ferai qu'Éphraïm tirera

la charrue ; Juda labourera , Jàcob rompra ses mottes. Semez dans la justice , et vous moissonnerez la nûséricorde : travaillez à défricher votre terre , et il sera temps de rechercher le Seigneur, lorsque celui qui doit voos enseigner la justice sera venu. » — On voit que tout y est , jusq;a'k l'opération distincte de la charrue et de la houe; la position du fléau et du symbole de la miséricorde } l'annonce , niais non pas l'arrivée du juge suprême , du soleil de justice. .

Le cantique de la résurrection continue aussi d'indiquer les grands traits de ces tableaux, el toujours dans le même ordre , faisant mention de l'entrée dans la. maison de Dieu, et des vœux faits et rendus , dont nous avons d^à cité les expressions , ainsi que des holocaustes avec l'encens, et des chairs des béliers , des bœufs et des boucs, qui sont celles qu'on voit posées sur des autels composés de vases d'encens , symboles de prières. Apres cela, le Psalmiste fait l'appel à tous ceux qui ont la crainte de Dieu t Tenez , écoutez , et je raconterai ce qu'il a fait à mon âme ; en définissant de la sorte le sujet de ce grand tableau ) et en le désignant aussi comme l'objet des entretiens des hommes pieux.

Ce qu'il ajoute jusqu'à la fin du cantique , des louanges de Dieu qui l'a exaucé , constitue également le sujet de la suite du papyrus , qui déve-

DES HIÉROGLYPHES. %oj

loppe ultérieurement Tadoption de Fépopte dans la maison de Dieu , dans ses appartemens plus élevés , vers lesquels il s'avance en invoquant les images divines devant Tautel de sa fleur qui se relève, avec le soleil immortel. Il paroît que les trois fois trois de ces déités en marche qui occupent les trois premiers espaces qu'il parcourt , représentent la triple triade ^^^ qui procède de la divinité pour former l'âme , le temps et le monde ^ et que les six qui viennent ensuite doivent figurer le nombre six , par lequel les hommes sont sortis de Dieu , et par lequel ils rentreront en lui ; les six premiers dieux que créa Ormuzd , et qu'a célébrés la secte orphique avec tant d'autres; les six perfections de Dieu , par lesquelles le monde fut créé ; les six principes premiers , en un mot , ou une première division par six , en temps et lieu , et en tout ce qui les représente : division adoptée depuis la Chine , oii ce nombre est aussi fondamental que dans le système pythagoricien, jusqu'à la Palestine et à l'Egypte , oii Osiris , en souvenir des actes équitables de sa vie, consacroit une colonne aux dieux immortels : l'esprit et le ciel «t la terre , la nuit et le Jour , et l'Amour, père de ce qui est et de ce qui sera.

Gela parott conforme à la doctrine antique de la triade, le père et un, l'esprit et l'amour, adoptée

0) Foyez Œdipe, t. ii. p. i. 107. 108.

ao8 DE LÉTODE

par Parménides, mais dont le premier Dieu suprême est passé en silence , tandis que le ciel et la terre , la nuit et le jour accompagnent les deux autres en ministres assistans. Car c'est de cette manière que le papyrus retrace^ dans cet endroit y les représentans du ciel et de la terre qui en portent les masses animées sur leurs têtes d'épervier et de lion , environnant au premier rang celui de l'esprit , figuré par la plume sur sa tête , et qui occupe la place d'honneur entre les deux autres. Le représentant du jour , ayant un corps rouge de feu, vient ensuite , avec

celui de la nuit, de couleur foncée, qui porte le caractère de la lune sur sa mitre, et le messager, médiateur entre Dieu et les hommes. On voit que la première image de Tesprit est celle du Créateur , Émej^ ou Émeth , telle qu'elle est décrite dans Ëusèbe CO , de fomie humaine , couleur de mer , portant le sceptre et !a ceinture en main , et sur la tête une plume : le tout désignant

(0 Creatorem AEgyptiï Cneph appcUanl : cnjas îmagi' nem in formam faominis faeiunt colore cœruleo , zonam te-

nentem et soeptnim ; cnjos in capitc pennam ponunt , »gnificantes difficile inyentn esse Creatorem , et nemioi conspicQum, rivificnni ^l regem et intclligibili motu cîpcnmlatum. — La pliune est aussi citc'e par Tertallien adr. Marcien. 1. 1. iS". Una teiraonîs pennula — Sordidn» «tificem pronuDtiabit til^i creatorem*

DES HIÉROGLITPHES. 909

le CrJâkteiir invisible et difficile à trouver , vivi-r fiant j rois, ayant un mouvement intellectuel. La ceinture est remplacée par une clef du Nil, ceinture de la vérité et du tout, composée dit caractère du tout et du cercle dont le nom est commun à une ceinture. On reconnoit aussi , 4.ans la déité de la terre idéale , un rapport avec Buto ou Némésis , fondé , sans doute , sur le même motif qui a rendu communs aux châtimens divins presque tous les symboles des œuvres matérielles de la création. La nuit, qui est à la tête des déitég orphiques , et qui couvre le trône du Dieu suprême aux yeux des mortels , en est aussi la plus proche dans la partie supérieure du papyrus , où elle termine la suite des images divines, après lesquelles , et au milieu des trois divisions de la maison de Dieu , fondée sur un roc , la réception de répopte dans cette demeure «st formelle* ment proclamée par l'élévation du caractère de ce tabernacle, rempli de deux croix grecques qui désignent la réception. Il ne reste plus è Fâme bienheureuse de ces régions , qu'à célébrer Dieu dans l'assemblée de tous les justes ^0 qui sont re* présentés , dans un dernier petit tableau , par trois parfaits , rois semblables aux dieux , en possession de la vérité , illuminés : ou d'un corps

(0 Le poè'ie lyrique dans Clem. Alex. Strom. 1T.

9to DE L'ÉTUDE

luisant comme Ae Yov CO. Le texte étenâa qui succède au tableau, renferme ces louanges, et nne longue Uturgîe d'allelujah, écrite sur vingtdeux colonnes , qui chacune en contient deux.

Ce nombre des chapitres de l'Apocalypse et des lettres de l'alphabet hébraïque placées quelquefois à autant de divisions de Psaumes de David, r^ pond à celui des célébrans autour du trône de Dieu, qui , dans le grand tableau final du papyrus, juge comme Minos en appel , et en dernière instance. L'épopte, revêtu du ceinturon de beauté, est introduit par sa mère spirituelle devant le tribunal de ce monde nouveau , la région du juste , comme cela est écrit à l'entrée. Il lève la main pour faire confession CO , et ce serment , soutien de l'ordre dans l'univers que Fami de Dieu s'engage à maintenir , dont la foi mystique est atteinte quand on retourne à Dieu. Son vase fragile d« limon rouge étant pesé ensuite , et de la manière dont nous avons déjà vu des exemples, avec la plume étheréenne , l'aile de l'âme perdue à sa chute du ciel, et qu'elle va recouvrer, le messager intercesseur, appuyé sur le mystère de la miséricorde , écrit sur

0) Justî sîcut sol.— Qui 4intem docti faerunt , folgebun* quasi Splendor firmamenii. Dan. xn. x3.

CO Jasjurandam-quidcni confessîo definitWa cnm S^voA assumtioiie. Clem. Alex. Strom. Ti. Hierocles in Garm* AuTi ç^ Confessîo etpulchritudo in conspcctn cjus.

DES HIÉRaGLîPHES. 9x1

ses tablettes le résultat de cet examen , et proclama devant Dieu, vase de simplicité et de pureté.

Ce témoignage que rend Job de lui-même , avec le vœu d'être pesé dans de justes balances pour que Dieu apprenne sa simplicité ^0, est exprimé par un vase , le. point simple y et la ligne perpendiculaire droite et pure ^*). Le monstrueux accur sateur à la tête de Yulcain réclame en vain les droits du four ardent de fer sur lequel il domine. L'âme qui, entre lui et son défenseur , est figurée par la tête réparée du corps, est exaucée , Dieu n'ayant point rejeté sa requête , ou éloigné la miséricorde , suivant la conclusion du cantique de la résurrection. Sa ileur, suspendue sur le vase de rosée rafraîchissante que. soutient l'autel de la prière , se relevé avec les élémens immuables devant le trône de son invisible juge , sur la tête duquel brille le nom de l'esprit universel en qui tout vit et a son mouvement CS)^ et dont les deux sceptres séparés indiquent que les droits de la jus-

(0 Job, XXXI. 6. Yi. 3. Isaïe, xxxm. x8.

0) Perpendicularis linca nota puritatis. Démosthène honore les juges d'Athènes de cet attribut , recti et simpUces.

(}) Abcnephi et un fragment chaldaïque de Sanchoniaton, cites par Kirker, Obelisc. Pampfail. p. 4o3. 4^0 > ^ définissant la valeur de. la -sphère ailcc animée du serpent, conformcment-aux Fragm. Hcrmct. xi. x8. Hoc enim vil» instar et moiûs Dec inest , omnia scilicct laovere et viva clEccrc,

tice et de la mîsëricôtde ayant été conservé» dani te jugement dernier, l'ouvrage du rocher est parfait; que le défunt a été trouvé pur devant Osiris, comme dit l'inscription sépulcrale phénicienne déjà citée.

Ramené à Dieu par la purification et les connoîssances , il sera adopté enfin, comme il Ta sollicité à genoux f dans les chœurs divins des bienheureux CO y ai| bout de leur ascension , qui ont recouvré Taile de l'élévation de leur esprit (*^, et qui sont revêtus d'habits brillans des mêmes couleurs réservées aux musulmans, et qui étoient prescrites pour les omemens sacerdotaux parmi les Hébreux. Occupant la place vacante pour lui dans l'un de ces groupes, qui n'est composé que de vingt-un célébrans au lieu de vingt-deux, il servira devant Dieu avec eux , et partagera dans le festin qu'ils célèbrent, parce que le vice n'a pas été trouvé dans le peuple d'Egypte ; parce que son nom enregistré dans le livre de vie y a été maintenu j qu'il a vaincu , et que vainqueur, il offrira «ncens dans la maison du Seigneur, etc. : comme cela est écrit dans les petites tablettes de cette

CO Hîerocles, 1. c . $ 3. 34*

O) Penna déclarât — quùd ab omni rerom terrenarnfli studio et<:Qpiditate abhorret : proplereà qoôd snnliin fer** tur, eic. Dioo. Areop. dam CEIdip. ui. p. aa3. Bam^f n. 789.

"DES BïÉROGLïPflES. ai3

se^ne conforme aux expressions et aux cérémonies usitées à l'adoption dans le clergé hébreu , auxquelles il est fait allusion dans rApoca** lype, m. 5 ('>. Parmi leurs caractères , tous déjà connus, nous ne relèverons que deux caractères remarquables de même valeur que dans l'inscription de Rosette : celui de l'enregistrement, et la colonne élevée figurant un livre primitif, qui accompagnent l'ovale d'un nom au-dessus du céleste notaire enregistrant. L'ovale est répété au^essus du récipiendaire avec Texpression , béni soit ^ comme dans l'inscription phénicienne que nous avons citée. Il parott renfermer une figure d'ani* mal qui doit exprimer le nom du défunt sur lequel ce papyrus a été trouvé. Sa réception parmi les élus, et son triomphe, sont annoncés sur le toit du temple C^^ , avec les louanges du Dieu bon ^ comme dans la célébration des mystères grecs , le nouvel initié fiit conduit en triomphe pour être montré au public.

Nous ne pouvons nous arrêter à ces détails , ni encore moins au déchiffrement du texte en menus caractères, qui parcourt tout le papyrus. Les

(0 Goodwio , Moses et Aaron , p.^3.

0) Kv|«{«T« t«i t9r imfjÀtm. Muth. z. 27, et les observations citées de M. IVorberg, p. loi. La main élevée sur an toit entre dans un caractère chinois de la |;loij:e. Bayer,

aî4 I>E L'ÉTUDE

groupes d'hiéroglyphes du premier hymne ié^ chiffré , et les symboles abrégés du tableau su** périeur qu'il répète partout y y font reconnoitre im vaste développement dé ùe cantique, et de celui de la résurrection , dans le grand office des morts et des mystères ^ dans tout un Psautier roulant sur le même sujet de la résurrection , que saint Jérôme a reconnu dans celui de David. Grégoire de Nysse ^0 a aussi considéré ce dernier comme un tableau du chemin de la béatitude, divisé en cinq degrés , d'après les grades de l'initiation , et dont les trois parties , annoncées dans le premier Psaume, correspondent à celles des miystères et du papyrus , puisqu'elles sont : i®. l'abstinence du mal ; 2?Aa. méditation des choses célestes et divines ; S**, la similitude avec Dieu; Les hymnes du papyrus , distingués par des manières de titres en lettres rouges, et divisés en trois parties, comme les tableaux qu'ils accompagnent des trois grandes parties des mystères égyptiens, J correspondent , ainsi qu'aux prières sacerdotales qu'on y adressoit aux trois classes de dieux, dont les vers dorés recommandent le culte. Car ces prières étoient divisées, suivant Jamblique ^*^ en trois parties, ayant les objets communs à

CO P^ojrez aassi Porphyr. de Abslin. 1. ly. Etiseb. Pr« £v. lY. 5. Stanley Philos, Chald. p. 112a.

DES HIÉROGLYPHES. 2i5

Celles de Fluitiation ^ le retour de cette captivité aux vrais përes CO , la purification de Tâme , sa séparation du corps, et son salut; servant à éclaircir le priant, à lui obtenir les dons des dieux et l'exenoiption des maux de la vie , à l'enflammer enfin , et à le réunir à Dieu : ce qui étoit le but final de l'initiation , de la célébration du retour des âmes vers Dieu , dont ces . invocations constituoient une partie considérable ^^^.

Nous devons nous borner à ces observations sur un fragment aussi intéressant du code religieux égyptien , probablement composé de dialogues et de cantiques , comme ceux des Indes et de l'ancienne Perse , et comme les premières lois. II doit servir à éclaircir les sculptures et les tableaux fii nombreux , miais peu connus encore , des sanctuaires d'Egypte , dans l'un desquels Bitys avoif expliqué le retour des âmes vers Dieu ; ceux des tombeaux et des canaux souterrains qui leur res^ sembloient C^) , oii les mystères se célébroient avec l'office des morts , sur lequel ils étoient modelés C4) ; oii l'on en avoit tracé les cérémonies Sacrées pour les préserver de l'oubli ^^); oii s'ensei^

CO Porpbyre dans Procliis in Tim. n.

Proclus, ib.

C^) De Is. et Os.

C*) Biod. Sic.

C^ Anuaiaa MarcelUn. xzii. i5. p. a63.

»ift fiË L'ÉTUDE

gnoit cette pliilosophie qui étoit une méditatioiA de la mort , cherchant à délivrer l'âmè de la prison du corps Cu. La valeur des cavernes, dam la doctrine symbolique des anciens théologiens, qui désignoient par elles le monde, avec les puissances incorporées dans le monde ^0 • et celle des tombeaux* qui , en hébreu ou en songe, signifient également ténèbres et doctrine secrète , livre de sagesse occulte , les actions et les écrits des morts ^^, nous apprennent encore ce qu'il faut chercher dans ces lieux cachés , oii, à l'exemple des anciens, les thérapeutes et les premiers chrétiens ont célébré leurs mystères. Aussi peut-on juger par les expressions des voyageurs , et par quelques fragmens qu'ils ont copiés, que les tableaux même du papyrus y doivent être répétés avec un développement de son sujet et de ses symboles ^ avec leur application morale , politique , physique et historique même : puisqu'on empruntoit de l'histoire des hommes les personnages qui représentoient celle des dieux, et que les mystères

(0 M>Afî« l«yaT« ) définition de la philosophie [lar Pylhagore dans Jamblique , de sa vie. Hieron. contr. Rtiffin. Op< t. IV. p. 47<ï' Cicero, Somn. Scip. Toia philosophorom tîu commentatio mords est. Macrob. Sotun. Scip. i. iS} et Apuiëe. Exisiiniandum philosophiâm esse morlûi affecuun, consuetudineuiqiie iiioriendi.

0) Porpbyr. de Antr. Nymph. Plato^ de Rep. vn.

C) Cardan y If c p. x 37* 219.

DES HIÉROGLYPHES. iij

grecs, copiés des Égyptiens, avoîent adopte la même méthode dont Plutarque fait mention en parlant de ces derniers 0). On peut juger par-là que les tableaux qu'on y trouve de pêche et de chasse» d'agriculture et de la culture de la vigne , ou de la vie pastorale , de ces arts premiers de l'homme f qui ont prêté les premiers signes à ses idées qu'ils inspiroient , ont été égalemient tracés dans ces sou* terrains, sous la même acception principalement religieuse des images que la Bible emprunte constamment de ces métiers; sous celle du tableau d'agriculture du papyrus , et du labour de la terre, parmi les épreuves symboliques des mystères de Mithras C*^ 5 dans le sens que les instrumens de ces arts distinguent les images divines; dans le sens que les attributs de filet , charrue , veau, laboureur, pasteur , pêcheur , etc. , ont été appliqués à Jésus-Christ. Les applications même à la société civile , dont nous venons de parler , ont du être subordonnées à la valeur des symboles, consacrée et fixée par le culte; par l'exposé

CO Car il n'y avoit rien de fabuleux, ni \kon de raison , ni superstitieux , comme aucuns cuidcnt faussement , qui servit de note et de signe dans leurs saintes cérémonies ; ainsi e'toient toutes marques qui avoient quelques causes et raisons morales et utiles à la vie , on bien qui reprcscntoient quelque notable histoire , on bien quelque déduction na* turelle , etc. De Is. et Os.

W Huet, Alncl. Qnxst. p. 376.

ai8 DE UÊTUDE

de doctrine primitive d'oii l'on avoit tiré les clefs de tous ces caractères descendant de Dieu sur les objets terrestres. A plus forte raison , les joueurs d'instrumens copiés par Dehon et Bruce, peuvent être assignes au sujet religieux de cantiques et d'hymnes de louange offerts à la Divinité : d'autant plus que la harpe en elle-même a cette valeur symbolique d'hymne de louange et de gloire , et que les instrumens de ce genre , dans les copies citées , sont distingués par les attributs de la Divinité. Dans celles de Bruce, et aux N^. 26. 3o. PL 1 35 de Denon , c'east la miséricorde et la justice divine , ou la miséricorde seule , qui sont louées dans le sphinx , ou sa tête. Au N°. 3 1 , la manifestation de l'esprit toujours vivant résonne dans le lièvre , la tête humaine et le serpent formant l'instrument à cordes.

M. Pugnet a publié , dans un numéro du Journal £ncyclopédique,Ie fragment d'un ^bieau plus mystérieux , copié dans les tombeaux des rois à Thèbes, que les Arabes appellent portes des rois, et^ à ce qu'il paroit , d'après la tradition , puisque les tombeaux sont des portes de sortie de cette vie et /d'entrée dans l'autre ^*X L'angle du carré , symbole des dieux qui donnent la vie , y est trois

CO On attribue ce sens à la forme de porle des monamens de Stoachcngc. Dcslandcs , Hist. crit, de la PhiloiO- ^bic, c« I. p. 3o.

DES HIÉROGLYPHES. aig

fois répété ; revêtu d'une figure humaine noire sans bras et à jambes réunies , pour désigner la Vie , la raison , l'invisibilité , Tinaclion et Timmuabilité de ces dieux , dont le rapport à la matière est exprimé par le roc pyramidal qui caractérise la matière , et qui est at):aché à la tête des figures CO. Un scarabée noir , qui est placé au-dessous d'elles pour désigner l'invisible soleil créateur , leiîr jette à la bouche , oif y sème âea grains de lumière qui leur sortent ensuite par le membre viril avec le dieu de la lumière CO , le petit Orus d'un monde visible ^^> : car il est rouge. Il invoque en naissant le Créateur, manifesté au même moment avec ses oeuvres (4)» puisqu'un nouveau scarabée couleur de feu , et la sphéroïde aussi rouge du monde, environnent la grande figure de la nature que le soleil ensemence CS). Un groupe de papyrus , une charrue, deux fleurs de lis et le caractère de l'espace astrale répètent, au-dessus de la triple répétition de cette figure, l'attribut du père qui cultive

(0 Porphyr. in Aalro. Abenephi dans Kirker, Obclisc. Pamphil. p. 169.

(*) Dans la cabale , la rosec du vieillard, du grand visnge, on, figure.

CO Le petit visage qui a des bras , et qui est illumine'.

0) *A§««p»rdç [ifHJttT'tprftr 9f9ftir«/.

(') Sol inseminaredicilur naturain. Euseb. Pr. Ev. 1. 3. c. i3. Macrob. Sat. 1, 17. Pscllus in Orac. Zoroastr. ^/*Ca«

•aao DE L'ÉTUDE

les lis des champs éthérëens , leurs omemens et leur gloire : qui crée. On retrouve cette image àe l'Évangile ^Odans les Fragmens Hermétiques ^*) qui invitent à considérer le laboureur semant la terre, pour entendre commient Dieu sëme l'inirmortalité dans le ciel , le changeaient sur la terre , en tout la vie et le mouvement. Ces derniers détails appartiennent aux inscriptions inférieures du tableau, dont la première exprime, par la ligne, droite , la charrue-sceptre, l'espace et la fleur de lotus , ce cri entendu à la naissance d'Osiris , le roi de la nature vient de naître. Le firmament des neuf sphères , l'arc et la flèche de l'armée céleste , et le caractère, de l'espace qui , dans une autre de ces inscriptions , dessinent les sphères suspendues dans l'espace j des caractères semblables dans la troisième indiquent , pour les suivantes, un expo3é de la production successive des êtres : ou ce que Moïse appelle les sept jours de la création ^^.

L'entrée de ces sépulcres royaux, ordinaire* ment murés , pour indiquer la demeure étemelle d'où l'on ne sort jamais , est aussi décorée du nom du Créateur du ciel , qu'adorent des âmes pieuses qui j sont exhortées , ou qui ressusciteront pour

(0 Matt. Ti. 28. 3o.

CO Le xiv*. S 9.

(0 Ployez les opinions d'Easèbe et de saint Augnslin à ce sujet*

DES HIÉROGLl^PHES. an

louer leur Créateur CO. Dans l'intérieur de l'un d'eux, Pokock a copié l'inscription ,gravée sur la muraille auprès du sarcophage d'un roi , distingué , entre autres, par l'indication des douze régions du ciel où le détint est rentré. Elle ne contient que peu de caractères. Celui de l'élévation renversée qui , dans d'autres exemples pareils, désigne l'auguste sliumiliant devant les dieux , en accompagne les caractères, ou ceux d'Osiris et d'Orus , du fort et du juste. Plus bas sont tracés un trône , le caractère , dans^ et celui du Seigneur trois fois un , le Très-Puissant. On peut lire : Que l'auguste adorateur d'Ormuzd [ d'Osiris et d'Orus ^ ou bien , que le pieux, le fort et le juste ] repose en Dieu.

Un pareil vœu pour le repos des âmes, conforme à une inscription sépulcrale phénicienne à Lamaca de Chypre ^*) , est exprimé aux N**. 2. 3. 4. PI* 76. de Denon , par des figures humaines , ou d'êtres raisonnables sai^s vêtement qui , de même que les statues nues de Psyché et des dieux , représentent toujours des esprits , des âmes sans corps^ vêtement des âmes (^ assises, se donnant amicalement les bras , ou les reposant , elles offrent le tableau parlant des âmes qui reposent etf paix , et dont un

' (0 Denon , PI. 4a. N». a. PI. laa. N». 10.

O) Paix à lean mÀoes.

(') Abencphi dans K.idLcr.

a!i9 DE L'ÉTUDE

sens a passé clans les monomeries CO, ou trois hom* mes en marche qui se donnent le bras , annoncent un homtne joyeux et sociable. Peut-être les premiers inventeurs de ce sym]x)le ont ils pensé comme les insulaires de la mer du Sud, qui croient que les âmes des défunts habitent leurs images qu'ils placent sur leurs tombeaux , en les appelant du mémo nom que Pâme.

La même planche porte , au N°. i , une vue extérieure des tombeaux de SilsiUe , oii l'on voit ces figures d'âmes , auprès desquelles Norden a copié les rits funéraires des prières et des sacrifices qui sont oÉFerts aux dieux pour leur repoï C»), Comme dans des cérémonies de mystères , ils sont administrés par . vingt- quatre officians , et un vingtcinquiëme plus grand , le grand -prêtre. Tous rappellent,, tant par ce nombre que par ceux des groupes qu'ils forment de trois fois quatre ou douze , de huit et de quatre , les divinités que ces groupes honorent par l'encens et;^ les prières : le soleil et les heures , les douze dieux et les huit , et les quatre élémens. Dans le tableau supérieur , deux prêtres précèdent la bière soutenue par deux porteurs , et dont le drap mortuaire est marqué du caractère de l'entrée et de la sortie de la vie. Le premier des prêtres invoque les dieux avec les

CO Le second decan de la lune.

0) Norden , Pf. cxxv, Denon, pi. 76. K®. 2.

DES HIÉROGL'ÏPHES. aaS

mains modestement élevées, tandis que l'autre porte , dans la fleur de lotus , le symbole de l'objet de sa prière, la renaissance de celui dont ils accompagnent le cercueil CO, Le second et le troisième groupes amènent les animaux avec les herbes des sacrifices , et les vases sacrés. Les deux groupes les plus inférieurs semblent représenter le peuple en prières qui, à bras croisés, comme les prières personnifiées , récite l'oraison pour les morts dont parle Diodore de Sicile , conforme à celle qui a été conservée par Porpkyre. Devant le grand -prêtre sont tracés les caractères de père et roi de la terre et du ciel , du Seigneur qu'il invoque pour qu'il brise l'ennemi , en le détournant de lui. L'autel de ce Dieu, chargé d'offrandes , est accompagné du double symbole de maître de la vie perpétuelle et du salut demandé pour le mort , ainsi que du sceptre des dieux quatre fois répété. On ne peut distinguer si c'est celui du Tout-Puissant maître de la vie , ou bien du clément et juste. N'ayant sous les yeux qu'une copie mal faite d'après celle de Norden , nous n'avancerons rien de positif sur les inscriptions au - dessus de l'autel. L'on y reconnoît , dans l'œil , le vase de myrrhe , là main ouverte , la ligne droite , le sceptre des dieux et la coupe , le sceptre , l'équerre et la charrue dressée debout , etc. la louange de Dieu li- (0 Voyez les pierres gravées ci-dessus citées.

asf DE L'ÉTUDE DES HIÉROGLYPHES.

béral , bien&isant , le maître plein de justice et de bpnté, le juste juge qui nourrit , etc., des expressions fort approchant de celles d'un office des morts dans Zend-Avesta. Nous invitons le lecteur à les rapprocher de ce tableau , qui offre beaucoup de rapports avec le rituel funéraire des anciens Persans CO.

<0 Zend-AvcsCB, t. a. p. a. 584» suit. t. i. p. 167.

Page 1