PL 33. N*. I
(0 Calmet , art. Hermopole.
(0 De Is. et Os. c. 4$. .
(0 dironic. Afexarndr.
(*) Lactantiusy i. 6. 3.
CO Hërodot. n. 67.
(*) De I». ei Ot. a. 3>
jt6 DE L'ÉTUDE
nion des sages et de toute chose qu'emLrasse l^f ciel CO ^ dont elles rappellent le cirque elliptique C'^* que parcourent les douze tribus des enlans de Dieu. Cette ellipse est encore tracée deux foi^ dans l'astragale , où elle est revêtue d'une seule aile et entourée des puissances de la vie. C'est le ciel qu'on adore , esprit unique en haut j et l'es^* prit dans le ciel qui lui est semblable, ou le nou« veau ciel suprême environné de sileiice (^. Dans la frise inférieure , la poule étend ses ailes pour annoncer ce Dieu qui rassemble les siens sous sa protection , et qui, assis sur le trône , proclame ses promesses à ceux qui viennent à lui , et ses noms inscrits dans des tables sacrées environnées d'honneurs , comme le sont aussi ceux des douze chefs de l'armée céleste spirituelle, écrits sur les tvtrngones qui couvrent les chapiteaux. Ces honneurs concernent , en dernier résultat , le Créateur, dont les cieux annoncent la gloire. Les Arabes ont une tradition sur les colonnes en nombre ^al d'un temple d'Hâiopolis , qui auroient représenté les signes du zodiaque et les secrets des éléxnens, principes et parties de l'univers ; cette
(0 Cœlins Rhodîg. p. 4'*
CO Carre obJong comme en clef chinoise.
(0 VaiTOy (le Ling. Lat. c. 6. p. 71 . Le phikMopbe Sal* lofite, c. i5. Proclas in Tîm. p. 33. Plaion dans Qcm. Alex. SiroiB. t. 584* Simplicia» ia Arîitoi. de Coelo« p. 3a.
DKS HIÉROGLYPHES. uj
hante lagesse qaHiê croient être ûucrite sur les monumens d'Egypte, et ^peSalomon a définie comme enx ('^»
Les-tahSeaux symboHques de plusieurs aatret temples ne présentent pas lefls mêmes scènes aussi &tinctement. Comme les premiers , ils ne lais* sent pas d'indiquer des cantiques , les soupirs de l'âme après les connoissances divines^ ses peines et ses consolations. Les expressions de sa joie, les louanges de la Divinité sont figurées par ces danses consacrées aux dieux , et réglées par les lois C*) y qu'on trouve également répétées sur le Memnonium et sur ks ten\ples à Etfou et à Esné (^. hlles y sont exécutées dans la présence des symboles de la Divinité par des danseurs qui , tracés dans le goàt de l'art ancien égyptien (4), et revêtus du costume héroïque, de la coiffure déplumes des chefe sauvages , instituteurs des rits, rappellent l'observance si rigoureusement ordonnée du culte des dieux, tel qu'il avoit été transmis par la tradition des ancêtres. Se baissant
CO Artepbi dans Œ^îp. t. a.p. a. p. m. Sap. tii. jj, Ipse eniin dédit mi horum quœ sunt scientiam Teram, at sciam sub^taniiam cœli et virtutes elcmcntoriim , cic. Binoker observe que le grec emploie les termes mêmes platoi^, ciens y Ti? «rniv >?d^it^4'*^" ~*^ 'Ttf;^! m i etc.
(0 Plato , de Leg. I. a et 7.
C) F'iyyez de Nonleii , PI. 6. tdit. «llem«
(0 Dsnon et Diod. Sic.
itS DE L'ÉTUDE
sur les genoux plies comme dans les danses des nègres , ils se donnent la njiain en soutenant les branches, symboles du culte et des actions de grâce ('). C'est le modèle du thyrse de même valeur , et qui désigne ces danses aussi adoptées parmi les premiers chrétiens et les Hébreux , ches lesquels eUes ont prêté im nom aux fêtes religieuses qu'elles représentent en hiéroglyj^e. Elles sont principalement rappelées pour célébrer le retoiur de l'arche d'alliance à Sion , et la dédicace de Jérusalem 2 , oii elles furent exécutées par di^ férentes troupes de danseurs et de danseuses. Les Egyptiens ont perpétué ces fêtes de dédicace , annuelles chez les Jui& et les Indiens (*), en les gravant sur les murailles des temples consacrés , conmie modèle des danses religieuses , et peutêtre dans le sens relevé quie donne à ces danses vn Père égyptien de l'Église C^).
(0 Qem. Alex. Joseph. An 1. 1. 3. Venientes antem Te» luent cnm exulutione portantes manîpnlos sacs.
(*) EtocI. XL. Niim. yn. a. Sam. yi. i. — i. R^. rm, M» a. Chron. xix. i5. Esdr. yiii. i6. iNehem. m. i. xii. 97. ^- I. Machsd). xv. 5g. Job. x. ax Joseph. Antiq< 1. xu. c. 10. P. Paolino , p. 319.
O Quasi seqaati spiritûs promptitadînem^ad illam solo intellectu apprehcndcndam essentiam , coipusque cnm pr«catione è terra abducere tentantes : anlmamqne desiderio melforem alatam sublimem facientcs, cogimiu ingrcdi in •ancto. Qem, Alex. Suom. tq*
DES HIÉROGLYPHES. n^
* Dam le même esprit , qui avoit idicté lés formulesinvariables^eprièresgravéessurlesmurailles des temples d'Atbënes CO, ils ont figuré , dés deux côtes d'un portail de temple CO^ trois. attitudes différentes du culte se rapportant aux trois actes liturgiques de prières , actions de grâces et bénédictions , et qu'on peut considérer comme celles des mahométans dans leur Namascb , ou plut6t comme les différens actes des exercices religieux des derwichs agenouillés et invoquant le nom de Dieu y comme la première figure en batit : dansant comme là seconde : ou contemplant et bé* nissant comme la troisième qui est assise. A la manière des lois mexicaines , ces tableaux ordonnoient , bien certainement , à tous ceux qui s'ap* procboient du temple , d'imiter ces^ figures , de faire ce dont elles présentent le modèle. On peut les lire : Invoquez TinccHnprébensible Dieu^ ren* dez-lui des actions de grâces , en le servant avec I oie et par danses : bénissez le Tout-Puissant : ce qui répond assez à une formule antique adoptée par les mahométans , et récitée en trois parties sur le rosaire ^^^, • Le portique du temple de Latopolis C'O est plus^
(0 Proclas II. în Tim.
CO Norden «t Quairemère de Quiocy.
C) Chladni , inventoriam templor. p. 97* (0 Denon, PI. 54«
130 DE L'tTUDE ^
remarqiialile. Si œliiî de Pbion de Tentyris pr^
sente k louange de Dieu , et la sagesse qm {iirite
à son intelligence , saivant l'ei^presfiion de 'PIu^
tarqoe, dans le second chapitre ^e son traite
d%i6 et^Xkiris^ c'^t ici Tâme elle-même qui la
rechercke , suivant t'expose ultérieur de l'esprit
des initiations anciennes que renferme le 81*.
diapitre, et que nous croyons devoir transcrire
ici dans la^traduction d'Amyot. « Mais les âmes
» des hommes , pendant qu'elles sont ici -bas en-
9 veloppées de corps et de passions y ne peuvent
» «voir aucune participation de Dieu , sinon d 'au-
1» tant qu'ils 'en peuvent atteindre de l'intelligence
n par l'étude de la philosophie , comme un obscur
» songe : mais quand eUes seront délivrées de ces
» liens Cu , «t passées «n ce lieu-là saint , ou il n'y
» a passion aucune , ni forme quelconque passji-
v'ble^ alors ce même Dieu est leur conducteur
. ^ et leur roi , à'attachant le plus cpi'il leur est
. » possible à lui , et contemplant insatiablement ,
» et désirant cette beauté qu'il n'est possible de
» dire ni d'exprimer aux hommes , de laquelle ^
» selon les anciens contes , Isis fut jadis amou-
» reuse, et l'ayant tant poursuivie qu'elle en pAt,
» elle fîit depuis remplie de toutes les choses
(0 Fragm. Herm. z. 16. m. ta. JamfaJîc. J. c. i. if. Plaio,Ph«don, p. 168. Scnec», 'E()ist. 65, et Gcércn : È corporum vinculU tanquàm è carceie cYOlaerani. ^
DES HIÉROGLYPHES. lat
n heUeB et lioimes , qui peuvent être etigendrëes » en autrui CO. Yoilà donc comment il en va M quant à cela , selon l'interprétation qui est plus » convenable aux hommes. »
« De même que sur llsion décrit ci-dessus / ce n sujet de l'initiation est exposé d'après la règle n établie des religieux égyptiens ^^), « qui, de » • l'opinion qu'ils ont des dieux , en déclarent au- M cunes choses obscures et ombragées, et les au- M très toutes claires et ouvertes ; » qui , suivant Porphyre , emplo joient alternativement des hiéroglyphes plus ou moins difficiles. Le thème que ces derniers surtout présentent ici à la lecture , se trouve être celui des Psaumes illii et Lxm de David. Ce qui frappe d'abord dans le tableau qui , au-dessus de l'entrée , envirozme le grand nom de Dieu , c'est , au côté droit de ce symn bole , une biche au-dessous de notre caractère as-* tronomiquedu verseau, aussi figuré par une cru^* che , qui désigne une source d'eau. Plus avant , et parallèlement avec elle , ce signe de l'eau est ré^ pété au-dessus de la figure de Psyché agenouillée derrière le trône du Seigneur C^ , de l'autre côté
(0 Fragm. Herm. z..4' Satiastî noc, o paieri bono et pnkhernmo aspecoi.
(*) De It. et Os. c. 3.
O Adbaesit anîma mea post te. Pf . Lzm. 9 , qa'on a traduit : Mon ftme s'est attachée à yoos saÎTie : dans Pia«
lY. G
laa DE L'ÉTUDE
duquel,etparallëlenient avec rhiéroglyj&e des^our-» ces d'eau, paroît un autre hiéroglyphe'de la vie. C'est rame bràlante de soif pour la source d'eau vivante, qui soupire après lui comme la biche après des sources d'eau <0^ qui désire venir et paraître devant sa face. Ces dernières expressions sont ren-» . dues par plusieurs personnes en marche , le bâton de pèlerin à la main , qui , deux côtes du trône , '. sfiennent camparoître devant Dieu. C'est la juéme figure qui l'eprésente le term^ s^enir, et, avec %e% accessoires , toute chair vient, ou la chair vient en grand nombre ^^^ , et devant la face de Dieu , sur le temple de Tentyris, danâ le Papyrus-Cadet, et sur un scarabée déjà décrit, qui' prouve qu'on a tort de considérer leâ compositions à grandes figures comme de simples tableaux distincts de l'écri* ture , puisque ces petits monumens , si précieux pour l'éclaircissement des grands , en contiennent souvent le résumé, et une espèce de traduction des compositions semblables aux mexicaines, en une écriture moindre , qui se rapproche de la manière chinoise, et qui est cet abrégé C3) du grand
tarqne : s'attachant le plus qu'il est possible à lui. t. i. Corinth. yi, ainsi que rorigioal et les traductions samaritaine et d'Oûkelos du Deut. 1.96: NuiA. xxzn. i5;
0) Ps. xLii. i3,L et dans Piutarque: Contemplant insa» tiablement et désirant , etc.
lOPsLxm. 2.
<•) Coin pendrai ium.
DES HIÉROGLYPHES. ia3
art de la peinture , que Pétrone dît avoir été imaginé par l'audace des Égyptiens.. En montrant de la sorte la liaison entre eUes , ils font connoître en même temp les progrès de l'écriture symbolique. La grandeur et la petitesse des caractères n'y fait rien; et ce scarabée retrace le sujet du vaste temple de Latopolis ^ et des Ps. xlii. xliii. lxxxiv : ou plutôt de l'hymne patriarcal conservé en Egypte , et diversement développé dans ces trois cantiques , dont le premier fut chanté , suivant saint Augustin, dans la cérémonie du baptême des catéchumènes.
Aune extrémité. de ce tableau du temple , deux figures lèi^ent les mains au nom de Dieu ^0 , devant deux tablettes qui contiennent ce nom. Nous né rapprocherons point le corps mutilé d'Osiris dans les tableaux latéraux, dû verset qui parle des os brisés ^O ^ et qui rameneroit ce Psaume au sujet mystique de l'âone du monde et de ses parties figurées, suivant Yarron , par lés statuesdes dieux , comme par les grands hiéroglyphes 5 ou à celui de l'âme humaine, dont les destinées sont comparées aux siennes , et qui, de même qu'elle et qu'une assemblée de dieux, est considérée comme un monde .C^^ : ce qui explique la représentation de
(0 Ps. Lxni. 5.
("b Pb. xliï. II.
(') rfesceptos et P^toûrl», cîu'c par Salins Firuicat,
n4 DE L'ÉTUDB
rame par tant de figures , et l'expression iu. Fsalmiste sur l'âme qui procède en nombre. Parmi les . images de ces derniers tableaux, Psjcbé, dans l'attitude d'une profonde douleur, agenouillée devant un trône de Dieu qui est vide , et entre deux personnages des mystères, dont l'un , par son geste,, indique qu'il répond aux plaintes de l'âme sur la question qu'on lui fait ; oii est ton Dieu^O? C'est ce qu'on devoit apprendre dans les mystères auxquels se rapportent ces tableaux latéraux, et ceux des colonnes oii l'âme désignée paroît être celle du roi qui a consacré le temple, puisqu'elle est accompagnée de son esprit protecteur. Celui qui est à gauche de l'entrée retrace , tout au haut , des eaux et un autel , ou petite hauteur ^^^ , et pour dernière sçëne en bas, le juste qui se réjouit en Dieu , son protecteur et spn jrefuge C^X II se présenlje dans le caractërç du chef du peuple céleste devant le trône de Dieu qui lui tend son sceptre , distingué par le symbole de la joie. Dans la frise, et du même cô«* té , on voit l'âme triomphante après toutes les
Pjaet ]• 3y et JamUic. 1. e. Nnminum muUîtndo est <^asî mundnsi ^ic. Similiter tfuœ çirca no$ sunt, et in nobis, multiplicîa sunt, neque debent ex alit^ud pqrte tanHtm^ sed ex cunctls congrue àwinis nostrarum rerum causii responàere , atque ita ad asperos adseendere duces,
(0 Ps. XLH. II.
(O Ps. zin. 7. 8. Odyssée ku commencemeot , etif. ii. C) Ps. jLn. 7. }o, la. LXni. 6, xa.
DES HIÉHOÛLlfPHES. laS
épreuves subies y au milieu des chants d'allégresse et de louange f et des cris de Joie de ceux qui sont dans un grand festin O ^ lecpiel est figuré par des chœurs de danseurs.
C'est assez s'arrêter sur ces cantîcpies difficiles du nombre de ceux qu'on n'attribue pas généralement à DavicT. Leur sujet, la recherche de la Divinité et la question sur son séjour, conviennent particulièrement au temple de la divinité cachée adorée à Latopolis , de Latone la cachée , qui cà« choit Orus , qu'elle tient sur ses genoux à gauche de l'entrée ; tandis que Timage du Dieu caché , le tout-puissant , le vrai et miséricordieux Ammon , est sculpté de haut-relief sur la porte principale de l'intérieur du portique C*). Le temple opposé à Contra-Latopolis C^ , consacré comme celui de Tentyris, a égalementpour chapiteaux des colonnes la face humaine à oreilles de'belettç^ le symbole de l'esprit de Dieu cr"éateur par la parole , et manifesté dans ses œuvres. Les détails copiés de l'un et l'autre temple se rapportent à ces sujets mystérieux , à la Divinité portée en triomphe par les esprits et les intelligences célestes qui Vexal^
(0 Ps. XLTT. 5. Lxiii. ti, et xxm. Odyss. A.fiir èA«uax%Mr ifMr< Ttpirf nu Sv 6«X«9t*
(•) Denon, PI. ia3. Nr !• C») Id. PI. 53. N*. a»
ia6 DE L'ÉTUDE
tentO')' aux clîeùx immortels (^^ ^ aux quatre élémens des œuvres de Tesprit toujoiu*s vivant C^, et , on diroit 9 à l'arbre de la vie et de la mort de la tradition indienne, figuré par un arbre posé sur un aerpent qui a la queue fourchue à angle aiguC4) • au serment de l'ami de Dieu qui soutient l'ordre dans l'univers (^) ; aux vœux , aux actions de grâces qu'il fait pour son renouvellement en versant des larmes ou de l'eau sur la maison d'Ammon et de NeithC^), le Dieu caché C7) et la sagesse divine; au service qu'il présente à genoux à laformk incorruptible, ineffable et invisible de la Divinité qui est retracée dans le crocodile W. Ce que le symbole a de terrible , est écarté par le bon serpent