‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 12 sur 24 · CO M. N · texte numérisé non relu

CO M. N

(0 Id. N^ 10. 4} et P. Pons^ dans les Lettres édifiantes.

t. XXVI. /''

(^ Dexkonjj^JPl. 127. N^. la. Hierocle&, 1, c. et Lettres snr les Hierogi*

C^ Nofi stillabis super domum idoli. Amos, vi. 16. EsEecfa.x^k. 4^* L^ prêtres indiens prenant de lean dans leur main droite , la jettent en Tair en invoquant et louant U Divinité; ou vers le soleil ponr exprimer leur reconnoisiâtaoey etc. Esquisses sur les Indiens, i. i65.

(0 Denon , PI. 127. ^®. 4- Verè tu es Dens absconditns. Isà'ie, XLT. i5.

O Abënepbiy dans Obelisc. Pamphil. p. 3o6. Denon , PI. 127. N^ i4* Les Esquisses citées , p. i3o.

DES HIÉROGLYPHES. id;

doAt il est couronné , au lieu de la plume A*ihis , qui avoit la vertu de rendre le crocodile immobile (*^ H parott que Fadepte royal , en suivant le précepte de Platon ettlHermës C'), lui sacrifie la cujHdité et l'orgueil , représentés par le membre de concupiscence et par un des attributs de la royauté, ou du triomphe ^ qu'on voit sur le char d'un roi triomphant, et ailleurs. U a aussi accompli le précepte qui ordonne de se dépouiller de toute passion corporelle, de tout vêtement; car, excepté le collier qui indique , soit la tempérance de sa vie C3) ^ soit son vœu d'obéissance ^^^ , il est nu comme les gnostiques pendant la prière :

comme ces figures de Psyché agenouiUée , gémissant aprëfr la participation de Dieu , qu'on a vue au temple de Tentyris»

La figure de l'âme , oude l'esprit, reparoit sur plusieurs autres avec le développement du sujet ^ du Lxxxiv^. Psaume de David. On la revoit aussi dans les scènes d'initiation, les voies du juste qui sont tracées sur les murailles extérieures du grand temple d'ApoUinopolis Magna , à Etfi^u C^^ : probablement celui oii étoit consacrée l'image

(0 Horap. n. 8i.

(*) Plato., de Lcg. it. CEclip. t. 3. p. lag. C) Monile temperaniiaey Telatt margaritic pura TÎta resplendens. Greg. Nyz.

CO Origen. in Gant. Gaat, (0 Denon , PL 5S.

laS DE L'ÉtUDK

d^Orus, à tête d'épervîer , combattant Iliippopo» tame avec un dard 0) • ou d'après Texpressioa greccjue, Apollon frappant Typhon de la foudre (^>. Nous avons déjà fsarlé des choeurs de danseurs que Norden a copiés sur ce temple , et de ' leuir signification. Ailleurs , nous avons exposé sa dédicace (^^ au soleil fit aux dieux du mémetenv' pie, du même trône e^ du même autel y doublement exprimée par de grands symboles et par des caractères linéaires, et conforme aux dédicaces grecques , qui eb sont des traductions sur plusieurs autres temples : nommément sur celui d'Apolli* nopolis Parva ^^X Là , cependant y Tinscriptioii grec(]pe dans le listel du couronnement de la porte : CUopdtre et le roi Ptolémée^ grands dieux y amis de leurs mères et amis de leurs pères, avec leurs enfans , au soleil tres^grand dieu ', et aux dieux ■adorés au même temple y semble être rendue )au dessous de ce listel y par le caractère du soleil et des dieux, et par les figures, dans la frise, de cette familk royale , revêtues d'attributs divins et de leur vénération pour les dieux et les parens. Le scarabée qui représente le soleil dans la pre-

(0 Dels.et Os. p. 371.

CO NigidlnsySpbaeraBarbai-ica, daas le Scholiast» Germanici. p. iio,

CO Leures stir les Hiérogl. Deoon y pi. 1x7.

C^) Id. PI. 8p.

niîëre dédicace , indique que c'est au soleil créstteur , à Orus, le roi du inonde , que le temple est consacré. Les états, les députés. représen tans de son empire , les principes et élémens du monde sont figurés à la porte de son palais , oii se tiennent certains dieux du silence divin ^ suivant Maxime de Tyr CO * oii les sujets attendent le» jugemens da prince , et oii sont représentés le» députés de Perse dans le palais de Persépolis. Les sujets d'Apollon sont représentés dans les frises desoa vestibule , qui paroit lui avoir prêté le surnom de OtfpfiCfOf y soit maître de l'entrée, et de la sortie, de la vie ^O : ou , en langue sacrée , Peor, Orphée , qui peut également signifier porte et bouché d'Apollon , sa loi écrite sur les portes C^). Us y sont rangés selon l'ordre des premiers vingt-sept hym* nés, ou 36o versets du rituel orphique , que nous avons aussi rapprochés ailleurs. des figures ou ins*

(0 Diss. ly oii il disUngue entre les dieux yisibles et în> ' TÎsibles.

CO Nigidios , dans Macrob. Sat. i. 11.

(0 C'est pourquoi Orphée, suiTant la fable, ^toit fils d'Apollon et de Calliope, Suidas , in t. Bel-Phegor, dit que Bel ëtoitlenom de Saturne, et Bel-Phcgor celui du lieu oîi son idole ëtoit placée , et oii Ton iniiioit à ses mystères* ApoUinaris, dans Cat» Graec. Patr« in Ps» cm, dit aussi que Fidole de Bal ëioit placée dans un endroit appelé X^egor. V. Num. zxin. a&. zziy. i5. J<m« zxii. 17. Deut«.

IT. 3. Pi, CT. 33,.

i3o DE L'ÉTUDE

criptions de ce tableau CO , que lès amaieurs Ses sciences secrètes réunissent à ceux de David , servant pour la cabale , . comme les* hymnes orpbiijues pour la magie CO , et qu'il faut considérer comme les vingt-^ept Hdf concernant Ormuzd et ses créatures , les chefs des êtres, qui forment la première partie du vendidad sacré de Zoroastre.

Nous avons observé dans nos es'&^\'& précédens , que le tableau hiéroglyphique ne correspond que par quelques traits principaux aux expressions des hymnes orphiques , soit que ce rituel ait été changé et paraphrasé par les Grecs , soit que la copie du tableau ne soit pas complète ^. En attendant l'occasion de la vérifier sur l'original , nous n'ajou* terons ici que quelques observations supplémen-» taires, propres à conduire l'attention de ceux pour qui il est également naturel de reconnoitre des symboles détachés de leur suite , ou des mots dé* tachés et transposés d'un texte. Ceux-là étudieront avec plaisir cette suite d'hymnes en hiéroglyphe - commençant avec Orphée , et comme Homère ^^ , par la nuit à demi formée [ chair et squelette] ; divine et terrestre [serpent et homme] 3 dirigeant les

(0 Leures sur les Hi^rc^I. p. ^5. Denon , PL i3i. N*. a. CO PicrMirand. Conclusion. xo6.

CO Lettres citées, p. 80.

CO 'Am!* *0/«»sk fiir ««j «trot «p;ef0t«i wm% rvxrif. Damasciui» Ilf {I àf ;(5r.

DES HIÉROGLYPHES. i3i

astres à son grë [tenant leurs symboles en ses mains ]. Le second hommage est pour la divinité du temple et du jour, Orus, Ouranous ou le Ciel, përe universel y vieillard de naissance [barbu en langes ] } partie du monde; le monde , maison des dieux; variable et céleste gardien qui porte dans ses mains la nécessité puissante de la nature : tDus attributs exprimes par des emblèmes d^à familiers y et éclaircis par l'usage qu'en fait Synèse dans un hymne reconnu aussi conforme à la doctrine indienne 9 que cette dernière aux chants orphiques (0. Le troisième et le quatrième parmi eux, accompagnent l'image du feu éthéré , puissant et créateur, brillant d'en haut; le meilleur élément ;-et celle du Protogone que le dernier conduit sous la figure de l'âme qui descend toute nue dans, la génération , et parmi ses préposés , qui ayant, pour la plupart, reçu des jupes, ne sont plus que des principes corporels , ou des qualités seiisibles. Sans la connoissance de leurs analogies secrètes , Pic de la Mirandole prétend qu'on ne peut rien comprendre dans les hynmes d'Orphée. C'est Phanès le caché et manifeste , qui a les deux sexes y qui est double et multiple, né d'un oeuf. Les cantiques suivans sont consacrés aux astres flamboyans du ciel , enfans de la nuit, qui condui-

CO Paolino, Anqaeiîl sur Oapiiek'hat« Sjn&. Hym. 9.

i39 DE L'ÉTUDE

«ent les mortels et donnent la vie, scax sept astres errans et à ceux qui se reilfernient dans leur car^ riëre elliptique ^ au soleil suprême , lumière céleste, illustre Titan, cpïi court sa carrière comme un géant, père de l'aurore par la droite , et de la mlit par la gauche, dominateur du monde qui roule l'immense sptiere y à. la lune représentée , suivant l'usage y par une femme un peu courbée CO , et saluée la sage vierge , la reine qui tout voit , qui veille et court la iauit , qui est environnée d'étoiles et qui a une marche rétrograde. Sont célébrés ensuite la nature céleste et terrestre , le grand tout , . composé des quatre parties élémentaires du mgnde, ou qui répondent à ses quatre élémens repr ésenr tés par autant de figures ^ Hercule le Titan , et le Temps , ou Saturne, figurés par le nom de l'étemel bon Osiris , et par son image semblable à celle de Pan à Panopolis ^^\ Ce chef puissant des générations, qui ensemence la nature, élevé son fléau vers la figure qui est comme assise au milieu du ta* ' bleau , et qui paroit être celle de Rhée à qui Orphée présente le parfum suivant , en la désignant comme tenant dans sa- main gauche les choses sacrées, le .. saint symbole^ et ailleurs, comme étant assise au

CO BasiMge , I. c. ir. p. ^yS.

C') Xevi ^ it«i êfif «ycAfui fMfm , X^iituMXxyi ri Jilu%%''-^\Kt&f» fuitcrermn r% l^^ SiAirf, etc. Stcphan. de Urbibus. Diod. Sic.i- , p. 33. Gui de Mendcs , ob Pan est Um^me qu'Osiris,

DES HIÉROGLYPHES. i33

Bulîeu ivL monde ^^\ Apres la déesse y les chefe des quatre élemens prototypes et immuables , Jupiter, Junon 9 Neptune et Pluton , obtiennent leurs n6ms de Dieu et roi tres-auguste , impérissable, de déesse, d'cii0r<y«/9 V^^ ébranle la terre, etc. Les hymnes câëbrent ensuite le tonnerre et la foudre de la même région supérieure , au bruit desquels les êtres s'éveillèrent à la vie; ses nuages et sa mer, son Nérée et ses néréides, ou les nymphes naïades, qui sont les âmes descendant dans la génération , mais qui remontent ici près de Protée à leur terre céleste , la mère des dieux , marchant à la suite d'Hermès trois fois très-grand et di* vin* Le tableau indique, de la sorte , le véritable sens des derniers hymnes orphiques de cette suite, adressés aux êtres divins qne nous venons de nom* mer , et dont le dernier de tous , le conducteur des ' âmes f monte à leur tête le mont sacré , oii il reconduit ces représentans de Tàme du monde , de ses principies , dont les images sont tracées avec leur théologie dans la frise du portique d'Apollon , k quarante colonnes.

Il paroit qu'une pareille place élevée étoît ré- , servée aux symboles des principes des choses diversement exposés dans les collèges divers des

(0 Platon, dans Phèdre, en dit le motif: Sola Yesta qoae ciiin terram firmam et solidam referret, merit6 pro ceteris diU ipsa soJnn sedeu

i34 DE L'ÉTUDE

prêtres C*). Nous ayons vu quarante représentant de Tunivers, et d'autres de l'âme , dans des frises des temples de Tentyris et de Latopolis. Dans la description que &it Aphtonius du palais d'Alexandrie et de la partie consacrée à la vénération des dieux anciens, dont les nomsdistingnoient chacune des entrées 5 du plafond arrondi embrassant l'im-mense tableau des choses; du nombre déterminé des degrés de l'escalier ; de ses obélisques et de la grande colonne au milieu de l'édifice y cet auteur . dit que les principes des êtres étoientexp'imés au sommet y oii ils sont aussi nonmiés dans les inscriptions chinoises d'une église. Nous avon^l aussi cité une tradition arabe à ce sujet. Porphyre , dans Eusëbe CO,et l'historien de l'Église , Ruffin C^, qui ajoute sçax détails d'Aphtonius, nous apprennent également avec quelle profîiàion on répandoit les symboles efficaces de la divinité sur les portes et sur toutes les parties des édifices, pour indiquer, sans doute , que le nom de Dieu y étoit C4). Il y étoit gravé sur des tables en forme de boucliers , appelés phylactères, dont le monument de Rosette.' ordonne la confeétioâ en or pour le temple ^e Ptolémée, tels apparemment que les mf aU/^r»p

(0 JamUic. L c.

(0 Pr.Ev.v. 14. i5.

CO L. a. c. 22, a3. 3g.

(0 i, Reg. Tiii. 39. Deut. xa. 5. ir. at;

DES HIÉROGLYPHES. iS5

boucliers votifs d'or , dont Hiram décora lé temple de Jupiter k Tyr CO , ou tels que les écus d'or du palais de Salomon. Conformément à cet usage » conservé par les mahométans , mais à la manière des colonnes de l'Ision de Tentyris, celles du temple d'Apollinbpolis sont chargées ^de ces noms di«* vins , ou bien des caractères de la miséricorde et . de la vérité (*) , ainsi que de la dédicace du temple, laquelle Inacbus fit mettre sur des colonnes du temple de la lune y par Finscription : à la bUnheu^ reuse lo qui nous dispense, la hmuère ^ et un des Ptolémées sur les colonnes de celui de Canope par ces mots : Btfa Z«r^pi ^^^ .Plusieurs versets de l'Apocalypse éclaircissent l'esprit de cette institution , et semblent même faire allusion , par le nom de Dieu, de la ville de Dieu , et le nom nouveau à inscrire sur une colonne , à cet attribut si fréquent , correspondant au verset du Psalmiste , Sol propug* naculum Deus, P'autres sujets de symboles, qui, dans la plupart des temples , couvrent ces différentes parties d'architecture , sont peut-être indiqués par l'avis que donne un platonicien , de graver le commencement de l'Évangile de saint Jean dans

CO Dion , dans Joscpb. concr. Appian.

(») Denon, PI. 57. N«. a.

(0 Un fût de colonne, tTOWfé àMilo, porte rinscrip* tîon : Fils de Jon, recois d'Ecphante ce monomenl pur ec sacr^, etc.

i36 DE L'ÉTUDE

les lieux les plus apparens des eglbes ^0 • par les colonnes imitant des palmes qui soutenoient le tom-» beau d'Amasis (^) , et par les expressions de Grégoire de Nysse sur le sens des colonnes , de leurs bases et de la beauté de leurs chapiteaux, désignant des raisons ou des lois y des dogmes inunuables, et la beauté de l'âme dans cette faculté qui pbtient la principauté^ sa purification y et tout ce qui appartient à l'administration céleste et spirituelle de la vie. Le plafond du portique d'Apollon , dont on n'a pas encore de copie , retrace probablement le ciel , comme dans des temples antiques aux Indes , à Tentyris et à Babylone, oii la vo&te surbdssée du portique du temple représentoit, en couleur d'or et azur , le tableau du ciel et les divinités du pays , et où les images d'Orphée étoient tracées • sur les murailles y dans d'autres tableaux comparés à âe$ tapisseries C^. Nous ayons vu des hymnes d'Orphée y et vraisemblablement ceux qu'on ap« peloit la théologie des images , exprimés , dans le portique d'ApoUinopolis, par différens caractères , > et par des figures qui y aussi vraisemblablement , sont les mêmes que Philostrate désigne par le nom de portraits d'Orphée , dans i^n pareil portique ^ également étranger à la Grèce. Car la plupart de

(0 Aaguitio , de Cir. z. 19.

(O Heiodot.

O) Fhilosuac. Viu ApoUooii^ 1. x. c. 8.

ces détails symboliques sont éclaircis par des passages d'anciens écrivains qui en constatent la sigai» fication.

Les copies du temple d'ApollinopoIis n'offrent plus rien de remarquable , excepté les caractères d'une frise , confondus en partie dans les ombres €e la gravure CO. Parmi ceux qui sont dessinés en plus grande proportion, on distingue le caractère de la Divinité , le globe ailé combiné avec un serpent , ceux du ciel et de la terre , le couteau qui forme et la main qui achève toutes les œuvres , désignant Dieu comme un père à qui il appartient de faire C*> , et comme le père du ciel et de la terre , le nôtre. Ces symboles sont suivis d'un nom auguste , l'ovale , à côté duquel est placé l'ornement de plumes dont il est couronné ordinairement , et qui exprime la glorification du nom. Viennent ensuite une espèce de borne qui figure ce qui est stable , et les traits de la barque que nous avons vue figurer le règne , le royaume de Dieu ^^\ On regrette de ne pouvoir poursuivre plus loin une pièce liturgique ^ s'ouvre d'une manière si analogue à la prière chal-

C») Benon ^ pi. 57; N*. ».

CO ùuik f« muninu nrnnm* Thixifv^ yà^ n maSii* Frag. Herm. if. to. * . •

'CO DenoD, pi. i3x. Nv r. x Barque, en songe^ est une * caogrcgaiion d'homme». Cardan, L i. p. i5a.

i38 DE L'ÉTUDE

daïque CO , considérée comme la plus ancienne de celles que les Jui& ont conservées , et de laquelle U a paru à D. Calmet CO que le Sauveur a emprunté des passages de l'Oraison Dominicale. Nous ne possédons des autres tableaux qu'un fragment présentant le Seigneur qui bénit et conserve C^) ^ et une frise dont les boucliers sacrés renferment la dédicace du temple au soleil et aux dieux y définis par plusieurs noms C4). Les symboles de la concorde , les faisceaux formant colonne , y sont établis au milieu des images de la Divinité solitaire , et de celle qui , élevée au-dessus de la matière y repose en elle-même entre le soleil et les dieux qui l'adorent. Le représentant des derniers étant le prophète législateur , on est tenté de reconnoître sur la tête barbue de l'autre , le vase de ce parfum que les rois d'Egypte portoient quelquefois sur la tête C^) , et qui prête une des images des agrémens de là concorde dans le

. (0 Dciu noster, qnï in cœlîs unicus es , stabilîatar nomân taum semper : regnam taum regnet super nos, etc. Drusiusy ex libro Musar, Talm , Hieros. Maaseroth, foL 5o. Col. 5. Maimonides in Thepbilloth , in Sota, cap. 19. j5. Wiuius, Ezercit. tn Orat. Dominic. it. 8. 3a.

(O Art. Prière , t. m. p. €94 <lâ Dicûoimair# de la Bible.

C,3) Denon, pi. 129. N°. 3.

(OId.pl. 1x6. No. 6.

(*) Hcrodot. H. 3o.

DES HIÉROGLYPHES. ^ iSg

Psaume cité à l'occasion de pareils symboles de frise CO.

Parmi les autres temjdes dont on a des détails > ceux d'Hermontis et de Philoe offrant des variantes des tableaux ^i décorent le plafond de l'appartement secret sur llsion à Tentyris ,indi(]uent l'exposé d'une même doctrine CO. Le plafond' au portique du grand temple de Philoe paroit la rendre à la manière des Persans, qui, pendant leur don^ination , entretenoîent garnison dans ces iles C^), et qui adoptoient , suivant Proclus , deux esprits antérieurs à râmé , dont l'un pour les idées de l'indivisible entier, et l'autre pour celles des parties divisibles : car un nombre de ronds sur le corps de la figure intérieure , désigne une pluralité de parties. Les couronnes qui distinguent ces esprits , et dont 'la troisième figure couchée de l'âme est privée, semblent aussi désigner cet attribut d'e^prit royal que Platon C4) ^ en parlant de ce même

(0 Sicnt nngaentam in capiie quod descendit inbarbam^ hftrbam Aaron. P«. czxxiii. 3.

(0 Denon , pi. lag. N*. a et 5.

CO Herodot. ir. ao. H paroît que les 6rec5 ont explique, selon leor langue , le nom Phil de cette lie , qni y dans celles 4e TOrient , signifie el<^pliant : animal symbole dun roi sage > constracteur de son tombeau , qui a donné son nom ans ties Éléphantînes , de Philoe et de rÉléphant^ aux Indes , distinguées par des tombeaux de rois.

CO PbUeb. p. 382.

i4a DE L'ÉTUDE

détail y accorde à Jupiter dans sa qualité de cause»' Des. frises de Philoe présentent , au reste , l'esprît divin et les dieux du même temj^e et du même trône CO , ainsi que des tables de dédicace avec des noms plus étendus , consacrés par le même signe de serpens qui , au premier chapitre d'Horapollon , désigne Téternité environqant Dieu C^\ De même que les inscriptions chinoises dont' nous avons parlé, d'autres rappellent Dieu qui a tout créé et qui tout gouverne C^) • celui qui gouverne tout avec miséricorde et justice C4) • car les sceptres, difieren^ de çeu^^ qa'ojÇL voit sur les colonnes du temple d^Apollon , sont ici chargés des symboles de cette double administration f et la clef du Nil ^ ou le tauj qu'ils environnent , étant surmontée d'une ellipse au lieu d'un cercle , e$t le caractère ie tout , du monde..

Un autre tableau de Philoe ^^^ , mais plusieurs fois sculpté en proportion gigantesque à coté des portes des temples et des palais , semble se rap^ porter à ane dé ces ùnages prophétiques de la puis^ sance de Dieu, qui tient les têtes des nations dans sa main droite } qui nous sauve eu tant de ma^

CO Denôp , pL i »6. M^ 3. i,

CO Id. pi. ii6. M^ 9. 6. 9. Fragm. Herm. xt. à. etPersitts , Sat. I aa. Pinge duos angucs , sacer ctl lociu^ CO Denon, pi. 1 17. N* 7^ CO H.pl. 117.N». 9.

CO Id. pJ. lao. N«. 7.

* DES HIÉROGLYPHES. tit

nîëres ; qui rendra heureuse la Toie oii bous mar« çhons; qui brisera la tête de ses ennemis, la touffe de cheveux du front de ceux qui marchent dans leurs pe'chés CO. La même image se retrouve dans le discours de Houd , recueilli par la tradition et conservé dans le Coran CO ^ ou il est dit qu'il n'y a aucune créature sur la'terre que Dieu ne tienne entre ses mains par la touffe des cheveux de son * front y pour les conduire par le droit chemin oii il lui plaît. C'est la voie désignée dans l'inscrip* tion qui , sur le mur extérieur du grand temple cle Tentyris , accompagne un tableau analogue qu'on retrouve aux Indes ^ , et oii Dieu tient des âmes enchaînées y dont il menace de briser la tête C'^^. Les commentateurs expliquent la pre-* xoiëre figure , semblable au symbole manichéen de celui .qui tient les têtes des élémens ^^ , par l'empire absolu de Dieu sur les créatures et sur leurs actions , dont il est l'auteur et le principe y de qui tout prend son origine ^ et oii il faut que tout se termine C^), La seconde figure est éclaircie par l'opinion des pythagoriciens sur les âmes im-^ pures , liées par les furies dans des chaînes indis^

(0 Ps. LXTiii. ao. aa. xxxtii. 3. Job. tx. 4* xii* x3..

C*) Chap. Houd.

O) AbrahaïQ. pK N*'. i. et tk

(0 Denon , pi. lao. N°. i.

(0 Saint Angostin contr. panst. 1. xy. ^»

<^) Herbelot^ art. Houd. p. 4^8»

i4i DE L'ÉTUDE

solubles CO • et plus encore par celle de la secte de Simon , q[ui pensoit que les âmes ont été conduites captives ici bas , et plaçoit hors du Pleroma des dieux qui , sur leur retour , les arrétoient dans des chaînes C»),

Les âmes conduites devant le Tout-Puissant par leur esprit gardien et intercesseur , sont représentées sur le trône du juge invisible , le trône de gloire , qui est un roc ^ : sur le rocher près de Philoe , taillé en forme de trône C4) dans le même esprit que le siège triomphal d'Adulis, dédié à Mars , ou que les sièges qu'on consacroit aux empereurs romains adoptés parmi les dieux, comme s'ils étoient présens et exerçoient l'autorité de jtiges. Cette circonstance achevé d'éclaircir le sujet des monumens de Philoe consacrés à Isis et à l'enterrement d'Osiris , oii la déesse elle-même établit , dit-on , le culte qui y a été maintenu jusque dans le sixième siècle de notre ëre C^^ y et oii ce trône taillé dans le roc , si près de la frontière , annonçoit aux nations que le Seigneur règne.

La même position des rochers de récriture , qui sont cojttés aux 67'. et 68^. planches de Denon,et

(0 Diog. Laert. Vita Pjthagor. p. aax. Jud. Epîst. 6« ' CO Mosheîm. Insiitat. Hist. Qirist. p. lia. ^ (0 I . Sam. n. 8,

(<) Dénon , pj. 1 18. N*». 6,

(0 Le Beaa , Hist. du Bas-Empire.

DES HIÉROGLYPHES. i43

qne Strabon CO a comparés aux Hermès grecs, servant à marquer les frontières CO , rend probable que , dans Tesprit des institutions patriarcales constamment observées^, ib ont servi dé monceixux de témoignage entre les peuples limitrophes CS) . qu'ils ont c'té établis témoins de ce que ces nations ne passeront pas Tune chez l'autre , qu'elles ne passeront pas ces monumens pour venir se faire du malC4)- que ces montagnes ont produit la paix pour le peuple, et les coteaux la justice C^5 \ que les paroles des traités y ont été gravées. Cependant, les premières inscriptions sont \x(3ff confusément copiées pour qu'on puisse BU juger ; et à la 68*^. planche , c'est encore la &2i^esse qui fait entendre sa voix le long du chemin sur les lieux les plus hauts, qui l'adresse aux liommes et aux enfans des hommes pour se faire connoitre CO. Car , dans la teneur des inscriptions^célèbres que rappellent les anciens écrivains , ainsi que par les symboles mêmes cités | et dans la même disposition des caractères d'un petit monument, déjà exph'qué, du Recueil de Caylus,

CO L. xviii. p. 1173.

<0 Pausaniasy 1. viii. c. 34. 35< Hesychias, 'Bp/bi«nt AtfH* C') Suivant Strabon, 1. c. et Herodot. nu. l'iJe de Pbiloe ^toit même commune aux Égyptiens et aux Éthiopiens. CO Gen. xxxT. 44* ^ui^* CO Ps. ixxii. 3. Job, V. a3« CO ProT. vm. I. 6.

i44 BE L'ÉTUDE

un enîant et un homme , les petits et les gran^^ y sont exhortés à veiller et à honorer les dieux: précepte exprimé par la chouette, symbole^ la sagesse comme des veilles , et par des plumes entremêlées des caractères de Dieu , le bon , qui garde la justice , qui sauve , qui bénit tous ceux qui le craignent , lés grands et les petits ^*^. L*en»- ÙLUt que les anciens cités ont aussi traduit par ceux qui arrivent à la vie , a distinctement cette valeur, puisqu'il marche un bâton à la maioL : ce qui partout signifie, venir.

L'ile voisine de celle de Philoe 9. également un temple , au fond du sanctuaire duquel est sculpté le grand nom de l'esprit étemel ^^^ySO compagne d'une tablette qui contient le nom du Seigneur, le maître da ciel et de ses deux régions , le gouverneur et artisan de la terre habitable r attributs qu'on retrouve dans l'inscription d'ôb^ lisque traduite par Hermapion C^), aussi^ien que celui qui suit du monde soumis k son créateur ^ au scarabée ailé qui descend' sur lui« Ce dernier est environné d'un côté de la clef du Nil , modifiée en caractère de toute la terre , et de l'autre de la plume des^ honneurs. C'est toute la terre qui honore le nom du Créateur , que ces sjmbolies ea-^

(0 Ps. cxx. iJ.

O) Denon , PI. laa. ]\<*. ^.. Lettres sur l'es Hie'rOgl. p. 5r..

v) Âôrwmr S'i^àaeui xfxri^iret — xeù uriçm .nf tuunn «ixevfAfnrf*

DES HIÉROGLYPHES. i45

vironnent , et qui doivent avoir ici cette valeur , d'après les analogies et des exemples , dans des pierf es gravées déjà décrites.

Le temple d'Herment , oii l'onadoroit Apollon et Jupiter , et oii l'on entre tenoit le bœuf merveilleux Pacin , consacré au soleil ^0 , est remarquable par l'exposé de cette fable , que Plutarque CO raj^rte comme la base de la mythologie égyptienne , mais qui n'est pas moins cachée sous les expressions d'un hymne auguste. Ainsi enveloppée , elle est tracée sur la face intérieure de la principale porte y dans des tableaux de la naissance des dieux C^, les saints des jours complémentaires , allaités par des vaches dans le bas , ou par des fenmies à tête de vache , et élevés par des nymr phes ; tandis que le sanglier ou le cochon , meurtrier d'Adonis et des serpens dieux des nègres , est chassé, conune aux fêtes de Saturne et de Cérès , hors des temples de la Grèce , balayés pour signifier qu'il falloit rejeter l'impureté et les vices ^^X Horus poursuit ici l'animal proscrit hors de la maison des vaches, ou du temple oii il tuoit Typhon avec la foudre que représente son

CO Strabo, p. 212. Macrob. Sat. i. ai. AEliao, de Anima]. XU,. II.

(•) De Is. ciOs.c. i3.

C) Dcnon, PI. ja6.K^4. 5.

CO Lucien.

t^ DE L'ÉTUDE

dard CO. Au-dessus de cette scène , les serviteurs du Seigneur louent et bénissent son nom , figuré par l'aigle , qui est environné d'une gloire de fleurs de lotus ouvertes et fermées , pour désigner la louange qui lui appartient depuis le soleil levant jusqu'au soleil couchant ^ qui est élevé avec sa gloire au-dessus des représentans des cieux et de la terre, de leurs nations; qui habite dans les lieux très-hauts , 'étant assis sur un carré trèsélevé , d'où il regarde au-dessous de lui , et sur le petit qu'on élève du bas au haut des trônes , sur la famille d'une mère joyeuse de plusieurs enfans , qui est aussi élevée , assise ou habitante C^^. Ses ministre^ assistans qui le louent , en manifestant sa puissance et sa bonté , sont les dieux immortels avec les démons, les héros élevés de réther et les âmes , rangés comme dans les vers dorés ; mais ceux du second ordre , aussi aj^elés juges divins , qui restent autour de Dieu ^^\ sont ici ceux qui président au soleil et au ciel visibles. Ils sont armés l'un et l'autre du couteau qui forme et qui divise , qui est la loi de Dieu , et auquel le second joint le compas ordonnateur. Le premier qui est chargé des deux glaives , est le même

(0 De Is. et Os. c. 6. ^ et Tlnscr. grecque de Rosette , lig. a6. 37.

CO Ps. cxiv. Basnage , 1. c. t. 3. p. 634'

i^) Hierodesy de Providcntiâ^ dans Photius« cod. a5r.

qu'on voit ailleuss ^') dans le caractère d'Omophore , ou de force qui "porte le soleil , dont le disque repose sur ses épaules.

Dans le tableau n°. 5 de la partie secrète du temple, cet Hercule égyptien C») reparoitdans le caractère que lui donnoient les stoïciens , c'est-àdire , le caractère de celui qui .bat et qui divise , et comme la force du soleil lorsqu'il échauffe et dessèche ce que la terre produit C^) • car , accompagné d'un chien comme s'il étoit à la chasse C4), il coupe les rayons de fleurs de lotus. Ce chien représentant l'armée céleste fait comprendre le sens de la fable , que, pour l'intelligence de cet endroit difficile , il faudra étudier en grand détail f en la rapprochant de quelques autorités citées au , bas de la page C^^, et de plusieurs monumens» parmi lesquels une pierre gravée dans Kirker C*). Jupiter et son aigle y sont environnés de ses ministres de paix et de guerre, de Mercure et de' Mars, dont la planète portoit aussi le nom d'Her-

CO Denon , PI. lai , N*>. 5.

0) On ledésigQoit, rorUirS^i imi /m ««fti*r tU/of Macrob. Sat. I. ao.

0) Dels. etOs. c. 36.

C^) Id. c. 6. 19.

(0 Id. c. 19. a3, 97. 35. 36. sairant Jambllc. I. c. i. 18. n. I. 7. T. 16. Gant. Gant. 11. i5. 16.

C<^) Œdip. t. 3. p. a48.

i48 DE L'ÉTUDE

cule le Titan , le roi du feu , tlief du monde et des astres ^0.

De la même manière que dans les mosquées des mahométans , les noms de l'esprit créateur du ciel et de la terre C*) • du trës-bon , le trois fois bon serpent ^^); de l'esprit protecteur du monde, des élémens C4) • de Dieu miséricordieux et juste CS)^ sont répandus sur les murailles de l'intérieur du temple : un de ces sanctuaires égyptiens dont parle Arnobe C^^ , comme renfermant les noms des anges , attributs de Dieu , de même que chez les Hébreux. La partie extérieure de la muraille qui en fait le fond , porte la nature , toute la terre et ses peuples, figurés par trois cynocéphales dévots qui crient après Dieu , avec la soif , de la girafe placée derrière eux C7) • iuiage dont nous avons déjà vu plusieurs exemples. D'autres détails de cet édifice sont aussi connus , ou trop dîfllciles à expliquer hors de l'ensemble des tableaux } et nous ayons déjà traité ailleurs C^ de

(') Orphée et Nonnus.

(0 Denon, Pi. Ia».K^7.

(») Id. N*». 4.

CO Id. N*. 6. 8.

(0 A la manière des Jaîfs, il parle du TOl de cet noms, f lit dans les saDCtnaires.

CO Denon, FI. laa. N«. 17.

C") LeUrcs8urJe*Hiciogl.p.65. Denon, PL iao,K".4*

Timage du prophète de Dieu , et de rinscrîpiîbn qui l'accompagne , le tout exprimant ses attributs s ex^ocator y vox rationalis et sajnenti's , acutus et omrùa prophétisons. Car c'est la traduction de ce tableau , conforme aux attributs de la sagesse dacs le livre sacré qui en porte le nom CO ^ à ceux de Mercure dans Homère CO , et à une formule c^e talisman consacré à sa planète par les Arabes C-^^ | qui ont conservé ces noms étrangers à leur culte y mais familiers aux anciens. C'est d'eux qu'ils les ont empruntés , ainsi que des monumexus d'Egypte , dans lesquels ils distinguent les morceaux de ce genre par le nom de talisman, ou phylactère , qu'en effet les Égyptiens eux-mêmes leur ont donné ^^X

On a des temples de l'Éléphantine un frag** ment de procession religieuse Ç^), et des phylactères sur les chapiteaux des colonnes , ou des tables de consécration à r Étemel bon Ç®). Les faces éx-

• (0 Sap. VII. aa. a3.

CO 'fifft»( l\ -iv^^iKvhXmH SmmTto, etc. On croit ce mot Cylienins dérivé de 7^^*^^ , ultima consummatio, dans Isaïe, X. 39.

(0 Kirker, Œdip. t. 3. p. 3. p. 77. et t. 3. p. 196* La valeur du hibou.

(O M agrizi , au sujet du Berbe dlkmio. Inscript. de Rolette. g|

C») Dcnon, PI. i33.N«. 3.

(®) Id.K*. 4» Lettres sur les Hie'rogl. p. 47*

i5o DE L'ÉTUDE

tërieures ef intérieures d'un de ces temples C') r^racent encore les cérémonies légales de l'ini^ tiation qui dévoient s'observer pour la prise de possession de la couronne , gagnée comme celle du ciel y et sur la même voie sacrée qui conduit auprès du demiourgue CO^ à la réunion aux dieux. La partie extérieure latérale-nord est remplie de peines et de travaux spirituels , toujours comparés au labour , qui se fait ici devant le Seigneur , ou son image. Dans l'ordre des cérémonies de l'installation des rois , tel qu'il est exposé par le scholiaste d'Aratus ^^^ , et exactement observé dans la suite de ces scènes , le protégé chéri des dieux, l'adepte royal , revêtu de la tunique religieuse , conduit l'attelage de bœufs en portant , ce semble , le }oug léger d'Apis ; ce qui correspond aussi à ce premier précepte mystique : supportez les chai* nés des dieux. D'autres détails des cérémonies des . mystères sont aussi bien observés dans les sacrifices , la coupe de Cycéon vidée , la couronne k rayons de feuilles de palmier imitant ceux du soleil , ainsi que dans le costume divin dont les initiés revêtoient leur dieu , en prenant la robe olympique , et les autres qui ont servi de modèle

(0 Id. p. 56. 66. Denon, PI. ia8.

(0 Jamblic , x. 6. •

(0 Voyez aussi Diod. Sic. Excerpta de TÎrtat. p. 594* 5î)5.

DES HIÉROGLYPHES. i5i

k. l'habit de pourpre des images divines , dont les empereurs* romains étoient revêtus à l'inauguration ^0. Parmi les pièces de ce costume est la couronne de serpent , qpe le roi seul partageoit avec les dieux ^ et la ceinture semblable à celle des empereurs de la Chine , qui est décorée de sept pierres précieuses, et de dix enfilades de pçrles entremêlées de cercles , de triangles d'hémisphères et de carrés : car elle est chargée des symboles du monde planétaire ^ et le nom m^z/itikat , appliqué au zodiaque , que les Orientaux en général appellent ceinture , lui est assigné dans un conte arabe non imprimé ^^^ , oii il est question de l'installation d'un roi d'Egypte , et de la manière de poser cette ceinture telle qu'on la voit dans le tableau C^). Le résumé des instructions que le prince reçoit sur le secret de Dieu et de la nature , déclarés consubstantiels sur les murailles de la cellule d'Etienne Bar-Sudaîli d'Édesse, est écrit , sur celle du sanctuaire ^) , dans ces termes mystérieux également conservés : La na^ turc se réjouît de la nature ; la nature cet victorieuse de la nature ; la nature domine la nature ,

(0 Apnlëe, Vopîscus, etc., cites par Urslnas, Anal. Sacr. t. 1. 1. I. c. 19. surGolat. m. 37. ' 0) La 760*. Hes Mille et ane Pïuils.

CO Dcnon, PI. ia8. N». a.

(O I^^^« 1* Analisc de Tlascr. de Rosette, p. 73.

i5a DE L'ÉTUDE

toujours figurée par la clef du Nil. Dans la scène N®. 4* 9 on la lui présente , mais en caractère de la vérité , posé sur celui du ciel. C'est l'expression d'Hermès que la vérité est au ciel; et l'offre de sa connoissance , avec la possession de la terire , de la nature , de tout en un mot , qui lui revient à la suite de la sagesse acquise. Au-dessus du monarque , on voit le cercle et l'oie montée sur un serpent , les caractères du fils toujours vivant du soleil, qui couronnent son nom encadré , lequel est accompagné de son titre, aussi encadré, d'auguste , ou excellent adorateur de la Divinité , que les dieux conservent. Les hiéroglyphes du nom , qui sont les attributs divins de boulevard puissant de la multitude , son mur de feu (0 , le Seigneur , le juste monarque , doivent être prononcés a la manière de ceux qui représentent le nom de Ptolémée , dans l'inscription de Rosette , et de la manière dont les juifs forment un nom, un mot nouveau , dés premières lettres de plusieurs autres. Ils pourront former alors le nom Armœus , Armais ou Harmesses , qui n'est peut-être qu'une variante de celui de Ramessés de toute une dynastie dans le Syncelle. On dit', au reste^ qu'un Amasis a été enterré dans un tombeau magnifique de la ville d'Éléphantine. Mais les conjectures seront toujours vagues et incertaines sur les noms

(0 Ps. XXTIIÎ. 8.

DES HIÉROGLYPHES. i5i

et surnoms des rois, qui paroissent avoir donné à Tryphon et à d'autres Ptolémées Texemple de leur adoption ki l'avënement , et qui en avoient plusieurs exprimés par des caractères constamment variés : conmie on le voit dans l'inscription de Rosette , et comme le prouve la grande va«» riété qui règne au su^et de ces noms dans les données des anciens.

On en a un nouvel exemple sur l'un des bas* reliefs correspondans dans presque tous les détails , qui occupent deux côtés de l'intérieur du sanctuaire oii le roi est introduit ^0. Une suite de colonnes d'hiéroglyphes posés dans le même sens que lui, commence par les deux cadres qui contiennent sa désignation d'auguste et saint adorateur du ciel , l'excellent boulevard de la multitude , roi de ce monde, etc. En ne lisant que la plume qui figure l'excellence avec le préfixe , Ph ^'^ , le boulevard que les Septante ont traduit par vérité, que désigne amen y et ensuite le serpent oph , on trouve le nom Phamenoph» L'attribut de maître de la terre , qui en eflFet est placé à côté , seroit supprimé alors dans l'expression des sons , comme c'est le cas dans plusieurs exemples pareils. On auroit donc ici le nom d'Amenophis Memnon , si vénéré dans cette contrée , et qui est rendu d'une manière

(0 Denon,PI. ia8. 5.

C*) Comme dans le nom de Ptolém^e.

i54 DE L'ÉTUDE

à peu près semblable sur ses statues à Thèbes. Quel que soit ce prince , il est fils du soleil et entre dans la maison du Seigneur , pour l'honorer et entendre la voix de ses louanges : comme le porte , entre autres , la suite des inscriptions au* dessus de sa tête , et comme cela est exposé dans le tableau même , oii il approche de Tautel da sanctuaire environné de victimes ^ de vases de libation et de parfum. Il offre lui-même ces prières des/saints; et la prétresse d'isis, sa conductrice CO , en élève d'autres qui sont représentées par une de ces figures d'hymnes et de prières personnifiées qu'on trouve dans les tombeaux , et qui , étant également marquée de caractères, confirme la valeur et l'emploi que nous leur avons assignés. L'objet commun des uns. et des autres, ainsi que des sacrifices, est retracé par les fleurs de lotus , emblèmes de la vie nouvelle , qui s'élèvent au milieu des victimes. L'invocation du prince est écrite au-dessus de l'autel , dans des colonnes d'inscriptions distinguées par le symbole divin du serpent , et dont les caractères sont dans un sens inverse de ceux des^ colonnes précédentes. Parle serpent, emblème de salut, et l'obélisque de lumière qui, dans la première de ces colonnes , accompagne le serpent , ordinaire représentant de Dieu , la ligne droite , le cercle et le bâton pastoral , il déclare

! (0 Scholiastc d'Aratot.

DES HIÉROGLYPHES. i55

qvLC l'Éternel , le Seigneur est sa lumière et son salut , son protecteur. Les lignes droites , le serpent et l'aigle qui, dans la ligne suivante , surmonte trois images , représentent le Seigneur qui surmonte ceux qui causent des peines à son adorateur. Car des idoles désignent , dans la Bible ^'^ , des peines et des travaux , sans ^ute parce qu'elles sont chargées d'instrumens aratoires qui brisent la terre et arrachent les herbes } et ces images étant celles dont on se chargeoit pendant la prière, expriment assez bien ces peines des adorateurs , que David portoit devant Dieu.

On trouve le nom des idoles sous cette acception dans un Psaume , et le résumé des premiers versets est rendu par ces deux inscriptions. C'est le 27*. Cantique de David , avant qu'il fitt oint , ou qu'il fût ceint , comme on traduit aussi ce titre apposé ou rétabli par les Septante , et pour des causes à eux connues W. Le caractère de l'élévation auprès d'un obélisque ; celui de la réception , la Croix grecque avec deux serpens , le cercle et trois lignes droites ; ceux de la terre de lumière; plusieurs autres symboles dans les colonnes sui-

<0 ?^am. xxm. ai. Non est idolam in Israël. Jerem. Li. 58.

0) Tanquàm prxco Psalmî est titains Psalmi. Saint Augustin , in Ps. 139. Qaid est titnlus nUi davis? etc. Hierosym. Prolog, in Psalm*

i56 DE L'ÉTUDE •

vantes , présentent une pareille conformité avec ces expressions : II m'a élevé sur la pierre ^O 2 le Seigneur m'a adopté : la terre des vivans, etc« Tout ce tableau d'un acte solennel tel que celui qui a donné lieu au cantique de David , ayant avec lui des rapports semblables, se trouve suffisami— ment éclairci ; il nous suffira de suivre le roi auprès du trône de Iliiéropliante. De même que Jupiter qu'il représente , ce pontife ne se fait voir au successeur de Bacchus , d'Hercule et d'Orus , qu'en se couvrant d'une tête de bélier. En l'accueillant, il en reçoit ce serment qui est la derniëre confession et assomption CO, et que fait l'adepte en levant la main. C'est peu^-être celui que faisoit le roi, à l'installation, de conserver l'institution antique de l'année C^^, et qui peut être exprimé par les caractères écrits dans cet endroit, le bâton pastoral , la clef du ISil , un triangle et la section inférieure du cercle montée sur des lignes perpendiculaires , etc. , mais qui désignent également l'ordre du temps et de l'univers , dont le serment de l'ami de Dieu étoit le soutien : la conservation de la terre d'Egypte et du peuple. C'est ici, et dans ce moment, que le prince

(0 Voyez anssi Ps. xl. 3.

(') Saint Jëi'ôme.

0) f^oyez Maib. xii, 8. Marc. n. a8, et Dan. m. Put»lût quôd posât mutare tempora.

DES HIÉROGLYPHES. iS;

initie reçoit rimposition des mains , le stigmate de son Dieu sur la jointure de la main au bras , et cet ornement royal qu'il n'a point dans les scènes précédentes , le Pscheni , dont le roi se re* vétoit en entrant dans le temple , suivant l'inscription de Rosette. 11 est figuré dans les hiéroglyphes de ce monument exactement tel qu'il est ici , ayant la forme d'une large dague, que le roi porte suspendue au cou , comme le faisoit Galba ^0 , et correspondant à la description que font les Arabes d'une arme pareille qui auroit été trouvée sur la poitrine d'un roi enterré dans les pyramides. Les deux lions , ministres gardiens des lois qui l'envi-* ronnent , développent les valeurs de ce glaive de justice , attributs de la loi C*) et de la souveraineté } valeurs étendues que nous avons déjà vues comprises dans son nom antique éthiopien. C'est aussi apparemment à ce moment qu'il faut assigner l'acte des adorateurs agenouillés , qui tirent le voile devant le saint des saints , placé au<«dessous du grand nom de Dieu, dan Ame barque que supporte l'autel. Il est distingué par ces caractères linéaires géométriques à qui seuls il étoit réservé de désigner celui qui est , le Dieu un et suprême , le maître de l'univers qui existe par lui-même C^^.

(0 Sueion. in Galbâ, c. it.

(0 GladituestlexDei. Ps. cxlix. 6.

CO AV- le Disc, du Hiéroph. dunsEu*èb. et Cl<fm. Alex.

le dépôt , de s'abstenir du meurtre et de tout mal , quoique indiqués par l'instrument de meurtre et le poisson , sont toutefois appliqués aux devoirs plus sublimes de Fimitalion des dieux , de la bienfaisance et du sacrifice de la haine et de toute sorte de passions : devoirs qu'il convenoit de dicter aux personnes qui par leur rang étoient audessus des crimes et des vices du bas peuple, et qui seules étoient initiées dans les hauts grades àR^ mystères. Leurs symboles sont même combinés de manière que les mêmes liens resserrent, dans l'ordre universel , la nature , les dieux, et les hommes qui leur sont unis.

Us sont expliqués,et leur sens est amplifié dans les anciens recueib de préceptes religieux et moraux, commençant toujours de même par les dieux et les parens CO , mais surtout dans les vers d'or pythagoriciens , dont les cpmme^taires de Hjiérpclès ont fait connottre «la valeur et la conformité avec la doctrîne égyptienne des mystères. Aussi est-ce conforçiémcnt à ces vers qu'on voit les cinq conor mandemens exposés sur le chambranle de I9 porte d'un sanctuaire monolithe du temple d'Apolli-

(0 Les Poètes gnopniqucs de la Grèce , Distiques de Gaton, Isocrate , etc. , tî «âmt xt>ivri x«ù tutman , m%yww» r^ir» furft êfW( , «pitrw ikt^i ^xtt^xvi S r« f wit » \ iA Tif f«»i» a^MP i^mk «9i/i»xi. PJuiarc. de Pbiiiidelphià , p. 479ii

DES HIÉROGLYPHES. i6i

nopoHs Parva (0 : sanctuaire obscur ôii le symbole de Dieu étoit caché dans les ténèbres , comme !e Dieu suprême d'Orphée, mais dont l'entrée aznonça ces lois , qu'ailleurs aussi il étoit ordonné d\'crire sur les poteaux des portes CO , et qui , à Artioche , étoient gravées sur des colonnes élevées au milieu du temple de la Fortune C3). Celte arche brisée a eu probablement la forme primitive du Kiabé de la Mecque , et qu'a aussi une autre copiée par M. Denon ^4) , dans le grand temple de l'ile de Philoe, et qui est couronnée des symboh» de l'esprit universel qui remplit les trois cieux , ainsi que de ces premiers élémens , les plus grand» des dieux et modérateurs de toutes choses, que les sectateurs de Taàut consacroient dans les tem-* pies, sous la forme de serpens ^^\ Comme k Alexandrie , ces principes occupent le sommet de l'édifice , en soutenant le soleil et les douze sphères ^^. Les deux c6tQ^ de la porte sont occupé» par des piques flamboyantes , remplaçant ce glaive qui est la loi de Dieu j et qui gardoit Tentrée du paradis.

Ces pques rappellent également les préceptes

CO Denon , PJ. ii8. N*. 3. 3. ABCD.

(■) Dcni. IV. 9.

O Aliatîi Fzcerpi. Graec. Sophist. p. 90.

CO Pl. 4i K». i.a.

(*) FmwI». Pr. Kv.

(^ ^itîxm, nixfîft. Diog. Laert* Viu Mcnedem, IV. 7-

i6i BE L'ÉTUDE

dont nous allons examiner les symboles sur le sanctuaire de Cous , et parmi lesquels on recon** noît d'abord ceux du temple de l'Eléphantine, qui sont répétés tous sans exception. Ils sont précédés de Tannonce : Ce sont ici les cinq préceptes de Talliance de Dieu CO. Comme dans le Papyrus- Cadet , ces commandemens sont indiqués par cinq traits , lignes ou règles ^^^ , mais qui , au lieu de la table de la loi , sont supportés par le caractère d'une arche , ou tabernacle , qui ayant , de même qu'en heT)reu , la valeur d'un contrat , d'une alliance , d'un testament, leur donne ce dernier titre du livre d'Orphée , sur les 3fio dieux C^). A côté sont les trois lignes perpendiculaires qui désignent Dieu trois fois un , que Porphyre appelle les trois rots. L'œil qui garde la justice est placé ensuite sous la table sacrée de phylactère , ou temphelim , gardien des paroles de la loi que , par cet œil , il est ordonné d'observer. Â la manière d'Hiéroclès , eette table définit la loi comme la force immuable du maître de la terre et du ciel , semblable au lion en repos : comme la force du Seigneur ijui garde l'entrée et la sortie y la vie des hommes

CO Voyez Dent. xxw. i.

(0 Si qnid in nobis curvum , si qnid toriuosum est : ab hajas regtdœ lined resecernur. Origen , in Cant. Gant.

narcbiâ , p. 104.

DES HIÉROGLYPHES. i6i

qui riionorent. Conformément au rang fixé par la loi , les vers pythagoriciens ordonnent dlionQ» rer , avant tout , les dieux immortels , et de garder le serment. La table sacrée sépare le caractère du Dieu suprême , placé avant tout , du serpent toujours vivant, qui accompagne huit traits sur une enceinte, trois vases, l'eau, un nouveau serpent et la carrière de l'entrée et de la sortie : le tout désignant les dieux immortels, les huit dieux orphiques , qui président aux sources des biens et de la vie. Le bâton pastoral et une plume , à la fin de cette période , ordonnent d'honorer ces dieux , et de garder le serment exprimé par deux hommes qui lèvent la main CO vers le monceau de témoins élevé entre eux, comme ces pierres devant lesquelles juroientles patriarches , les anciens Arabes et les Athéniens CO.^ et fm est le triangle , symbole de l'univers , dont Je serment forme le soutien ^^\ Ces caractères sont suivis de ceux des héros sublitnes de l'éther , et des autres dieux au-dessus et au-dessous de la terre \ que les vers dorés récitent ensuite. Ils sont

CO Gen. xiv.,a2. INum. xiy. 3o. Deut.xxzii. 4o. Ezech. XX. i5.

0) Hciorlot. m. 8. Pollux, Hcsycbius, HarpocratioA iav, AjI«' Poiyb. III. a5. Pliiiiiic. in Solon. 0pp. i. p. 93.

{}) (^esl ain»i que le dieu du serment éloit Jupiter e^x^ , Deus omnia coercens : ce qae signifie le sommet du triangle > caractère d'Usirif.

i64 DE L'ÉTUDE

désignés d'abord par le casque de ces héros , et de la vierge guerrière qui préside avec eux à rétfaier, à son ciel et à ses régions , marqués par le cercle et ses deux sections. Vient ensuite l'oiseau dominateur , qui préside en monarque à la carrière elliptique des astres , dont les esprits sont assis au-dessous de lui. Un caractère de détendue inférieure ayant ses bornes tournées en bas ; ceux de l'espace aérien, de la terre, des quatre élémeiw, et de la mer , que désigne l'oiseau de son nom , Jamim , sont suivis des sceptres des rois qui divisent le triple empire sublunaire. Ces derniers terminent la liste des dieux , dont il faut supporter les chaînes suspendues auprès du casque , tandis que le caractère de leur double fardeau ^0 est supporté j à la fîn^e cette période , par la houlette du gardien des lois.

Le faisceau de papyrus deux fois répété avec le sceptre à la tête de chien gardien , et avec l'homme qui porte à la main le bâton de gardien , avec l'œil qui garde , les plumes qui honorent , et le caractère pluriel , expriment ensuite le précepte de garder le faisceau de papyrus , d'honorer les parens dans tous les degrés. Cet article de la loi est séparé àes autres par deux anguilles , qui servent de signe de séparation entre les périodes du texte , dans ce monument et ailleurs ; car c'est

CO Nly<«f i?«j««k Pialo de Leg. xi. p. 971.

DES HIÉROGLYPHES. i«5

là la valeur de l'anguiJIe , suivant un tisage de la langue hébraïque CO , et Horapollon, ii. i o3. 9 qui en donne pour raison , que l'anguille n'a aucun commerce avec les autres poissons.

La terre éthérée , et la région supérieure des sources , attachée à la divinité bienfaisante de l'univers , dont elle dépend; le poisson de la haine et de tout ce dont il faut s'abstenir , placé entre la flèche de la mort et la croix , dans un cercle qui désigne l'âme , et par elle le sang CO • un nœud attaché au caractère modifié des dieux ^ parties du monde , et qui est placé auprès du sceptre de la force , qui tout domine au ciel et sur la terre , désignant le nœud de la nvcessité C^ qui enveloppe le monde ^^) , qui habite auprès du pouvoir C^) ) la divinité bienfaisante aux pieds de Fépervier d'Orus , qui préside à la terre inférieure de déclin , sous la protection plus éloignée de l'esprit de l'univers : tous ces caractères expriment le précepte : Liez les divinités bienfaisantes, la supérieure et l'inférieure , en les com-

(0 Scparàtîo , pro separatîonis signo. Nam« yi. 7.

(*) Gen. IX. 4. 5.

0) Macrobe, cl la définuiofi hermétîcpie dn destin rNe^ cessitas omnium c£uae geruntur, semper catenatis ncxibuâ juncta, '

W Tzprcssion de Pythagoreà

C^)' Hicroclès sur cet endioit dei yen dorés, et an sujet ^ la haine dont il fuut s'aUtenir.

tes DE L'ÉTUDE

mentant k ia mâniëre des vers dorés. Il est ultérieurement éclairci par un article de la loi que désigne une porte , mais sous le secret qu'or« donne Harpocrate , assis dans cette porte, aajlessus du vase inférieur terrestre', qu'il faut conserver égal au vase supérieur du serpent ailé , de }a vie spirituelle ; qu'il faut lier Fun et l'autre dans une même chaîne , à la tête de ces symboles , et qui , dans cet endroit , a bien la valeur de connexion entre le monde supérieur et l'inférieur , que lui donne Abénephi CO. Le bras avec la main au bas du tableau , est le' caractère d'action appliqué au triple lien et au bâton de gardien , pour former les verbes actifs , lie2 , conservez. Le sceau d'un caractère mystique de la même union est encore opposé à ce commandement mystérieux , combiné avec celui qui ordonne d'imiter religieusement les deux éperviers ^*). Ces symboles des dieux sont distribués ici avec le nom de Dieu qui est au ciel ^^fe-^yiiséricordieux et le bort , et autour de deux têtes des chiens imitateurs religieux des prophètes ^^ , qui , posées en action l'une il Coté de l'autre, par le bras actif qui les accom-

(0 Riikor, Obelisc. Pampbil. p. 44^* (0 Hieroi-lfs, 1. i. c. ao. Opiimè honorât Deam qui men- Van suam Dec kiinilciufadt.

(0 Horap. I. 39.

DES HIÉROGLYPHES. lOf

pagne , rappellent encore l'un agissant comme l'autre.

Le dernier précepte qui ordonne de resserrer Orus par la bienfaisance , en offrant des sacrifices vers les quatre plages du monde , est aussi bien exposé au-dessous de l'épervier sur un trône. C'est par le caractère du roi du ciel , enveloppé d'un lien , et accompagné de l'instrument dont on se sert pour serrer des nœuds, ainsi que par la maia ouverte de la bienfaisance ^0. Ces symboles sont suivis de ceux du toujours vivant père et roi de toutes choses, le Seigneur du ciel, auquel oa doit offrir les sacrifices prescrits dans un nouveau cadre. Le bâton à tête de chien gardien, de« vant le vase de parfum placé au pied du carac* tëre des quatre vents de ce bas monde, ouvert par un trou dans le nord , ordonne l'observance des sacrifices vers les quatre vents : ou peut-être même avec l'eicception du nord, qu'observent les Parses, en ne présentajït la vase de parfum qu'aux trois autres vents. C'est peut-être ce que signifient aussi les trois points placés dans la ligne brisée du koua chinois des vents qui couronne cette table sacrée de là loi , et que nous rêver-* rons , dans un abrégé des mêmes préceptes , tracé entièrement comme il l'est par les Chinois. Il est encore ajouté dans la table , que ces sacri**

(0 Diod. Sic. Zyrach. ir* 56.

fices doivent avoir lieu en honneur et observation des cinq commandemens de l'arche de l'alliance du Seigneur du ciel , dont le symbole est hors de la table , et termine l'inscription , oii rien ne paroit manquer. C'est un des morceaux hiéroglyphiques les plus intéressans qu'on puisse étùHier avec Pjthagore , Hiéroclès et tous ceux qui ont touche la grande maxime des mystères, sur le maintien de l'union et de la conformité entre Dieu et l'homme , le ciel et la terre : doctrine dont on vent ici les élémens antiques aussi simples que sublimes.

Les détails des différentes parties des templea que nous avons examinés d'après les copiés que nous en possédons, et depuis leurs masses générales, ou leurs murailles extérieures, jusqu'au sanctuaire le plus intime , le saint des saints , ont mis k même de se former une idée de ces édifices religieux, aussi-bien que du culte qu'on y exerçoit et de ses symboles , idée plus juste et plus étendue ^ue celles qui ont été adoptées jusqu'ici.

Il nous reste à visiter les ruines de Thèbes, que nous avons réservées pour les dernières , parce ^pe le peu de détails religieux qui sont copiés dans ses temples sont mieux exposés ailleurs , mais surtout parce qu'elles nous offrent enfin un passage à des sujets de ce bas-monde , historiques et autres , qui ornoient les palais-tombeaux des

DES HIÉROGLYPHES. r6g

rois cohabitans des dieux , dans une maison com« mune , dès cette vie , comme dans l'autre ^*X Les auteurs sacrés et profanes nous apprenent le pria-* cîpe de cette réunion de palais , temple et sépulcre, qu'on a imitée dans des temps postérieurs C^), qui leur a fait donner des noms hébraïques C/^) , et des caractères communs chinois ^^^ , comme aux églises Je nom royal ^^^ , et qui étoit fondée sur des vœux, ou sur les promesses des mystères^ sur l'exemple patriarcal d'Abraham demeurant avec Dieu dans la vallée de Mambré , oii il fut enterré , et oii Josué éleva une pierre en souvenir de l'alliance contractée avec Dieu^*). Le Psalmiste, et un païen , dans Âmobe ^^^ , nous font également - connoitre que le but de la consécration des temples étoit de voir les dieux de près , et de leur parler

* comme s'ils étoient présens. Le premier expose

* l'esprit de l'architecture des palais-temples d'Egypte en ces mots : J'ai demandé une chose k rÉternel ,

(0 Dîod. Sic. 1. 1. c. 66. p. i33.

(O À Spalatro et à Escorial.

(0 Os«e, vu. i3. Ezech. zx^m. i8. Isaïc, vm. i4»

(O Bayer, i. 32. 54. 55.

dO Basilique, de mU fitiaûJm» Spencer, 1. c. p. 333. 337* 340. Dans la Cassandre de Lycopbron , le temple s'appelle tv/aCoc > et dans Hésychius , M»«xnper , temple ^ sanctuaire et palais royal , de «r«(, tuJur^ , If os 9 iS«»<Mv(*

C^ Job. XX! T. 36. Apocal. xxi. 3.

CO Ady. Gentes, 1. vi»

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