‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 17 sur 24 · IV · texte numérisé non relu

IV

910 DE L'ÉTÛDÊ

Canope clans les premiers siècles clu christianisme* Ne pouvant pas en donner la gravure , il est mu* tile de s'étendre sur l'hymne qu'ils expriment.

Voulant nous hâter d'arriver à l'examen des grands ohélisques qui nous attendent y il seroit aussi mal à propos de s'arrêter longuement sur les caractères mal gravés et plus mal copiés de ces petites tables de la forme d'obélisques à sommet arrondi, qui, toujours chargées de' l'image connue du soleil , ou de la forcé qui la porte , annoncent que ces colonnes , ou bétuls , lui sont consacrés. C'est Tesprit divin/ sous l'image d'un jeune hom^ me nu qui porte sur sa tête la fage vieillie et barbue du soleil physique , et dans ses mains , des animaux divers du zodiaque , avec les serpens qui désignent le cours des astres qu'il dirige à son gré , en faisant triompher les puissances droites^ et en abaissant les autres. Un , deux , ^ même quatre crocodiles , sur lesquels il marche , dési-^ gnent , soit l'élément humide dans lequel marché le- soleil , suivant Clément d'Alexandrie ^O • soit ^ d'après HorapoUon , le lever , le coucher et les ténèbres des eaux qui sont les nuées de l'air CO, Ces sens varient d'après la disposition et le nombre des symboles. Le tout réunit souvent à Texifi^

(0 Strom. V. 3.

(0 Ps. xvm. 12. Eiiseb. Pr. Ev. m. 3. Bayer, m. 4ii* 4i3. Eau f tencbres , chaos y et Fragm. Henaec. i. 4*

DES HIÉROGLlfPHES. an

pression sublime du Seigneur qui abaisse les deux, et qui descend ayant les ténèbres sous ses pieds ^0, un tableau abrégé de l'administration de l'univers par le soleil et les dieux, dont les nomsj'ao abraxas^ inscrits en grec sur une pareille table ^^^ , indiquent le sujet général des inscriptions biéroglyphiques sur les autres. Il est mieux indiqué enr core sur un de ces monumens copiés dans Kirker C^ , par répervier du Trës-Haut ,.qui, d'un côté de l'image divine , surmonte le génie du mal , l'bippopotame ^^^ ; par les figures d'esprits célestes qui , de l'autre coté , dirigent le cours des astres qui en portent le symbole , et celui de la nature dans des directions opposées y par deux autres couronr nés du soleil et de la lune , dont l'un debout et l'autre assis, pour désigner apparemmentie lever et le coucher ; par les cinq dieux nés et céléln-és dans les épagomënes qui , au bas du tableau , sont assis sur les cinq plis que forme le serpent de l'année , du temps et de l'éternité , se roulant sur lui-même et mordant sa queue ^ par les animaux immondes que , dans ces jours de naissance des dieux , on chasse du sanctuaire 3 par les rapports de ce tableau avec le résumé fabuleux de la sagesse

(0 P«. xvin. 10.

0) Zoega,I. c.

(^) Obelisc. Pamphil. p. 46a.

(0 De b. et Os.

d'Egypte , et avec d'autres monumens , grands et petits , déjà expKqués CO.

Parmi cinq monnmens de ce genre dans notre collection , et qu'on peut ajouter à la liste que Zoega en a donnée , l'un présente sur le haut lei cinq dieux. L'immuable Osiris est à la tête des quatre autres en marche , auxquels se réunissent , Sur le revers , trois représentans du soleil , du ciel et de la lune , ou de Jao qui conduit une brebis : le peuple qu'il paît ^*\ L'inscription sur ce revers commence par les caractères du roi étemel du ciel , Orus , et des dieux éternels préposés au inonde ', dont les symboles suivent jusqu'à Mnevis et Apis. Celle d'un monument pareil dans Caylus C3)j s'ouvre par l'exhortation de venir se réjouir devant le Seigneur ) de célébrer le Seigneur du ciel et de la terre , Orus , le roi éternel qui sauve } ^ d'élever ses louanges en le confessant. — Il est élevë au-dessus de tous les dieux ; il tient l'univers dan^ sa main ^ et la suite , qui paroît être développée dans le xcv*. Psaume , sans insci'iption en hébreu , que les juifs soutiennent être composé par Moïse , et que l'Ëglise^ chante tous les jours au commencement des matines. L'Église patriarcale de Melchisédek et des premiers Egyptiens , qui ne

(0 Denon,Pl. ia6, ci-deuuf.

(0 Ps. xev. 7. ^

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