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(») Itl. i. lî. PI. a.
(0 Tzctzcs, XII. 406. Suidas, t. ««^«t.Scholîast. ad Aristophao. Ay. 6o4*
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mon ('X La Divinité y est célébrée par ses servi* leurs , sculptés en bas-relief au nombre des quatorze membres d'Osiris , et des quatorze chefi des planètes j dans l'hémisphère supérieur et dans l'inférieur , mais qui , disposés sur sept rangs autour des noms qu'ils honorent , sont présidés par un chef qu'on a ajouté , comiâ:e le quinzième cantique des degrés , et complétant le nombre des quinze rangs de lévites , et des chanteurs dans des chœurs du théâtre grec ^*X GrancT-prêtre de la nature , ce dernier a les mains chargées d'offrandes , et la tête , à ce qu'il paroît , de cinq obélisques colonnes de gloire. Les autres adorateurs, distingués par la mitre et le bâton en forme de tau de la prêtrise , lèvent le bras , ou portent des offrandes. Les deux réunis qui se donnent le bras , semblent représenter la joie et la concorde des peuples célestes , dans ce culte d'allégresse oii ils sont appelés à chanter le nom de Dieu , le trèshaut et le juste , le grand roi des cieux qui domine sur toute la terre , le Dieu élevé au-dessus d'eux et de leurs peuples, le père et roi de tous, le maître du ciel 'f le soleil que la terre adore en le contemplant ; la sagesse qui veille comme l'oiseau de ^uit sur les murailles flamboyantes éternelles du monde supérieur et de l'inférieur , qu'elle con-
(0 Pausanias, ix. i6.
CO Spencer, I. c. p. 673,
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tient : le cîel et les terres honorent le Seigneur,' élèvent la lyre de sa louange , des colonnes de gloire au Seigneur , le Seigneur , au soleil et aux dieux. Que Tunivers honore le Seigneur , le cheffort , toujours vivant , de la région supérieure et de rinférieure , le grand , — le — [ on ne peut* distinguer quels sont les deux oiseaux dessinés' dans cet endroit ] qui réside sur les routes éternelles des cieux 5 le Seigneur des vivans , qui verse au milieu d'eux et sur le monde habitable sa rosée vivifiante. Force et gloire et parfum , ou adoration , lui soient présentés par la région supérieure et l'inférieure de ce monde, d'oii l'âme s'échappe , comme un oiseau délivré , vers le roi' de la région céleste , et au-^èssus des sphères, veri le roi étemel du ciel qui exauce , qui tourne sa .face vers celui qui a son refuge en lui CO.
- Nous ne nous sonunes pas arrêtés à définir les caractères que le lecteur connoît déjà, ou qu'il saisira facilement après l'examen des grands obé-^ lisques dont on a de meilleures copies. Célui-cî a mérité notre attention dans cet endroit , à cause de l'exposé qu'il présente , eu grandes figures ; des parties de l'univers , les œuvres du Seigneur qui le célèbrent en portant hommage à ses noms. Ce sujet des obélisques , soit considéré en général , soit appliqué aux dieux ^ ou aux rois , est simplifié^ CO Voyez Ps. urn.
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mais rendu par des figures plus parlantes encore , sur un fragment de )a collection de Borgia y qui est gravé dans l'ouvrage de Zoega sur les obélis^ gués CO. La triple figure agenouillée et nue des peuples , des âmes , dans laquelle les hommes qui , dans leur trouble , ont quitté leurs habits pour se ceindre le» reins ^') , y lèvent une main , et touchent le cœur de l'autre , en célébrant la lumière et le bouclier céleste } la divinité qui illumine , qui bénit et qui protège. Les symboles du ciel et de la terre , le triangle et le carl'é , accompagnent aussi trois fois ces repr^ntans de leur hommage , le caractère de leur élévation répété comme l'éper* Vier 9 et celui de la justice , figurée par le lion qui repose. Le tout est terminé par le caractère de l'élévation qui accompagne la lyre , comme dans l'obélisque précédent , mais laquelle est ici tra-% versée d'un serpent , pour exprimer une louange immortelle , celle que les peuples du ciel et de la terre sont exhortés à élever à Dieu qui a fait r^* poser sa justice sur eux pour être leur lumière. En résumant le tableau de l'obélisque par cette expression prophétic|ue d'un spns profond , souvent rappelé et développé *d ans le i.xvii . psaume de David , on peut également réciter , sur ses
(O Isa'ie^ xxxn. 11. Circttmdate fauibus. Spencer, 1. e. p. 67 V
quatre Êices les répétitions de ce cantique , en variant le sens du symbole qui annonce la voie de Dieu et ses jugemens , avec sa justice et la crainte qu'elle inspire.
Ces variantes sont rendues sur ua autre fra^ ment d'obélisque de la collection d'Albani , copié dans la description de celui de Minerve , par Kirker, p. i36 , oii l'oeil sur un cube rappelle la Providence qui garde tout à la iois et illumifie la terre , et 011 la voie «Lu Seigneur est élevée sur le ciel 9 au-dessus du caractère duquel on a tracé un pied et le caractère de l'élévation. Un obélisque devant un pot à feu placé probablement sous un cœur , et un autre attadié au caractère de l'élévation devant celui de l'homme , peuvent •figurer la lumière élevée pour le monde , mais en ^snëme temps l'obélisque qu^m roi a élevé pour •faire connoître à la terre ^l'Egypte sa voie au ciel , devant servir d'exemple et de loi 5 pour Êûre ]>riller aux yeux des l^mmes sa justice et sei bonnes actions « afin qu'ils célèbrent le roi du ciel^ le juste et le sage qui préside à l'univers^
La patère sur le sommet d'un obélisque d'Axoum a la même valeur 'de bénédiction , rendue et reçue , que Fhomme agenouillé , puisqu'elle servoit , dans ie culte public ^ à une démonstration pareille envers la Divinité. La porte et les mu« railles , qu'on dit itre gravées plus bas , parois- IV. 10
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sent inâiijoer la dédicace d'une porêe dm ciel , âm teiaf^e auprès duquel l'obélisqne aurokëté élevé : k moins qne ce ne soit le vœn pour ^œ le Seî* gneur bénisse l'entrée et la sortie. On n'en peut f98 fuger d'après les simjrfes descriptions non acoompagnées de copie dn naonanicBt.
Un obéiis<pie trouvé dans les ruines de Belbeîs, couvert d'étoiles et d'un tableau dn ciel , n'est qu'une grande et simple expression de la fomuile qui reprMente l'univers annosiçant la gloire de son auteur ; dans les détaib de laquelle on peut entrer toutefois , en récitant les noms des étoiles et des consteUaiions l'un après l'autre , pour les appeler à prononcer cette gloire , dont If obélisque lui^mmie cet le syndM>Ie.
Nous avons asses ru de ces monumens im«nienses , exfwtmafit^ une grande pensée } et Ton jie peut douter que les. obâisqiies sans ins^ criptôon y tek que celm dn Vatkan , et plusieurs autres de la première grandeur , ne soienli aussi les principaux en rang élevés à l'Etre-Suprame , qu'il faut acforer en silence : ce qu'il? expriment avec la formulé , le silence vous loue , e* on vous rend les vœux C^^xCar ces symbofes de louaDge rappeloient ^ssi les voeux ^s rois qui tes avoient é!(fvés en image d'une colbnne de feu : comme
(0 Tibi silcntiitm lan>, etc* Pi. lxt. «,
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<tes autels de parfnm toujours aUuJaés , auprès des^els on rendoit ces vœux ^*î.
^ussi voit-on dâùB le Rectfeil dé €àyhis ^'), par« mi des autels-colonnes grecs d'une forme appro* chant dé celle des obiélîsques ^ ou doht là grosseur va toujours en diniînuant vers le baut , et qui sont charges des noms auxquels ils sont consacrée C^), unautreantelijg^tieii,de forkne semblable ^ et qui •est distingue par des biëroglypiles.n paroît doncque» de méiâe que les iif8cnptiota£^ des autels gfecs et autres C4) ^ ces Caractères retîfet'meii^ une dédicace , mais développée comûie celle des obelifiv^es, du )>lnsienrs , parmi eux, soiit téfétés dans dèè ins* crîptiotis rangées ffune même manière. Le plus «remarquable, sans doute, esl le éàdre ^Valé qui, dan»nnsèfî]Mion perpencKcnlaire de Fôiité!^ renfermé Te nom çi*oii>étrouve stù- robell^|iËie de So*this , au champ dé Âfârs. on croit qu^ C'est le isneme que Sésostris,. qui aiâroit porté le noiSÀ de l'étoile Skivs , par un principe reKgieux , et en imiti^on dé Vanôien monarque Osiris , le modèle des rois , dont le nom , suivant Plntarque , n'est au-
CO Votaqne pyramîdnm eebA»«olTaiitur'a4arâ8: Lucaîn, ^ Pline, Axmaiea Mtrcêllia , 4i^ cît^j et Abenephi dans Ridier, (£dip. t. r. p. 3^10»