O) T. I. PI
(0 Id. PI. ao.
O) Reineiius , Inscript. Antiq. Syntagm. Çlas. t. Scldcn , 4e Sjniedr. x. 3. p. -5^9.
tre que celui de l'astre de k.canicule , encore appelé SiriSj précédé de l'article o. L'inscription de l'autel est du moins une imitation de celle que le roi Osiris fit mettre sur un obélisque élevé aux dieux. La diificulté de discerner à qui des dieux ou des rois il faut appliquer les symboles des obélisques , et que les savans ont également trouvée dans la traduction d'Hermapion, embarrasse id dès les premiers caractères de l'inscription perpendiculaire. L'aigle monté sur une taUe carrée peut désigner le Seigneur à qui l'autel est élevé, ou bien celui qui l'a consacré. Il en est de même des caractères d'un nom auguste inscrit dans ce cadre. Us représentent un seigneur ou roi j par la Hgne droite 5 la première source des êtres par un vase traversé d'une ligne , et leur artisan par une hache 5 tandis que la désignation des temps'' divisés , qui est attachée au bas du cadre y forme j avec l'aigle qui la surmonte ^ le caractère du roi des siècles, qui change les temps et les sai* sons CO. Tout cela est applicable, sans doute, à la divinité à laquelle l'autel a dû être consacré. Mais les rois, maîtres des périodes ,rn'étoient pas moins représentés par une base et par une 'hache, comme des seigneurs qui formoient leur pays; et le vase traversé .d'une ligne peut atissi désigner un premier fils , le fils dont il est parlé dans l'inscrip^
(0 Dan^ II. af, .
DES HIÉROGLYPHES. aai
tîon d'obélisque cp'on a imitée , et qui avoît été ordonnée par le roi Osiris, fils du roi du temps, Kronus. Le papyrus et l'abeille qui sont placés au-dessus des deux parties de la sj^ëre , ou du tout y rendent ce nom de père et roi de tous , ou de toutes choséls , que les peuples se sont accordés à donner à la Divinité. Mais les rois d'Egypte prenoient aussi cet attribut sur les obélisques , et ces caractères peuvent également exprimer celui de trës-ancien roi de tous , que prend Osiris dans son inscription : car le papyrus représente en même temps un père, et le très -ancien comme les premiers pères (0. En suivant l'analogie de^ obélisques on peut toujours lire : Le Seigneur, le maître des périodes, le fils aîné du roi fondateur, le père et roi de tous, aux dieux immortels : à la ^ divinité , dont le caractère le plus générique, connu par l'inscription de Rosette , suit immédiatement dans celle-ci. C'est le serpent bon et l'oiseau miséricordieux , formant le nom béni dans tous les siècles j bon et miséricordieux, auquel faon-* neur est offert dans une inscription de Palmyre , et qui domine ici le ciel et ses parties , dont le caractère est placé au-dessous. L'épervier, qui lui succède, est le symbole de l'esprit, que l'inscrîp-
CO Dîod. Sic. et Horap. ii. 27. L'attribut, ancien momw tpWf d'an héros fabulcaxdes Chinois, est peut-être emprunté de celui d'Osirii.
tion d'Osirîs nomiiie aiuât^i après les dieux iatr mordis. Il est tâiénentement àéàgjaéj dan» cet endroit , par la défimitioa mystérieuse que Phérécide a donnée de Dieu, qui est le cercle y le triangle, le carré, 4a 1^9 9 le 4oat euji^tit. Ce dernier terme est rendu par la cirf du ISH > <^mr posée de deux caractères de tout, le cercle et la croix , ou le tau. Le carré est figuré a la chinoise, let le tout suivi des régions sublunaires et du ciel , soils le sceptre pastoral du Seigneur, qui dirige le cours dé ses canaux vers les quatre parties du monde qu'il fertilise ^ qu'il arrose d'eau. Car ks caractères mal copiés dans cet endroit, et qui semblent être précédés d'une éd^dle aussi mal tracée , ne sont antres tpe ceux qu'on voit sur plusieurs obélisques : le gouvertiail , an vase , la désignation des quatre parties du miqnck, et la charrue. Ils sont suivis de ceux de l'oeil, étemel gardien du mondes figuré par ht clef du Nil à cercle oblique. Suivent le hibou et un autre oiseau avec les caractères du ciel et de la terre , sur les** quels veille la sagesse , et peut^tre la miséricorde du Seigneur, créateur toujours vivant de la terre, désigné ensuite.
- Pour tout ce développement , l'inserîptioA d'Osiris ne porte que les noms seub du ciel et de la terre ; et celui de la nuit, qui pourra bien être représentée par l'oiseau de nuit combiné avec le
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caractère qui l'accompagne , et qu'on voit attaché à celui de l'aurore sur la base de h statue de Mem* non. Le scarabée précédant kt vautour, qui à son tour est placé d^ant le scarabée, sont les deux caractères de Yulcain et de Minerve , de Phta et de Neith , définis comme les principes mâle et fe-> Bielle de la nature, par Horapollon, 1. i. c. 12. L'inscription d'Qsiris porte le Jour et l'Amour^ père des être» qui sont et qui seront. Lé dernier pourra être figuré par l'oiseau qui préside au gouvernail, à la direction des eaux distribuées pour fertiliser ^ car leurs caractères sont répétés , et , à ce qu'il parolt , avec deux vases qui , placés avanl et après les symboles de cette distribution, pourront désigner les êtres passés ^ futurs.
L'oiseau posé sur l'ovale inscrit d'un nom , doit
se rapporter au roi qui a âevé l'autel, et dont le tiom est figuré par l'oiseau de la sagesse couronné de la terre , préposé aux hommes et veillant à h Voix céleste des astres , à laquelle préside l'étoile de Sotliis. Ces caractères , en qualifiant le roi par des noms divins, peuvent anssi exprimer le son du sien propre : comme cela est observé dans l'inscription de Rosette , pour le nom de Ptolémée. Peut-être cet oiseau a-t-il, en égyptien comme èiï grec, le nom Othis, ou bien Thaiistus , qu'on dit désigner une espèce particulière d'épervier. Peut-être est-ce le nom du maître de la terre „
334 DE LÉTUDE
Olhisy Se-TorOthis , Sesoosis, qu'on a vould exprimery et qae Diodore donne k Sésostris et k son fils, à qui le OMniziencenient de l'ûiscriptieD semble assigpier ce mcMniment qu'il a pu élever dans un temj^e fondé par son père CO. Ucsû oIk servateur de la justice, le serpent de la vie ^ la colonne de^ Imniëre et le chef de la terre y qui terminent l'inscription, pavoissent exprimer que l'observance d'une vie juste est la lumière de la terre; que -ia colonne d\és€rv€mce a. été érigée comme celle d'Osiris, en souvenir de la vie juste ilu roi y servant d'exemple , de lumière et de lot j>our la terre ^*).
L'inscription .qui occupe la partie supérievr^ de l'autel , encore plus fruste et mal rendue que la précédente, en répète les caractères avec des Varîaittes. ï\ faut commencer la lecture Je la copie au milieu dû fragment supérieur, par le même oiseau qui est à la tête de l'autre inscription. La hache est ensuite rem{Jacée par un couteau , et l'épervier symbole de l'e^rît par une variante du nom si fréqu,ent de Dieu soleil et défenseur. Dans le fragment inférieur est figuré le )naître du monde, adorateur des dieux et destructeur des ennemis de l'Egypte , que représentent trois de ces oiseaux qui en détruisent les
(0 Les Arabes Fappclkiit Todi.
CO Isaïe, Li. 4*
DES HIÉROGLYPHES. ïa5
Mrpens. U'parott qu'il faut aussi rapporter au roi kfs caractères de la direction de» eaux devant là sagesse créatrice du ciel et de la terre, que sertie fils du soleil. Il parott que c^est en vue de la vie nouvelle , puisqu'on voit à la fin de ce fragment et au commencement du supérieur, qu'il faut y joindre la fleur qui se lève et le serpent , qui en for-* ment le symbole composé. Le hibou, le soleil, l'oiseau avec le serpent et les caractères djes hommes et des dieux qui .terminent l'inscription , pourront bien désigner la nuit et le jour, et le père des hommes et des dieux. Lr'imitation des modèles les plus anciens ayant été une loi fondamentale et religieuse dans les institutions égyp^ tiennes,. le sens^ le plus aj^rochant d'un texte an* tique doit toujours être préféré. Le monument intéressant qui a suggéré ce rapprochement avec la colonne-autel élevée , dit-on , par le fondateur de la société égyptienne , et les obélisques déjè décrits , faciliteront l'examen des autres monu** mens^de ce genre.
Nous commencerons toujours par ceux d'une grandeur moindre , transportes à Rome, copiés dans r(£dipe^de Kirker CO, et connus sous les noms d'obélisques de Médicis, Monte-Cœli et Mahuti. Ils se ressemblent tous par les noms divins à la gloire desquels ils ont été élevés : par ces
saG DE L'ÉtUDE
stemnïaia des dieux qu'Athanasia ordoimoit ^ graver «ur de pareilles coloimes. Au sommet qui désigàe la qplendeor des cieux. CO, et suivant ieft numéros apposés par Kirker, dont uous profite*, rons , la sphère et le scarabée image vivante du soleily N°. I , sont à la tête de deux boucliers s^ çrés contenant les noms divins qu'Hermès nous apprend être les principaux. Au N*. a ^ c'est encore sous la sphère de l'Étemel , la massue de Mithras à tête de chien, le sceptre du Tottt-*i Puissant , le roi de toute la terre , le nôtre f N.** 12; car le sceptre désigne le pouvoir , le roi| et la tête de chien, cynocéj^ale, tout, toute la terre. Il est posé devant une image àe la Dîviniti immuable , bienheureuse qui tient les confins de b
terre dans tes sftains , au N^ ïi. Aunlessous i FÉternel , le soleil descend dans le désert de Fabime en serpent qui se tranj»forme en échelle pom*' en faire rémonter , N^. 1 3 : attribut de libérateur qui constitue toute l'inscription enca-* drée d'un canope à tête d'aigle ^^^. L'autre bon* cher renferme , au N^. 3 , le soleil et ks di^x du même temple, doiit les images assises sur un même sanctuaire, N^. 17, r6, forment ensemble la représentation de ce Dieu qui est tout , suivant l'observation des Fragmens Hermétiques sur les
CO Isidor. Orig. 1. 18. c. a8.
O Kirker, CLdip. t. 3. p. 4^5t
DES HIÉROGLYPHES. * pa;
noms de Dieu le père, le ban. Ces deux derniers sont figures, aa-^dessous des images, par le papyrus, N^. 20, et l'ancien caractère chinois du bien , connu par l'inscription de Rosette , N^. i g , I S. On peut comparer aux attributs, roiseigneurs [dans le pluriel] , ou à ceux de l'Éternel, le fort , le grand , le grand roi pardessus tous les dieux , Jéhovah Sahaoth , Jéhpvah Tlobim , les noms corn* pris, dans ces deux boucliers qu'on retrouve partout , et nommément dans Caylus sur un fragment d'autel qu'embfasse un adorateur. Cette prconstance, les caractères de seigneur et roi du ciel qui accompagnent les premiers, et le cair^tère couché sur l'autel qui est rendu entière-^ PfUt ç^s^çjTffiç 7)isur-Jà au sosaounet des obélisquei
^é nous examinons, sont de nouveaux indice^ que ces derniers étoient aussi considérés copimt des autels qu'on embrassoit en faisant des vœux ^ et peut-être en adorant^ car c'était là un acte fjmboh'que du refuge auprès de Dieu.
Après la désignation de la Divinité à laquelle l'obélisque est consacré, vient celle da roi qui l'a •élevé. Elle est séparée de la première , soit , dans }'obe1isque de Mahutaei , par une ligne droite , symbole ^4*oi; soit, dans celui deMédicis, par l'étendue inférieure indiquant que les emblèmes placés immédiatement au-dessous concernent ce bas^monde. L'oiseau N°. 4i couronné de 4a mitre
du pouvoir royal , désigne donc un roi possesseur de la terre d'Egypte , pieux envers les dieux et juste envers les hommes, ou bien qui adore le Créateur. C'est ce qui est indiqué dans le cadre que monte cet oiseau, par le veau d'Egypte, K**. 5 , et le bras étendu , chargé -de l'emblème Ae la propriété , N^. 6 , ainsi que par la charrue et la figure N^. 7 -, soit de Dieu adoré aprhs lequel marche le roi juste , soit d'un adorateur auguste, juste dominateur dans la crainte de Dieu CO. Le sceptre-charrue , N°. 8 , derrière cette figure assise en contemplation , désigne par rapport à la Divinité les travaux de la piété , les peines et les souffrances ^ et par rapport aux hommes , im roi juste de cette justice qui . en arrachant le manflis^ fait prospérer le bon, et qui coopère ^ec la clé* xnence du sceptre pastoral. Cet instrument dans la main de Dieu opère la création constamment représentée comme un acte de justice. Étant remplacéj sur la troisième face de l'obélisque de Monte-Cœli, par le scarabée, symbole de cré»teur, et comme lui posé devant l'adorateur à tête d'aniinal , sur la quatrième face du même monu«- . ment , il se peut que cette combinaison désigne le roi qui adore le Créateur. . '^ ^^
La ouatrième face de l'obélisque de Médicis porte pour variante dans ce cadre l'attribut du
CO a. Réf. zxiii. 3,
DES HIÉROGLYPHES. ta^
MoQte*Au«ciel CO, du fik de la rectitude , de la pu«< reté qui monte au ciel, figuré sous les N°. 7 et 8, par l'échelle de iiége , l'hémisphëre supérieur et Toie surmontée de la ligne perpendiculaire, note de pureté. A la seconde face de Fobélisque Mahutaei , le ciel est figuré par la sphère entre l'oie et récheHe , conune on diroit , fib de l'ascension céleste, de la résurrection.
De même que Ptolémée dans l'inscription de Rosette, à laquelle celles des grands obélisques ont servi de modèle , ce roi est qualifié de maître des périodes de trente années. Car la base, carractëre de maître, est suivie, sous le cadre , d'unr caractère visiblement varié de ces cordelettes ayant des fils suspendus en guise de frange , qui ont servi aux comptes en Afrique , en Amérique et en Asie, et dans lesquelles des nœuds, remplacés ici par des lignes de traverse, désignent l'unité, la dizaine, etc. , en remontant du bas en haut jusqu'à cinq nœuds, ou cinq lignes que nous verrons ailleurs, et qu'on a déjà vues au dessin de ces cordelettes dans l'inscription de Rosette CO, On n'a tracé ici que les deux lignes inférieures ^ notes des unités et des dizaines , puisqu'il ne s'agit .que de trois de ces dernières , désignées par les trots
CO Ascensor cœli. Isaïe, xiy. i3. Dent, xxxiii. 26. Pcov. jLZx. 4. P*' Lxym. 19. 3|. s. Sam. xxiii, 3. 4< CO Lig. 9, »•. 8.
a3« DE L'ÉTUDE
en témoignage des devoirs envers Dieu et les hommes, accomplis par le roi, excellent adorateur de l'Éternel un [seconde face , N^. ai], c{ui porte son offrande devant la Ùlcc de Dieu sur la ^lontagne, 22« 23; le Seigneur de tous lescienx, 23 « 24 — 27; au Tout-Puissant, etc., dont le nom est .encadré comme cî-dessus, 3o — 34 > 1^ roi saint^ le seigneur roi qui habite la maison du Seigneur , ou pour lequel on exprime ce vœu par le tableau final au N®. 35.
La troisième face représente le fils du roi et du ^leil, vase de pureté, 21 — 24.; adorateur de l'Étemel un qui a supporté le joug des dieux du ciel , 25 — - 3o ; qui, au nom du soleil et des dieux etc. comme ci-dessus , 3i — 35 , a posé l'échelle' céleste et le tabernacle du Seigneur. A ee premier précepte des mystères, la première face ajoute le «econd9 -également accompli par le fils du roi qui, ayant gardé le papyrus^ honoré Jes par^», monte J'échelle céleste pour adorer la face de Dieu, 21. 28, le .Seigneur, le Seigneur du ciel, l'Eltemel, etc. ; pour habiter la maison du Seigneur 29. — 35« Ia quatrième face termine la dédicace que fait le roi, 27, adorateur de la sagesse, Se^-othis, SoAix^ ùaSe-ihaust^fevLtf^ire Sethos, Setboosis. 25. 26. Il la fait aux gardiens toujours vivans des cieux , 21. 23^ 24^ 28 — 32; au nom du soleil et des idieux à qui il élève Tobélisque et le temple, 32
DES HIÉROGLYPHES. a33
•^ 38. L'ëthelle étant accompagnée d'une manière de gouvernail, remplacé, dans un endroit de l'obélisque de saint Jean-de-Latran , par le bâton pastoral d'un conducteur, on doit traduire, peutêtre : Il a dirigé, disposé des ascensions CO, d'après l'expression sacrée d'un hymne célébrant le bonheur de ceux qui peuvent se trouver dans les tabernacles de l'Étemel : car on voit que l'obélisque dirigeant les vœux et les pensées des mortels vers le ciel , oii ils dévoient monter par les vertus dont l'expmple du prince faisoit 'une loi CO , a été considéré comme une échelle du ciel , qui le repré^ sente dans cet endroit : comme cette échelle de Jacob qui donna lieu à l'élévation d'une pierre pour annoncer la maison de Dieu et sa présence. On voit aussi par-là que ces monumens ont pu servir en même- temps de dédicaces , de tables de loi et de cénotaphes , tels que celui d'Osymandias dans son tombeau , ou , d'après le modèle a^ntiquedéjà cité de la colonne d'Osiris, il<éto(t représenté comme faisant des offrandes aux dieux en témoignage de ses devçirs accomplis envers Dieu elles hommes*
Ces tableaux varient sur l'obélisque. Mahutaei.
<0 Ps. tXXXIT. 6.
(^) Componitar orbîs — régis aJ excmplum. Nec sic inflcctere sensns— 'humanos edicia Talent, quàm yita regca* tis. Qaudian. Panegyr. ly. Honorii, y. 299. .