‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 24 sur 24 · IV. i · texte numérisé non relu

IV. i

^i)o DE L'ÉTUDB

de Dieu et du roîpossessejor d'Égjpte , maître des périodes de trente années, y sont anssî répétés, et entremêlés , sur la partie septentrionale du premier , d'autels , de drapeaux ou agnes , d'échelles du ciel qu'élëve aux deux éperriers- , au soleil et aux dieux , au dieu* miséricordieux el bon , le roi juste et pieux q[ai "Lcmore lès parens et adore les dieux présens dans le monde , et les autres , en supportant leur joug, E. F. G. de la copie de Kirker , qui , au bas de* cette &ce septentrionale , porte les honneurs , les obélisques figurés par des plumes , dont le roi orne la ville du soleil ; que consacre le roi Ramessës au seigneur soleil; qu'élëve le roi juste et fort et bon en signe de sa piété envers le soleil étemel. Le roi bon et fort a consacré le temple de tous lés dieux. Sur le fiait de ce côté , le juge miséricordieux , placé sxxx un trône I et auprès .duquel on imonte par l'échelle du ciel , est répété deux fois; et 1» seconde , avec les caractères du fils du soleil Ramessës , dont le Aom est renfermé dans trots bouches du Seigneur, tables de consécration de l'obélisque, une grande et deux moindres , comme celles qui forment le caractère chinois d'une loi , et comme lliiéRH glyphe de décret dans l'inscription de Rosette. Elles ont une valeur analogue dans cette exprès sîon do la GGO^sécratif^ des obéUsques décrétés et élevés en lumière de la terre. G#ttç G^Bclusion de

plusieurs inscriptions d'obélisques est répétée sur les quatfe £»ces de celui-ci , oii d'ailleurs des obélia(pies , des lyres ou des sistres , des autels , Aes bonnets ^ des plumes, tous les signes d'honzteuts , accompagnés de celui de l'élévation y indiquent au premier coup d'œil une formule de dédicace, tant de l'obélisque ' que du temple et du sanctuaire. Car ces derniers sont ajoutés sur la face occidentale P. Q. arec la figure du roi qui , «levant les bras vers le ciel , en fait offrande en témoignage de sa piété et de la justice qu'il a ob^ «ervée. Sur la Jaée orientale F. G. , on voit que c'est aussi pour l'âme de ce roi qui s'envole du )OUg de la création comme un oiseau délivré , après avoir accompli tous ses devoirs d'homme et de prince envers Dieu et ses sujets , dont l'exposé pompeux , pour l'exemple du peuple , forme le^s titres d'honneur du roi sur cet obélisque , au lieu des faits guerriers rappelée à la gloire de Sésostris et sculptés en relief sur le sien. On voit , au reste, par le hibou si souvent répété , que Ramessës , auteur de l'obélisque , doit être, en effet, celui qu'on a supposé le fils de Sésostris, qui portoit le même notn Sothis ou Sethoosis.

L'obélisque de Salluste et le Flaminien présentent , dans le pyramidion , et après les symboles du soleil et des dien% , ou de l'éternel esprit et des puissances droites et gauches ^ de Diçu sur son

trône de Juge qui décore le premier , le sphinx dans la présence du Très-Haut qui abailâonne le règne à là piété et à la loi qu'il représente. £n «signe de cette piété , afin que les peuples connoissent Dieu et gardent ses commandemens ^*\ le roi agenouillé au-dessous de Temblème qui en fait souvenir, présente à la Divinité lliomniage des obélisques. Ils sont dédiés d'après un décret religieux que contiennent les formules de dédicace inscrites sur Tun et sur Fautre , et terminées par le triple caractère d'un décret qui renferme les mêmes symboles à peu près que dans l'inscription de Rosette. Le sommaire de la dédicace des obélisques et des temples est répété au bas de ces colonnes , oii le roi agenouillé devant la Divinité , comme sur l'obélisque du Cbamp de Mars y lui fait offrande du temple sur le côté occidental du Flaminien , et sur le côté méridional de celui de Salluste ^ et oîi il lui présente l'obélisque qu'il a institué en écbelle du ciel , en gouvernail , direction ou conducteur des âmes vers leur source , en lumière de la terre qui Téclaire sur la vie renouvelée perpétuelle. Les symboles appliqués k l'obélisque consacré présentent ce sens au bas du côté oriental du Flaminien , et plus distinctement sur le côté septentrional , mieux conservé , de celui

(0 Pcyez la conclusion de la formule, de dédicace prononcce par Salomon. 3. Reg. tui. 6f .

DES HIÉROGLYPHES. a^

de Salluste dans la copie de Zoega. Il y est ^clairci par le bario sauveur qui transporte au ciel l'âme du roi marchant au-dessus des étoiles pour entrer dans la miaison des rois ses ancêtres , ainsi que par un nouvel emblème de l'âme , la tête royale semblable à celle d'un Ptolëmée sur ^% médailles , et qui a posé son trône à côté de ï' aquilon. Les caractères de lumière de la terre , placés entre \e$ étoiles de l'ourse , qu'on prétend n'avoir pas été connues des anciens^Égyptiens , sous la figure de cet animal , ajoutent le dernier trait à l'apothéose morale d'un roi dont la \tne qu'il prend au ciel sert d'exemple et de lumière à la terre) voie qui est celle de l'accomplissement des préceptes des < mystères , des 'devoirs de la piété et de la justice ; et la philosoj^e même désignée par ce nom de voie qui conduit au ciel. Elle est exposée sur le corps des obélisques avec plus d'étendue , mais de la même manière que nous avons déjà vue , et par les mêmes symboles jdes préceptes mystérieux , de chaînes des dieux supportées , de papyrus gardé , de l'œil observateur de la pistice , des vases du culte , des obélisques des autels et des temples 5 par tous les emblèines auxquels la tradition et l'artifice de la langue symbolique attachoient une doctrine entière , mais en supprimant alors les sons y comme dit Jamblique y pour ne plus s'attacher qu'au $en$ caché.

a^ DE L'ETUDIE

Le résumé lOHimaire dent nous venons'^ parler , çt qui y au bas de chaque faqe , en offre le c^i* tenu , commence depuis le roi possesseur d'Égypte, piaîtr,e des périodes de trente amioes; après que les grandes figures , correspondant à celles du sommet , ont rappelé Dieu y qui , en retour du vœu du roi , hii accorde la terr^ à gou*^ verner avec grâce et joie. Ce dooûaateup'et possesseur , père et roi de -tous, fils du soleil , consacre aux noms de Dieu l'obélisque pour briller sur la terre d'Egypte | et la suite , dont le lecteur reconnoitra la presque identité avec les inscriptions d^à déchiffrées des petits obélisq^ie^, qui ne sont i^ussi que des résumés de celles des grands.

Un des obélisques d'Alexandrie est remarquable par la cavité du piédestal, oh le sculpteur semble avoir caché son nom , à la manière de Sostrate, architecte du Phare. Il l'a emjMimté d^s déités auxquelles il étQÎt attaché; tandis que la sculpture est désignée par ses instrumens. L'inscnption d'une des faces de ces monumens , copiée dans Kirker. CO, n^ présente aussi , sur trois colonnes , qu'une formule de dédicace plus simple que les trois précédentes. Après les attributs de l'auguste roi , maître des périodes de trente ami^e^ , possesseur de rÉgypte, le juste roi adorateur de l'Éternel , le roi clén:ient qui marche (iprè^le ^eigB^nx

(•) QEdip, t. m. p. 340.

des armées, qui y en sigoe de la justice qu'il a observée , dédie le signe de glèire au rôi du ciel ; le eoTfa de Tobélisqiie porte les noms ordinaires de père et roi de tous , le miséricordieux et bon , avec ceux du ToutPuisiant, le libérateur, le soleil et les dieux ; ou Keu , qui est tout , le père , k bon. Ces derniers sont répétés dans huif cadres laté* raux , tandis que la colonne intermédiaire est di»» tinguée par celui dU soleil boulevard-dieu , et par un cadre plus grand qui parott contenir des vœux pour la prospérité de l'Egypte 1 lui souhaitant tout Bien et abondance. Les caractères qui accompa-» gnent ces cadres sont d'abord la cbainê et le papyrus que garde le saint roi Sotins , préposé à l'Egypte y l'auguste adorateur de l'Étemel un , le bon i trës*^te et ti^puissant : le fils du soleil qui aooiisacré le temple etl'obâisque, qiii a sup* porté les cbatnes des d^ux et honoré les parens. "Le signe éternel de Tobserviaice de la justice est tracé dans une de Ces colonnes latà-afes , comme dans celle du miHeu , qui continue la dédicace au rot et père de tous , aa nom da soleilboulevard-* dieu , À qui le juste roi , le toujours vivant fils da Aoleil a dfiesséJ'édielle du ciel, hmiiëre de la terre.

L'intérêt quVm pn^: à ces moimmens diminue par des répétitions- aussi constantes. L'obélifrque de Pamphilie ^ d'un autre genre , le ranime*

Nous nous bornerons toutefois à rendre le lecteur Attentif à des passages détachés. L'esprit du Seigneur qui remplit l'univers , qui pénètre toute chose CO y est figuré , au sommet du pyramidion , ' par le globe ailé d'oii dépendent les seràphs. Les âmes et les ministres de Dieu , maîtres de la nature et de la vérité ) environnent ensuite son trône en lui offrant gloire y honneur , puissance et adoration , désignés par l'obélisque , la plume , la mitre et la, figure agenouillée. Sur le coté méridional y dans la copie de Kirker , le roi , qui élève l'obélisque , paroit aussi présenter une telle offrande derrière le trône de Dieu , après qui il marche , à qui il s'attache, et qui manifeste , par son sceptre , sa miséricorde et sa clémence.

Au-dessous , dans le cadre que monte l'oiseau du dominateur élevé et puissant, protégé de Dieu, et auquel est suspendu le 4caractère de la période de trente années , on voit ceux du possesseur de l'Egypte , le roi pieux et juste , accompagnés de la crois de consécration. Le cadre du coté oriental répète le sceptre charrue du roi qiii a cons^:cré la maison du Seigneur , désigné , à ce qu'il paroit , et comme dans un exemple précédent , pu dans l'ode de iPhérécide, par le point , la ligne^ le carré , le triangle , le cercle et le tout j dont'

(0 Sap. I. 7, et le prophète Bythîs, qai poarra bien éure fiadda.

DES HIÉROGLYPHES. «g^

qnelqaes-uBâ sont mystérieusement répétés. Le même cadre expose > sur les «utres cotés , les préceptes cks mjçtëres qu'il a accomplis } et sur le côté occident^ > celui de lier Orus k supé* rieur et Fioférieur. Comme dans use t^Ue de lois 9 déjà expliquée , Orus^arpocrate est assis entre le vase terrestre inférieur , gardé à l'égal du vase supérieur de la vie spirituelle , et lié avec lui dans une même chaîne. Le caractère de la terre manque dans la copie défectueuse de Kirler; mais le chien , qui remplace le serpent ailé des êtres spirituels , indique l'armée du ciel. L'éper* vier qui monte ce cadre y et qui se rapporte soit k Dieu , soit au roi , les deux éperviers qui sont placés au-dessous , le» autres symboles jusqu'à la fin de la tal^ de loi et jusqu'à un cadre ovale dans l'obélisque , sont les mêmes dans l'un et l'autre monument , ou ne sont que des variantes dérivées , comme celle que nous venons de nonushér j d'une modification dans la vie spirituelle du rm qui a accompli lis préceptes d'imiter les deux éperviers , et de restreindre Orus- en offrant des sacrifices vers tous les cotés du monde. Dans le cadre de l'obélisque , les plumes, des honneurs remplacent , conune ailleurs , le vase de parfiun dont elles forment un synonyme. Il faut toujours se rappeler la défectuosité extrême de

la plupart des cop'es de Kirker^ oii l'on ne trouve IV. i3.

a9« I>E L'ÉTUDE

que des indications propres tout au plus à conduis ' re les conjectures , mais qu'on ne peut pas suivre en détail. Le papyrus avec l'aigle , et ensuite avec Pabeille*) est un symbole de même valeur que père et rot de tous les vivans, que peuvent désigner les deux serpens sous les premiers^ et de tous y de toutes càoses désignées , comme à l'ordinaire , par les deux parties de la sphère. Au bas de cette face , on trouve l'image de la miséricorde et de la vérité de Dieu élevées audessus des cieux CO.

Sans le cadre carré, du côté septentrional , monté de Tépervier , ime tête ou face humaine est placée sur une colonne comme. la face de la natulre , mais qui, accompagnée de la ligne per-< pendiculaire qui désigne un monarque , et du serpent toujours vivant , doit représenter ici le chef toujours vivant , qui préside à- la terre et qui supporte les dieux. Car le caractère d'Osiris-^iel est posé sur cette tête environnée des caractères des six rois de la moitié inférieure du noonde , d'une chaîne' et de la tête d'épervier qui sert de modèle au roi en soutenant la sphère du Seigneur. Le tout expose le précepte t Supporte Tes chafnes des dieux } précepte que le roi a accompli.

A ce précepte , qui concerne le ciel , se [oint le bon ordre de la vie dont il est parlé dans l'obé*

I)£S HIÉROGOPHES. 399

Hsque d'Osiris, et que le roi a gardé dans la voie qu'il a suivie pour se réunir aux quatre principes : ce que l'obélisque de Minerve représente conime la réunion aux quatre sources élémentaires. Les honneurs offerts aux dieux sont désignés dans des cadres d'une autre forme; et leur imitation figurée ensuite avec leur loi , dont un quatrième cadre déclare observateur le roi adorateur de l'esprit de l'univers, au pied des symboles duquel on a rangé ceux de puissance et d'honneur. Un cadre final témoigne qu^il a consacré les honneurs du culte silencieux de l'agneau , ou sur lequel le si* lence est imposé.

Le côté oriental appelle toute la terre k célébrer le roi de l'univers et ses ministrea.qui ne dorment point > auxquels se réunit, pour demeurer avec eux dans une mém^ maison , le roi qui a oh* serve la justice , qui a soutenu le joug des dieux » ce qui est figuré par un sceptre et par l'aigle royal posé sur la barrière de la vie , entre les deux éperviers et un bras qui soutient le foug. «On y voit aussi l'obélisque qui se dresse au temple entre les bras élevés des élévations qui signifient offrandes , et différentes attitudes du culte qui , sur ce monument comme sur tant d'autres , offrent des indices faciles à saisir du sujet de leurs inscripr tions. ,

L'(4>élisque de Barbérini est surtout distin^é

OXl=-ORD

3«o DE L'ÉTUDE

par une suite de ces attit^udes (fai , avec les symboles acGonipagnanSy 4éve]pppe2i.t le thëncie^de l'uBivera et de toutes ses parties qui célèbrent leur auteur : le S^igueur placé sur un tr^ne , £ui sommet de cet obélisque , et qui reçoit les hoœ-v mages de leurs représeatans. G'eH le sujet du CXLViii^. Psaume , du troisièiiie bjmne , tout Egyptien , de Synèse , et di^cantique des trois Juifs; morceau çhaldaïque fui, appUqué au Dieu d'Israël^ n'est peut-être qu'une pa;codio du cantique chanté à l'élévation du mo^umen^t ^'xm conquérant d'£^ gypte CO, et inscrit vraisemblablement sur celte colonne du soleil plutôt que sUUMte d'or. Car leurs caractères symboliques sont les mêmes; et toutes les circonstances dé la dédicace de ce monumenf rappellent celles d'un obélisque dont il avoit les dimensions exactes , et nullement les proportions d'un colosse de figure humaine (*X Le même sujet d'un, obélisque-amulette est aussi diversement^développé dans l'hynme de l'obélisque de Florence ^^^ , commençant par l'exhortation de venir célébrer le Créateur; et dans celui de l'o-

(0 Voyez Ps. cxxxvi, sqr la répugnance des juifs à chanter les cantiques do.Seîgneur, les origins|ax liehraïques dans une terre étrangère, à Babylone.

(*) Prideanx, Connexion. 1. 1. 1. 3. p. 128. Trad. allem:

(0 Œdip. t. m» p. 363.

DES HIÉROGLYPHES. 3oi

kelisque de Fayoum. Ce dernier , mal copié.dars Paul Lucas CO, est distingi|é par son sommet à clos d'àne , ej: par la distribution toute particulière des neuf figures c|i^, sur l'un des côtés, rendent hommage à la providence; tandis que sur l'autre, tout le ciel célèbre le père et le roi de tous, le créateur; Le lecteur étudiera ces monumens en détail d'après les exemples donnés, et avec les secours indiqués , parmi lesquels l'inscription de Rosette constate Tautorilé des autres. En regrettant de ne pouvoir revenir ici sur ce texte , du moins par des traductions suivies dans les expressions de la langue sacrée et des caractères chinois auxquels cor-* respondent tous les siens ; nous procéderons à la considération de la langue symbolique elle-même^ . qui, en passant, nous fera ajîercevoir dans la table isiaque , un dernier exemple propre à jeter de la lumière sur Horapollon et sur les hiéroglyphes en général. Car dès le centre de ce tableau de la grande révolution des êtres sortis du sein de la divinité et y rentrant, on voit des symboles d^HorapoIlon se développer suivant le même ordie que dans ce recueil , dont la rédaction systématique , déjà indiquée par-là , se dévoile ultérieurement en le rapprochant des débris connus des systèmes de philosophie religieuse adoptée dans les

(0 T. IL p. 6a.

3o2 DE L'ÉTUDE DES HIÉROGLYPHES.

sanctuaires des anciens siystëres d'oii l'un et Tau* tre monumens paroissent être sortis. On pourra en jnger parle fragment très abrégé que nous allons extraire de la troisième partie de Botre ouvrage.

FIN DU QXJâTRIÈJAE FRAGMENT»

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