‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 23 sur 24 · IV. f · texte numérisé non relu

IV. f

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lisques CO et le grand édifice élevés à Thëbes par' Sésostris : opinion fondée sur l'autorité des anciens que les voyageurs et les savans ont soigneusement confrontés avec les ruines d'EI Uxor, oii Pokock a aussi cru reconnoître le vaisseau que Sésostris y consacra dans le temple. Sa conquête dans un pays oriental en tout temps attaqué et envahi par les souverains d'Egypte , même de la race des Mamlpuks , paroh être également vérifiée, et, puisqu'on le veut, rendue plus vraisemblable que celle de la Bactriane proprement dite.

Les vastes conquêt^es moins sacrées, les bornes et rétendue de l'en^ire et ses revenus levés sur des peuples tributaires, que ces obélisques annon* çoient , siiivaBt Diodore de Sicile , Pline , Strabon et Tacite, n'y spnt pas moins exposés; mais c'est avec la simplicité sonamaire de l'obélisque de Se* miramis et -du code d'état mexicain retraçant exactement ces mêmes points. Encore est-elle rendue obscure par les figures de discours immenses et vogues qui , dans ces moctimiens , assimiloient les rois aux dieux^ comme nous l'apprend CIâ^ ment d'Alexandrie. Cette déification se réduit toutefois à l'eiïiploi des symboles génériques comi muns aux uns et aux autres. Par conséquent , on a appliqué au récit des actioQs de Sésostris les

CO Dipd. Sic. 1. 57,

mêmes images qui représentent- celles de Dieu, la création et l'administration de l'univers. Avant tout , le caractère d'un maître , qui est tracé dans la carrière des temps , au-dessus des inscriptions que nous venons d'examiner , annonce le titre divin et rojal de maître des années , remplaçant celui de maître des périodes de trente années , qu'on voit sur d'autres obélisques , dont la place est ul-^ térieurement occupée par neuf enceintes ou périodes d'années , qui renferment chacune une note de l'unité. Tout cela paroît donc indiquer soit la Kieuviëme année de l'expédition de Sésostris , au retour de laquelle il consacra ces monnmens ; soit ces neuf années de bienfaits reçus de la Divinité , et dont il témoignoit par ettx sa reconnois^ance.

Le nom générique de cette divinité , qpi est ccmnu par l'inscription de Rosette , et qtii ordi-* nairement est celui du miséricordieux et bon ^ est placé à la tête de l'intermédiaire des trois colonnes d'inscriptions sur le corps de l'obélisque , et que nous lirons ensemble parce que leurs caractères sont tous touirnés du même côté , et pour des raisons que le lecteur reconnoîtra. Des deux c6tés de cette image de la Divinité , est placée celle du roi auguste et pieux et saint qui la véhère , et les parens ^ car il garde le papyrus ^ remplissant tout à la fois ses devoirs envers Dieu et les hommes. Ce possesseur trois fois ^ ou possesseur du cercle des

a68 DE L'ÉTUDE

terres [orhls terrarum^ , ce prince des princes, élève jour et nuit ses bras vers la Divinité , au pied de laquelle il est agenQuiUé , et à laquelle il fait les offrandes que désignent les élévations des mains CO et la cuisse d'animal qui est placée à c6té de la figure agenouillée, accompagnée des caractères du jour et de la nuit , du prince des des princes. De l'autre côté, et en face de la cuisse , les offrandes sont spécifiées par la porte de V intelligence et la maison de Dieu , du roi des rois du ciel, que le roi pieux, agenouillé, dédie, ^comme Salomon , dans une pareille occasion CO ^ en adorant, les mains élevées vers le ciel.

Ce qui a donné lieu à la dédicace , et ce qui fait l'éloge du roi, est exprimé par les symboles qui sont placés au-dessous de lui , du lion qui s'est levé . du hibou, etc. , et de Vf^îgle placé sur un trône , désignant le Seigneur qui s'est levé pour que ses ennemis soient dispersés; pour qu'ils fuient devant sa face , comme Typhon devant le nom salutaire de Dieu, et à sa voix de sagesse qui , lors de la création , se fit entendre dans les ténèbres. Car ce sont le même lion et le même hibou qui , dans le planisphère de Ten:tyris , représentent le Créateur triomphant des ténèbres du chaos. L'ennemi dispersé devant l'oiseau ^

(0 Dent. xTi. 27.

(0 3, Rcg. ym. aa. a3»

exprime aussi le nom de Sothis , est représenté par le sceptre de Typhon aux ongles d'hippopotame , tournés en haut en signe d'un plus sinistre augure , et en signe de sa rébellion. L'arme qui le chasse , et à laquelle Sothis est préposé , n'est autre chose que le phylactère du nom du Créateur , qui chasse l'e/yie/m, le mal. Sans entrer dans le détail de cette comparaison , qui résulte de l'emploi des mêmes symboles , on voit que la formule principale est le cri de guerre que répétoient les Israélites , chaque fois qu'ils élevoieiU l'arche du Seigneur pour se mettre eh marche sous la protection de colonnes de nuées qui annonçoient sa présence , et par lequel commence aussi ce chant de triomphe si difficile de David CO, qui est considéré comme le plus difficile des Psaumes , que l'abbé Caperan a démontré être entièrement hiéroglyphique, et dont l'application historique ou religieuse est restée indécise. Il va être pclairci par le chant de triomphe écrit sur ces obélisques, et trop conforme au premier dans ses parties principales , pour ne point leur reconnoître quel- ^ que modèle commun patriarcal , et par conséquent aussi sacré pour les Égyptiens que pour les Hébreux.

Le vœu pour que les justes soient comme dans un festin , qu'ils se réjouissent en la présence de

CO Pi. txvni. I.

ajo DE L'ÉTUDE

Dieu , et qu'ils soient dans des transports Jle joie , est rendu dans la colonne intermédiaire par le thyrse , qui rappelle ces danses , cette joie et ces transports , et qui est posé en la présence cla Très* Haut , répervier. Il est appliqué à Sésostris, ^i , après ses victoire^, célèbre la fête de triomphe de« vaut Dieu, et ipi a été adopté au nombre des justes par ses bonnes actions, en accomplissement des préceptes v'eligieux , dont le tableau est tracé dans les colonnes latérales àes deux c6tés des attributs et louanges de ce prince. A la suite des offrandes dans la première , de la maison de THeu , le très-haut et le bon , à qui le prince àes princes a rendu le sceptre de propriété ^ on voit sur un nouveau bras expressif du don , le caractère de Véléi^ativn et une corne àes deux cotés de la croix grecque, qu'en signe de réception on traçoiten huile sur le corps des initiés dans les mystères. Le tout exprime que Dieu a exalté la corne de son oint , qui lui a fait des dons^ qui a imité les deux éperviers , les dieux. Le tableau de ce dernier acte réunit cette colonne d'inscription à la troisième , ou , après l'ofirande , on voit les caractères des deux Orus supportés par un même bras , et une main tenant ce même instrument qui, dans la table de loi écrite sur un temple monolithe, concourt à désigner le resserrement d'Orus. Les préceptes de supporter les dieux;, de réunir les

DES HIÉROGLYPHES. a^i

ienx Orus et d'en resserrer l'un, sont donc également rappelés par ce caractère conaiposé , suivi de ceux des sacrifices ou honneurs rendus aux quatre vents. C'est le koua chinois des vents, que nous avons déjà vu à la table de loi citée,, mais x[ui est ^ns znodifiQatign aucune , tel exACtemeot que le tracent les Chinois. Trois plumes, tous ks hoU'** neurs les accompagnant > iivee ime quatrième, que garde un homme au-de«Mis d'nn deséperviers imités , et de deux nouvelles plumes posées auprès du papyrus. Ce sont encore les adieux et les parens honorés par Sésostris^ qui a accompH tous les préceptes que aaos avons vus plusieurs fois exprî* mes par des symboles semblables.

En conséquence, ce saint roi qui rend son Vœu , se réjouit devant Dieu. On ne sait qui de Dieu ou du roi concernent l'encensoir de louange auprès duquel veille une figure en habit pontifical , et la face de Dieu ou du monarque , qui est montée sur le couchant , qui paroît au-dessus des secondes murailles du ciel , ou se couche le soleil après s'être levé sur les premières k l'orient. De l'autre côté, de cette face , on voit même le c«* ractère carré de l'élévation sur le bras modifié qui forme le verbe actif : ce qui répond exactement au terme hel>raïque qu'on a traduit :

H préparez le chemin^ » mais qui signifie pro^

a?^ DE L'ÉTUDB

prement : « rehaussez , faites une levée CO. » Après ce premier exposé , le Psalmtste s'écrie C*>c le Seigneur est son nom 5 en ajoutant qu'il est le père des orphelins , le juge des veuves; que Dieu est présent dans son saint lieu ; qu'il fait demeurer dans sa maisonceux qui n'ont qu'un xnéme esprit; qu'il délivre les enchaînés , ceux qui sont demeurés dans. le désert. Sur l'obélisque, le nom du Seigneiur est annoncé par cinq de ces ovales , ou bouches, accompagnés d'une ligne droite qui le désigne , et dont les trois premiers sont surmontés des caractères toujours répétés de père et roi de tous* Dans l'ovale du milieu , un juge couronné de la plume d'autruche , qui est l'emblème de la justice , et étendant le sceptre de la miséricorde, est assis sur ^n trône , au-dessus du caractère du soleil immortel. "Des deux côtés, sont les caractères augustes du tout-puissant roi , ministre du soleil immortel , le serpent sauveur , qui forme l'échelle de la vaste solitude. Car le caractère de l'abîme est remplacé dans cet endroit par celui de grandeur et étendue limitées , au milieu duquel est la note de l'unité. Les deux derniers cadres présentent les caractères modifiés de Dieu dans son saint lieu , ou son tabernacle , et les dieux du même temple, que fait demeurer dans sa maison

(0 Ps. LZTTii. 4.

0) Ib. T. 4. 5. 7.

ce Dieu y le père , le bon; ou bien le roi , qui est représenté avec ses ministres et ses sujets, comme Dieu avec les siens.

Au milieu de ces derniers cadres , et entre eux et les premiers , on voit le fils du soleil, le veau d'Egypte , une Êice , le caractère dans , la croix des. consacrés au pluriel , devant le sceptre dd prince à qui ils appartiennent, le possesseur im« mortel , et ensuite le chien qui dénote le peuple de la terre comme celui du ciel , derrière lequel est l'aigle' du Seigneur, et un homme en marche. C'est le Seigneur , le fils du soleil , qui marche enface de son peuple CO d'Egypte. Ce roi des rois xnarche sur la montagne des élévations, au bas de laquelle est placé le volume des institutions de Sésostris ^'^, publiées peut-être sur la double montagne oii les rois étoient élus C^) • ou , par imitation , sur ces élévations artificielles , toujours subsistantes , que les Arabes croient avoir été destinées à la proclamation des lois. L'épervier qui en apporta la première , et qui représente aussi ce prince législateur, instruit par Hermès lui-même , est répété devant la montagne avec le serpent qui mord sa queue , représentant un roi de toute la terre , et deux jambes qui tombent l'une vers

CO Cùfu egredierisln conspectu populi tni. Y. 8.

CO V. 9. iQ. AElian. Yar. Hrst* xii. 4' Diod. Sic. i. 74.

CO Syncsiiu , de Proyidentiâ, p. g/^.

l'autre y ou qui se redressent; tandis qne la tête du lion , gardien immortel qui ne dort point , est placée au-dessous de lui. Au-dessus est le cliien couchant. Ce sont ces animaux qui demeurent tranquilles sous la garde vigilante de ses lois , €[ai étoient tremUans et accablés , mais qu'il redresse, ^u'il nourrit du pain posé devant le cliien , et pour lesquels il sépare aussi et à qui il domte en pâtul?age lés dons spirituels des himières , que désignent le grand couteau qui sépare, des plumes, les caractères dans et du substantif, avec la main qui transfère la propriété CO.

Le roi le plus fort tombant soiis celui qui est le bien-aimé , et qui partage les dépouilles pour la beauté de la maison C*) , est représenté ensuite par le sceptre de Typbon renversé comme il doit l'être , et brisé C^) devant le roi , dont le sceptre - accompagne son symbole d'oiseau , qui est devant la face divine, qui voit Dieu , et qui est par conséquent ^n bien-aimé ^^. Deux caractères de la propriété , en sens opposés ^ et divisés par une ligne transversale , sont placés entre le vase qui désigne tout ustensile , arme ou meu-

(0 p8. txTin. 9. 10. II.

(') yhyeji Ps. xLVï. 9.

O) Gen. Y. aa. xvii. r. Nam. xn. 8. i5. Ecclesiasu xUT. i6.'Hebr. xi. ijf«

DES UIÉROGLlfPHES. 27$

Ue en général , et le sceptre brisé de l'ennemi , Aont les vases de propriété sont partagés. Audessous du bien-*aimé est une maison , au pied de laquelle coule Teau qui Tembellit , et qui , en lan-^ gue sacrée , désigne ce qui est agréable ^0.

On voit que si le roi vainqueur est principalement représenté, dans la première partie de l'obélisque , sous ses rapports avec la Divinité dont il a rempli les lois , et devant laquelle il se réjouit et triomphe en lui faisant offrande du fruit de ses victoires , la seconde le fait connoître comme législateur et bienfaiteur de ses sujets , auxquels il distribue aussi les dépouilles de l'ennemi. Dans la troisième , il paroît qu'il a figuré comme juge des princes vaincus ou vassaux CO : de sorte que cette première colonne a pu m^ériter le nom d'instruction , on de direction , que porta l'une de celles que Salomon éleva devant le temple , tandis que l'autre s'appela FortUude, On reconnoît le juge des étrangers par le caractère carré des hommes qui , dans l'inscription de Rosette , désigne les Macédoniens , lequel est ici placé derrière le trône du juge qui leur est préposé , et qui lève le bras comme pour prononcer une décisîoû. L'œil observateur de la justice est au bas de fée tribunal pïaeé entre des cadres de noms ,

(0 Ps. XLVI. 4«

(*) P». 1.XTIU. 14. 1 5.

qui sont surmontés, des caractères àe père et roi de tous , et remplis comme ceux qui sont placés autour du premier juge , mais avec diverses modifications , tant dans la tête et la coiffure des figures assises , que dans le caractère du soleil immortel , qui est remplacé par celui d'un roi de tout le monde. Le reste éclaircit en partie le quatorzième verset si embarrassant du Psaume, dont on reconnoit également la liaison avec le quinzième , et qu'on pourroit mieux expliquer, peut-être , si l'obélisque n'étoit pas enterré dans cet endroit 9 ne laissant voir que la tête de l'oiseau décrit par le Psalmiste , dans lequel les savans ont vu les armoiries des Assyriens et des Babyloniens.

, Après une lacune de deux versets enfouis , le second obélisque CO reprend à la moitié du Psaume oii le sujet change , et oii commence la description de la marche du Tout-Puissant , de ses victoires et de ses forces , avec l'expression hîérogl^'^phique et chinoise de dix mille multipliés , telle que l'expression de vingt mille , dans lemonument que nous avons vu , ou d'un roi sur son char de triomphe. La partie supérieure de l'obélisque, qui n'entre point dans le cantique, ne dilSere de celle du précédent que par le veau d'Egypte, surmontant des espèces d'angles , qui désignent

CO Denon, Pi. n8, W. 8,

DES HIÉROGLÏPHES. 277

probablement ces angles d'Egypte, pfinces et chefs du peuple , dont parle le prophète. Plus bas est le sceptre du Tout-Puissant roi , qui est préposé à tous ces forts et puissans , désignés par des têtes de béliers , et à qui son large glaive sépare ou distribue des provinces parmi les symboles desquelles on reconnoit une modification du caractère de la terre , la clef du .Nil enveloppée d'un nœud , ou lien.

Le texte du chant de triomphe , quoiqu'on y reconnoisse ces images du Psaume oii les commentateurs ont trouvé un ecueil et un labyrinthe dans chaque mot , n'en diiSere pas nioins par l'application, aussi-bien que par la distribution des figures. Conformément à la division du vœu patriarcal y prononcé lors de l'élévation de la pierre de Béthel , et renfermant l'expédition jet le retour , on a recueilli sur la colonne de la Fortitude^ du côté gauche de la porte, les images sinistres de la guerre : tout ce qui a été comparé au départ des astres, à l'action des puissances gauches , ministres défenseurs de 1^ justice de l'Éternel. A la tête est le double caractère de la Divinité , corres* pondant à celui du premier obélisque , mais modifié, pour désigner le roi. Car l'oiseau miséricordieux est remplacé, à ce qu'il paroit, par une «>ie qui, avec la ligne perpendiculaire et le petit épervier , avec lequel il est bec à bec, semble

a:» DE L'ÉTUDE

exprimer l'attribut de né deDieii^ que les roî» d'Egypte s*arrogeôient. Le serpent bon lui tourne le dos , pour indiquer peut-être le rôle de partie adverse , que le roi va jouer contre ses ennenus. ImsiédUatethent au-dessous , Foiseau Sothis , qui supporte la terre sur ses épaules , comme Hercule supporte le ciel, est monté de même que les symboles précédens sur la nacelle qui désigne le ciel , et qui est le chariot àes dieux. Derrière lui , ce bateau répété et particulièrement modifié, pour figurer le char , est environné du chien représentant l'armée , et des caractères de milliers , ou myriades multipliés CO. Ces derniers sont composés de deux cercles obliques , comme ceux des zéro , caractères de nombres placés l'un sur l'autre , modifiés et accompagnés d'une note de Tunîté y couchée comme en chinois , et du caractère polygone de l'eau , qui , signifiant une multitude , est répété de l'autre côté de Sothis , audessous de la main longue et étendue du domi* nateur , laquelle désigne sa multitude en marche C*) , semblable au fleuve qui se lève. Sothis , au milieu de ses multitudes, est monté en haut C^^, est devenu le plus fort ^4) , ayant devant lui le gra-

CO Eascb. Pr. Et.

(O Foxcz aussi Deut. n. 36. Onkeloi.

DES HIÉTldGLlPHES. ^79

Un du It&ae des dieux. Je ne sais si Tenceinte à côté , ayant une petite ouverture , désigne la captivité. Les àttrihuts principaux et divins du prince étant rangés dans la colonne intermédiaire, de même que dans l'obélisque précédent , et les symboles de ses actions des deux cotés , il faudra d'abord peut - être suivre la lecture de la première, jusqu'à ce que ces trois colonnes soient réunies par un symbole commun répété. Elle contient l'épervieF traversé d'un bras et monté sur un seQ)ent^ un nouveau bras cbargé du bâton pastoral d'une manière particulière; la montagne des élévations, et un nouvel épervier qu'accompagnent les caractères ^'une région et du prince des princes , au pied duquel est le sceptre-roseau avec un caractère de la terre rempli de quatre lignes perpendiculaires» Tout cela peut signifier le Seigneur maître de la vie , qui sauve les siens CO , qui denieure sur la montagne , dans un lieu fort , qui a souihis de$ rois W.

Dans la première ligne , Sothis qui brise la tête de ses ennemis C3) ^ est représenté par une flècbe qui , devant le symbole de ce nom , est posée sur une tête , de mén^ê que nous avons déjà vu figu-

O) V. as 5 et Job, xvi. i3. ,

CO V. a3.

aSo DE L'ÉTUDE

rer des têtes brisées : mais la tête brisée est ici appuyée sur la pierre rude de la matière du se^ cond principe adverse et ennemi. Car c'est toujours par les symboles des triomphes de Dieu , qui combat cette matière rebelle , que ceux du roi sont exprimés. Les dons qu'il accepte 0^, leur présentation et leur emploi , sont figurés de même, et inmiédiatement au-dessous, par les dons qu'on fait aux dieux , la cuisse d'un anitnal y des fleurs odoriférantes posées devant le hibou pour parfum ; par la croix qui désigne leur consécration, et par la main qui les offre : le tout suivi de la montagne , ou des murailles du roi qui domine cette partie du monde.

Dans la dernière ligàe, derrière les 'symboles de Sothi$ , et correspondant à ceux que nous venons d'exposer , l'armée du roi , semblable à l'armée céleste , est figurée par uxf chien auprès du caractère de l'âme , qui est aussi celui du sang , puisqu'on croyoit le sang être 4'âme : sang dans lequel ce chien va teindre son pied , et s'abreuver W. On voit par-là que c'est à tort que la même image , dans le Psaume , a été entendue dans le sens littéral.

Sur la même ligne , le Seigneur surmonte ensuite les forts , ou leurs fils ^ les têtes de behers ,

DES HIÉROGLYPHES. aS;

ti un poisson qui , placé sur Tancien caractère chinois de Teau , de la mer , est tourné dans un sens opposé aux autres symboles. Dans le Psau-« me CO il est question du retour du profond de la mer ^ et de Basan , dont les fils de béliers , dans le cantique de Moïse ^^), sont traduits par Onke* los , les forts du peuple de la terre. 11 est vraisemblable que le premier symbole désigne la Libye, ou Ammonie ^^^ , dont le fétiche , et les armoiries en conséquence , étoit le bélier 3 que le second figure les Éthiopiens ichtyophages , habitans des cotes de la mer } que l'oiseau qui suit représente les Chusites de Babylone, désignés dans la Bible C4) par un oiseau , dont le nom , trës-discuté entre les savans , a été traduit colombe , mais qui, dans plusieurs endroits,, est tracé conune ici; que le céraste , modifié par des caractères linéaires , désigne quelque autre des princes ou peuples soumis et rendus tributaires par Sésostris. On peut modifier cette conjecture d'après Topinion des savans , que des oiseaux , des corbeaux , des hibous et des colombes désignent , dans la langue sacrée , les ichtyophages , les Éthiopiens , les Nu-

O) Deut. zzziir. xd.

(O Stephan. in "A^yAiri*.

CO Jecem. zlti. x6.

mides et les Chaldëens vaincus par Sesosirîs, et réunis à son empire. ^

• Apres ce dénombrement , l'oiseau de Sothis et son char reviennent des deux côtés du sceptre du roi tout-puissant, préposé au triple roseau des princes, ou conducteurs , à la partie inférieure duquel est joint un autre de même valeur , ou de celle du vau .* ce qui peut désigner (jue ces princes sont joints ensemble , qu'ils agissent conjointemeut , leur action est de se joindre devant la marche du roi à ceux qui le célèbrent k l'égal d'un dieuCO, et par toutes ces démonstrations que désignent les thyrses de cet endroit placés en symétrie avec le même synabole sur l'autre obélisque , comme le sont les versets de la seconde partie du Psaume correspondans à ceux de la ^première , ici et dans tout le reste. Da|QS ce tableau dithyrambique , dont le sens se présente tout à la fois à l'esprit , quoiqu'on n'en puisse démêler les parties, celle de la marche triomphale que nous examinons ici doit embrassa l'éperviêr dans sa gloire au-dessus du caractère des princes joints, aussi-bien que les symboles au-dessous : celui du nombre accompagné du croissant , le triple caractère de prince aux pieds dé deux nouveaux épervîers, et enfin la désignation du toi^ours vivant, très-puissant roi de la région supérieure et de CO V. 26. 27.

DES HIÉROGLtt»HES. &S3

l'inférieure. Cette dernière est coursée An serpent j de la tête du bélier, dont les cornes dési* gnent la ptûssance,. et qui, reunies à celles du bouc , emblëme de tout , forment celui de la toutepuissance f de trois lignes qui signifientroi , ou roi des roisj et enfin des deux parties de la sphère placées, en baut et en bas.

Par une nouvelle symétrie avec l'obélisque précédent , les caractères de père et roi de tous sont placés dans cet endroit , avec trois ovales dont l'intermédiaire contient principalement le soleil éternel, le sceptre du Tout -Puissant et la figure en attitude du culte de bénédiction. Elle est tracée en grand , et représente vraisemblablement, dans sa réunion avec les deux aut)res ovales qui l'environnent, le béni dans les assemblées 0), oii le Psaume exhorte ceux qui sont sortis des sources d'Israël à bénir Dieu (*). Il nomme ensuite, et peutêtre d'après une étiquette reçue , les princes et chefii de quatre tribu» seules , mais qui les représentent toutes. Dans Pobélisque, quatre bâtons de conducteurs et chefs de quatre divisions de l'état , ou de l'armée , que commandoient autant de fils d'Osymandias, sont rangés autour du caractère du monarque des deux régions , au milieu de ceux du fiJs du soleil etdesquatreovales latéraux qui envirox^

CO V. a8.

a84 I>E L'ÉTODE

nent ces désignations du Seigneur, qui fait éclater sa puissance 9 qui. affermit ce qu'il a fait CO. Ces expressio^is semblent être rendues par Taigle du Seigneur ; réchelle du ciel , les synÛKiles du prince des princes, le seigneur Sothis, Sésothis, «t les deux dernières tables d'annonce entre le»* quelles ces caractères sont jplacés ,. et k l'ime desquelles est attaché d'une manière extraordinaire le signe de la puissance virile et de celle d'Osiris.. Toutes, les deux renferment le caractère delafbrce plusieurs fois répété au-dessus, et au-dessous delà désignation d'un sanctuaire.Dans la première,|il est élevé entre les. s jmboles d'ApoUon le fort, et du maître des temps ,. du cours, des astres : dansla se-* conde , devant ui^e idole et un honmie qui fait de& oblations en élevant les bras»vers le cîeL Dans l'une et l'autre 9 il ^strépétie entre la flèche des armées et le caractère de consécration du sien» Le tout pa-^ roît dire que le victorieux Séso&tris a manifesté sa puissance de tout genre , en élevant l'obélisque „ échelle du ciel, et en consacrant, d'après se» vœux , les sanctuaires et Jes images d'ApoUon le. fort, du maître des temps*.

Le tableau très*-composé ,. qui est tr^cé entre, ces dernières tables et celles quiterqinent Ymsr^ cription interrompue , présente ,,dans la troisièmecolonne , ou la première en Êtce la droite du

CO Y. 3i.

DES HIÉROGLYPHES. i85

lecteur , les puissans rois des pays tributaires , et les princes fils du roi , dont les mains droites ouvertes offrent des dons immortels dans les^ maisons ou dans les temples. Dans la première colonne en face de la gauche du lecteur , le maître de la rectitude a devant lui un instrument inconnu y mais dont les traits à l'angle aigu d'un comble le rangent parmi les coercitifs et de rigueur. Il paroit sur la muraille inunorteUe du roi de la région supérieure et de l'inférieure , suivi ^ entre autres , de deux crochets qui , en langue sacrée ^'^, désignent des lances, des javelines , des armes , et d'vme Joule de six roseaux C*) accompagnée du caractère redoublé d'une multitude, k la tête desquels est rangé le même amulette qui , dans l'obélisque précédent , rend le mot dissiper. Si les dons offerts dans le temple par des rois C3) ^ et la foule de roseaux de ceux quimenacent de la guerre réprimés et dissipés ^^^ , s<mt représentés dans ces deux colonnes-, l'intermédiaire présente aussi la tête d'un prophète , d'un messager tel qu'Hermès C^) ^ avec le caractère des tributs connu par l'inscription de Kosette* Ces nœuds des

(0 Exod. XXTI1T. i3. Nom. xxxm. 55. Samariu

O) Khajiat Kane, foule de roseaux.

CO Ps. ixvni. 3».

(^ V- 34- L'hebrea a le ternie inconiiQ , GhasmaittJCà..

cordelettes servant aux comptes , sont accompa-r gués de la main gauche fermée , gardienne des trésors , du caractère d'un grand nombre , et des nœuds d'or qui , en hébreu, signifient des lameâ d'or (0. Le serpent, l'œil, les deux demi-cercles , les plumes , le papyrus , la h'gne perpendiculaire , l'oiseau, vanneau ou autre, qui , avec le caractère de l'élévation , est placé sur la maison ^ les honneurs de la terre qui couronnent Sothis placé au-dessus de la carrière des astres , d'un côté de la désignation des quatre vents , et entre deux ovales qui, au-dessous du caractère du roi et pèj'e de' tous , renferment ceux des agens de Dieu ou du roi, des princes du ciel ou de la terre; tout cela semble également développer les honneurs que les royaumes de la terre rendent à Sothis monté au-dessus des cieux^ers l'orient , tel qu'un Sis de l'aurore, de la résurrection. On voit que ce passage ne diffère guère du trente«H:inquièmé verset, du Psaume , d6nt le dernier morceau , de mêoie étendue que cdui de la première partie, manquant pour le prender obélisque, manque également pour celui-ci , se trouvant enfoui de même.

Nous sommes entrés dans quelques détaib pour l'exposé de ces deux pièces historiques, dont les formules consacrées ont un rapport si frappant avec le chant de triomphe de David , et dont la

CO Exod, XXXIX. 3.

simplicité symboH^pe en a ua autre aussi marqué avec la méthode meucaine. Il y règne la nxéme confusion entre le ciel et la terre , Dieu et le monarque, qui a causé des opinions divisées sur le sujet spirituel ou historique du Psaïune , et la différence que Diodore ^0 a observée entre les louanges poétiques et le récit sacerdotal des faits de Sesostris. £lle étoit essentielle aux éloges %uratifs des rois d'Egypte; et les savans l'ont remarquée dans l'inscription d'obélisque traduite par Hermapion , 011 l'on ne sait souvent s'il fuit appliquer les expressions au roi ou aux dieux. On peut se persuader du moins, quand même on n'auroit point d'indice dç l'original de cette dernière , qu'il doit se retrouver sur la partie supérieure d'un obélisque , puisqu'il renferme l'entretien entre la Divinité et le roi, ordinairement exposé dans cette partie, et qui roule sur des dons réciproques , que Dieu promet de cette hauteur ^ conome du sommet de l'échelle de Jacob ^ modèle de l'échelle du ciel que représente l'obélisque. Aussi estce sur le haut de l'obélisque de SainWean-de^Latran , indiqué par Amnoden-MarcelMn et par Pline, que nous ayons cru reconnoitre l'original : autant que cela se peut dans une copie aussi défectueuse que celle de .Kirker, dont les méprises , surtout pour ces parties supérieures , sont constatées par

CO L^ L c. 53.

a8S DE L'ËTUDE

le témoignage et par les descriptions de 2]oegaC>>. On n'y peut guère discerner que les grandes figures^ mais celles-là rendent déjà une partie du texte dans trois rangs, ou divisions, et dans le xnéme ordre de la traduction d'Hermapion.

L'ibis , ou la cigogne , que les Arabes disent être l'oiseau rahhama, miséricorde , qui est probable* ment le rcuneschné-4iaroun , qui veille d'en haut dif 2iend-Avesta , que la Bible désigne comme demeurant sur les arbres élevés C'^ , et qui , sur le sommet du pyramidion , est combiné , dans une pa« reille élévation, avec le caractère de l'homme, isch , présentent d'alx^'d une expression du nom Bahhamisch , Ramessès , semblable à celle de l'obélisque d'Héliopolis , oii la tête d'oiseau e»t élevée sur un sceptre. Les caractères du Seigneur , père des sphères et boulevard de ce roi , ajoutent a sa désignation celle du soleil^ de sorte que les noms du soleil et de Ramessès, par lesquels Hermapion commence sa traduction , sont mis d'al>ord en scène , suivis de tableaux de ce dieu qui parlé au roi , et qui , assis sur son trâne , lui donne la terre que représente la clef du JNil. En lui donnant la main, dans la première scène , il paroît contracter un pacte avec lui. Les petits caractères qui, dans l'inférieure, en accompagnent les deux

(0 De Obelisc. passim et p. 69.

0) Abietes domut ejos, arbores JehoTse. Pk. cit> i^

acteurs , peuvent correspondre à la seconde division de la traduction ^ tandis que l'ëpervier couronné et le personnage qui , assis ou debout ^'^ , lui parle tête à tête en présentant des obélisques ou des fleurs y retracent le puissant Apollon et le bien-aimé y l'élu CO des dieux qui les honore et leur fait des dpns. Le reste j paroît de même exprimé par les petits caractères , malgré leur dé* fectuosité , déjà expliqués ailleurs , et sur lesquels nous ne reviendrons point; , ayant encore à examiner une ou deux de ces colonnes j dont les copies sont plus satisfaisantes.

Nous abandonnerons également à l'étude du lecteur les détails du fût de ce monument de Ramessës , ainsi que l'obélisque Flaminien et sa variante , celui de Salluste , en appelant son attention sur les traits principaux qui facilitent cette étude, et que même les sculpteurs sacrés des obélisques ont recueillis dans le résumé diminutif des inscriptions tracé tout eu bas , à la portée de la vue des passans. Car ils font aussitôt recon* noiti« un développeûpient du sujet de plusieurs obélisques d^à exaiiiinés , dont les çjaractëres sont réunis dans ceux-ci. Les mêmes npn^ûs et attributs

(0 Seditcoram Domino, etc. a. Reg. tii. 18 j etaillcars: StetU coram Domino,

C*> Les expresâons d'Htfrmapîoii sont réonies de mém» dans Dent. nr. 37. 11

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