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(0 l^nerra Mundl. Denon, PI. 126. K^^ 10. 11. ta.
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nir de la division du ciel CO^ des sacrifices ou, dans le sens allégorique de ces actes religieux, les ^acri--» ficateurs semblent prier Dieu de les sonder , de brûler les reins et le cœur , d'épurer leurs affec—
' lions et leurs pensées C^) j un tableau allégorique de la' purification par l'air dans les mystères de Bacchus C3)j ou de ce qu'elle représentoit par les cinq cordes , les grades d'initiation par lesquels il est difficile de monter vers l'origine des choses. Les bienheureux qui les montent ayant recouvré l'aile perdue à la chute des âmes-, vont de force en ^^ force jusqu'à la hauteur oii le Dieu des dieux leur apparoîtra. Les Juifs expliquent ces premi^smots du Psahniste par les différentes classes que par-* cour oient les disciples dans leurs anciennes écoles C^^ \ et l'ancien traité chinois , du juste imUeu , expli* que de même ces termes qu'il emploie d'aller de force en force , de grade en grade , vers la science élevée oii la vérité paroîtra dans toute sa splen--
. deur C^. Nous avons déjà parlé ailleurs CO de 1'^ clairdssement que donne à ce tableau Servius dans
(0 Id. PI. ia6. N». 10.
O) PI. I20. TsX 6. PI. 137. N*. a.
(') PI. lii.N^.S.
0) P«. i^xxxiy. 6. 8.
CD Hist. Univ. t. a. p. 588.
C^ Mem. des Jésuites chinois y t. i. p. 794- [^n allem. j
(0 LelCres sur les Hiérogl. p. 58.
DES HIÉROGLYPHES. loy
son commentaire du vers de Virgile , oscilla ex alta suspendant moltia pinu. Des inscriptions l'accompagnent. La supérieure paroit dire : Je suis le Seigneur qui bénit toutes {es tribus de la lumière 'y ce qui , avec d'antres circonstances plus mystiques de ces caractères , rappelle la bénédiction que donna Dieii du haut de l'échelle de Jacob , que Philon CO explique par Y air oii sont les âmes sans corps , et par oii elles descendent ici bas et remontent au ciel ^ ou bien par l'âme elfe-méme qui , par sa raison , monte au ciel , parcourant les degrés divers des connoissances divines. Il fait en« core d'autres applications du même symbole , d'à* près les règles des caractères sacrés et universels / appliqués à la terre comme an ciel , aux honmsies et aux dieux , à la nature comme à la société et k tous seB détails. Mais sa valeur est fixée dans cet endroit par les honneurs du soleil et des dieux que présente l'inscription inférieure.
£n général, ces fragmens demandent à^tre exa* minés dans l'ensemble dès tableaux dont les copies
(0 Qn^ somnia mittantur à Deo. t. 3. Opp. p. 64 t. €rcn. xxyni. i3. 14. Ps. xxiv. 3—6. More Nevochim. F. I. c. i5. 16, etCabala denndata, P. 9. p. 146, snr ces paxoles : Et ecce angeli Dei mcendunt etdeseendunt in ea, •— Nimirum ascendunt et contemplantur effigUm animes in luce existentis inque sculptural et illa exhilarantar : sed et descendant et contemplantnr typym effigiei inférions , etc. qu'on peut rapprocher d'Origen^ contr* Gels. Lti« e. 10.
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BOUS manquent encore. Les caractères isoles re* eneillis de ce temple, dans la 114^* planche dd M. Denon , sont dans le même cas. Nous n'en excepterons qu'un qui a déjà fixé notre attention (0. C'est l'oiseau porteur d'une tablette su^ pendue à un ruban , probablement l'épervier qui apporta à Thaïes la table de la loi enveloppée d'un ruban pourpre , et en souvenir duquel des prêtres d'Egypte portoient une plume sur leur tête et un cordon de pourpre au bord de leurs vêtemens ^*^, tel que le portoient les Hébreux pour se souvenir des commandemens du Seigneur, •t que la félicité à laquelle ils avoient droit de s'attimdre dépendoit de leur obéissance aux lois de Dieu C3) , ou tel que la pourpre que distinguoit la plume d'épervièr dans le costume des anciens rois de Perse adoptés parmi les mages (^), Cet épervier paroit donc désigner le législateur Thot , dont une espèce d'épervier portoit le nom. Le même oiseau , et des corbeaux y symboles des prophètes ou pré- Ires des hauts grades , et des simples ministres C^>, ont prêté à la fable les corbeaux fondateurs des
(0 Analise de Tlnscr. de Rosette, p. 5â. Denoa» pL 11 4. K^. 79. Pierres graTces de Gotlée, P. 2. N^. 481. W Diotl. Sîc. 1. 1. 87.
CO Nom. XV. 38. 39. 40. Htst. UnÎT. t. a. p. 557. 0) AEI>anus.
(0 Poq)hyr. de Abstio. I. 4* p* i65. — 3. Reg. xvn. 6.
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oracles de Libye et de I>odone ; l'épervier qui ap** port» la loi dans le Verdjemgerd ; les diw qui portent un nom de cet oiseau emprunté de son cri , et qui auroient enseigne les lettres à Hous^ chenk ^9 ; Toiseau porteur des lettres d'un ancien roi d'Egypte , et qui est enterré près du lac Mceris CO. Les Arabes appellent celui qui porta les lettres entre Salomon et la reine de Saba , et un de ceux qui figurent Hermès dans les mo» numens d'Egypte , Houd-boud , en répétant le nom Houd qu'ils donnent à Heber C3) , qui a transmis le sien aux Hébreux , à leur doctrine et à leur langue ^'^X II éloit aussi le prophète des Adites, suivant ces Arabes , qui croient posséder dans des poèmes* antiques ^^^ les préceptes de sa doctrine'^ conforme , en effet , à celle des patriarches , conservée par les Hébreux. Ces rapprochemens , d'au» très déjà &its et que nous ferons dans la suite , les traditions sur les Arabes qui ont , dans la Bible , im nom conmiun avec les £thio[ûens , Chus , et qui auroient fondé la vill^ du soleil en Egypte ^^^ }
(0 BoandeheBcht.
CO Paw. 1. c. t. a. p. 154.
CO Herbelot, art. Houd et Aad. Calmct, art. Heber. 0)- C'est l'ancienne opinion et la plus Traisemblable. . Calmet, 1. o. Liber Cosri. Heidegger, p. é^&j.
CO SchultenSy Monomcnta Arabiae aniiquiora, p. 60.— Pancau in Job^ («) Pline.
ou sur les Amalécites , descendans des Adites , qui occupoient ce pays ^0- celles des Arabes eux*, mêmes sur les différens Hermès ou Edris , dont le premier auroit élé Eenoch , fondateur d'une ville } d'autres faits encore conduisent à la conjecture que Heber , le grand-père de l'Égyptien Melchisédek , prêtre du Très-Haut (*) , est peut-être ce légis-^ lateur des Egyptiens qui leur a apporté la tradition des pères du genre humain qu'ils prétendoient conserver O , et qui a été reconnue si conforme aux livres sacrés des Hébreux , dont nous avons retrouvé des fragmens et des pièces entières dans leurs monumens. Le tableau auquel appartient ce caractère historique , ne peut être que du plus grand intériêt.
Les murailles extérieures du temple ^^ , qu'il • auroit fallu examiner les premières, si l'on en avoit des copies plus distinctes , présentent, comme tant d'autres , des scènes d'initiation avec ses syuiboles, des têtes colossales de lion qui, sculptées en reUef, reposent sur des gouttières ^^) , sur les eaux ren^ trées ou coulât dans leur lit , tout comme sur le
(0 JSerbelot, 1. c.
CO Calmât, ait. Melchisédek. Hist. Udît. 1. 1. p. gs- (') Porphyr. de Abstin. Jambli^ae. La Philosophie taîsant iet Égyptiens.
(O Dcnon , PI. 38, N«. 4.
^CO Id. et PI. 40.
DES HIÉROGLYPHES. m
planisphère , et dans la même acception. Il ise peut que l'eau des ablutions ait été versée par ce gardien de la loi , lecpiei , en Chine , est placé à l'en"* trée du temple de la science pour en exclure les profanes 3 par ce gardien qui ne dort point , qui exhorte à veiller , et qui , interprète des volontés de Dieu ^'^ , fut placé aux portes et aux enclos des temples pour en faire ressouvenir , ainsi que de sa loi , poiir exclure les profanes et exhor-^ ter à l'initiation ; de même que dans la vision d'Ëzéchiel oii il se présente le premier , parce que Texemple des princes constitue la loi des peuples^*). .Conformément à ces explications , on voit sur les murailles du temple , le prince qui l'a élevé , et qui cherche la gloire des rois dans la découverte de la parole cachée ^^^ , donner par son exemp'c des préceptes de piété , offrir des sacrifices et pas-* ser par les épreuves , ou il reçoit des instructions ^ur la nature de Dieu et de ses œuvres. Lui et tous ceux qui ont souffert , qui ont goAté la coupe d'amertume de la vie , ou qui ont bu le cjrcéon; tous ceux quî ont travaillé , qui ont conduit TaUelage des bœufs du labour; tou$ ceux qui sont fatigués et chargés , y sont invités à venir se soulager , à se r.afraiçhir dans le vgse , la source de la vie | i^
(0 ^Eliaa. de Animal, xir. 7.
0) Horap. I. 19. Pieriu8| l.f. c. 35ji
<') Pro¥. x»T. a. • \ ^
IIS DE L'ÉtUDE
l'esprit et de la connoissance de Diea , qui e$t posé devant son trône ) à trouver le repos au mitieu des élus assis autour de ce vase et du trône CO. Le roi céleste qui préside à cette assemblée et reçoit l'adepte royal , annonce sa clémence par son sceptre } et le joug léger qu'il lui impose ex« plique le sens religieux de celui dont se chargeoîent les rois d'Egypte, à la cérémonie de leur installation t*).
Ce temple de la nature auquel les Arabes donnent cent quatre-vingts fenêtres, présente du moins des non^res symboliques dans ses colonnes C^. Car ces emblèmes de force, et, suivant la^ cabale , de qualités divines , soutiennent le vestibule au nombre des vingt-quatre puissances de la nature ^ les six de Pintérieur rappellent les six dieux les plus procbes du Très-Haut , ses six qualités activfis qui soutiennent son temple figuré par la septième y et leur somme, trente, étoit , comme chez les Chinois, le nombre de cette nature à laquelle préside Isis. Les sept édifices divers dont il paroit avoir été composé (^\ sont aussi
(0 Sap. n. I. iT. 7. fiaigm. Hennet. Grater. $ 4* ^* Sjnes. Hymn. 3.
Q) Math. XI. 97^*30. Jerem« yi. 16. Apoc^i xxn. i. a. tj. Scholiast. Gemiamci in Arat. p. lao.
(>) Denon, Pl. 4o.N».8.
CO Id. PI. 40. K». 9. PI. 38. N*. i, a. 3. 4, 5.
DES mÉROGLÏPHES. ut
probablement '\es sept colonnes qu'a taillées la Sagesse , lorsqu'elle a bâti sa maison CO , et dont on n'a pas compris le sens, quoique ce nombre vierge et sans nière t*) , si propre à la religion C3) , fut celui de Minerve ^^'^ ; et que manifestant Fauteur de Tunivers C^), il fût observé dans la créa* tion du monde C^^ , comme dans la construction du temple de Jérusalem C?) «t d'autres de Cbanaan ^^^ et des Indes , à sept cbambres et pagodes , ou à sept enceintes C9). On connoît la prière de saûnt Thomas , adressée au Saint-Esprit , pour un prince indien , et qu'on diroit empruntée d'un sanctuaire de la Minerve égyptienne , la mi^é»
• CO Proverb. xi. i.
(*) Hierocles, I. ç. ao.
CO Apolee, Mëtam. %%,
CO De le. et Os. c 10. Mactob. Soion. Scîp. i. 6.
(F) Pbilo, de Decalogo , p. ^59. Per bunc numeram ma- BÎfestatus est patàr unirersîtatis et conditor : in co enîm sicnt specnlo mens considérât Deum fabticaniém mnodum et qnidquid in-eo contineatur.
C^ Johar^ dans CEdip. t. 3. p. ia6. Apoca]..i. 4«
C?) Qem. Alex. Strom. y. jam enîm confitetar (Xicnlta- Uonem, qux in Teteri tempio septem ambituum, qus ad aligupd spoctabat , apnd Hebrzos relatio.
C*) Les temples de Molocb à sept cbambres, Jaikut, ad Jerem. vu. 3i.
(0 Sonnerai, Voyage t. a. i. 3. p. 56, et le temple de ^cheringham.