‹ Les Indiens des États-UnisChapitre 8 sur 24 · IV · texte numérisé non relu

IV

qui nuingea un agneau du troupeau d'Amôun j

et inventa comme Minerve le vêtement.

. Plusieurs symboles, les uns plus surprenans que

' les autres , sont entremêlés parmi ces premiers , mais nous les abandonnons avec tout le reste à là sagacité du lecteur qui voudra répondre à la question de Diodore de Tarse ^0 , quelle naissance on origine [ yitni dont le bélier est un^ symbole ] a obligé l'Égyptien d'adorer la brebis? En rapprochant l'assertion des Pères d'un concile sur les tableaux prophétiques des païens , et la prière que récitent les Indiens à leur sacrifice principal du mou-

^ ton C«) ^ du récit des historiens sur la double attente de la fin du monde et d\m Sauveur qu'occasiona peut-être l'entrée prochaine du soleil dans le quinziëme degré du bélier , il pourra pénétrer le secret du culte symbolique de cet animal adopté en Li*

. bye ^^ , en Ethiopie C4) et en Egypte ^^^ , surtout à Thebes , oîi malgré cela on prétendoit n'adorer

(0 Dans Phoiius , Biblioth. Codi ccxxht. p. 691..

C*) Quand sera-ce que le Sauveur nui ira? quand 8era..ca qu€ le Rédempteur viendra? Lettre du P. Bouchct à levéqiie d'Avranches, Les Indieps imaginent, comme les Égyp** tiens» que la création a eu Uea dans |e «igné diji bélier, en. msirs, P. Paolino.

C^) Atbanas. adv. Creutcsy p. ao.

(♦) Jablonçki, 1. c. L i. p. i65.

C^ Proclus ia Tim, 1. 1. p. 3o. 'On yvwmr i xf^riççi, cl^.

qu^upt Dieu unique et bon , sans commencement et sans fin CO.

Quittant ici les chambres secrètes du^ temple de la sagesse , nou£ abandonnons également ao lecteur astronome les observations de sa science auxquelles peut donner lieu ce planisphère remarquable par les gémeaux , la balance et autres figures astronomiques , conununes à la Sj^ëre grec* que, malgré ce que Plutarque CO et Hérodote t^, Firmicus et Achilles Tatius ^^^ ont avancé sur ht différence entre elle et les sphères des Barbares , des Egyptiens et des Chaldéens. Nous ajouterons seulement que le contenu des inscriptions aux quatre points cardinaux du planisphère, qui en ont emprunté le np^ de tUuli^ et qui sont placées au-dessous des quatre étoiles royales, le taureau, le lion, le scorpion et l'homme du verseau, est indiqué par les figures de nymphes et d'animaux célestes agenouillés , qui soutiennent ce ciel en bé» nissant , en exaltant et glorifiant 9es oeuvres C^), en témoignant que Dieu les a créés. Le dernier tableau de notre système planétaire ^^ que ks

(0 De Is^ cl 0«- c. ^u ^

<») Id. p. 539.

(») ti. II. 43.

(0 Isag. Si. 39. SerrSas ad Georg. i. 35. .

CD Ps. CIT. 34* ^^*

(^ Denon, PL i3o. B.. 7. PL 1^9. Nf. 4.

loo DE L'ÉTUDE

cabalistes appellent le monde de fabrique et des sphères , présente quatorze de ces dernières en autant de barques pro|>res à rappeler les planètes dans riiémisphëre supérieur et dans l'inférieur y ainsi que les jours de la croissance et de la décroissance de la lune , et en même temps une des divisions d'Osiris par quatorze, qui , multipliée par yingl>-six , donne le nombre des jours de Fan* née , moins un : Osiris tout entier , moins le mem«< bre* perdu.

Nous ne nous arrêterons que légèrement sur d'autres détails connus de ce temple , fondé , diton, six générations après le déluge CO , niais probablement rebâti ou restauré et augmenté dans des temps très-postérieurs t k en juger du moins par rûiscription grecque des propylées à gauche , consacrés à feis pour la conservrition de l'empereur César } par une autre sur le listel de la corniche du portique , et par le goAt grec que trahit la composition de plusieurs tableaux; ainsi qu'un temple votif que porte un personnage qui en fait offrande* Cette dernière représentation dans le portique du temple semble en indiquer la dédicace ^^^ , conmie une autre.pareille dans l'église de Constantinople^ dédiée par Anastase i^'. à Christ et aux Apôtres. Quelques-uns de ces détails sont expliqués d'ail-

CO Magrizi.

CO Denon, Pi, 1^7. N*. i5. 1. 9. p. 11 a.

. DES HIÉROGLYPHES. loi

leurs dans nos essais ^vécédenB, Il suffit de rap^ peler ces hiéroglyphes des corniches de la nef CO* les trois camephées ^*> qui environnent la face di« vine d'Isis dans sa gloire ; ses noms de domUuUeur^ bienfaisant , défenseuret gardien ; mère de la joie^ de r amour ^ de la vraie dUection C^) , insorits^ur des boucliers sacres, et conservés par les Arabes ) ces autres noms écrits à côté , de mhre pléù^ tude C4) et cause , maison d*Orus , qui nous ont été transmis par Plutarque ^^) ; l'inscription supé* l'ieure enfin se rapportant à Isis , reine du monde , qui se lève dans le cancei' , qui a cueilli le fruit pour les hommes, etc. : le tout conforme aux ins^ criptibns concernant Isis, et à ses attributs , que lejs anciens nous ont fait connoitre.

Sur les colonnes et dans les frises du même édifice, c'est tantôt l'âme qui bénit et exalte le nom glorieux du Seigneur C^). tantôt le représentant du ciel , le soleil et les autres dieux qui l'honorent C?) ou qui manifestent la noiiséricorde et la grâce de ce Dieu saint , qu'il faut honorer dans le silence , qui est assis sur la fleur du lotus., signifiant que

(0 Id. PI. ii6. N^. I. Lettres sur les Hi^rogl. p. 58.

CO Jablonski , I. c. 1. 1. p. 98.

0) Mater p^chrse dilectionis, etc.Zyracb. xxiY.

0) Tlxi^iÊfA0 des gnostiques. Lacrozc in y. moxh,

CO De Is. et Os. c. 56.

(•) Denon,Pl. 117. N*>. 8«

<OId.K».a,ctPl. 40. W.4.

«on gouvernement intellectuel est aa-âessus de la matière , et qui indique par son attitude qu'il repose en lui-même ^O. Ailleurs, la nature qui le sert, admire et bénit la sainte rosée de lu*» miëre semée pour les justcjs C^>, qui descend sur la montagne , sur Taride oii Dieu répand sa bénédiction avec la doctrine vivifiante pour l'éternité que cette rosée désigne ^^. Les caractères tracés sur les bases oii ces serviteurs de Dieu sont montés , les faisceaux réunis en colonnes sur lesquels reluit le soleil ^^ , le fléau de force et le bâton pastoral qui les environnent : tout indique qu'il s'agit ici de cette concorde et communion mutuelle si recommandée par Confucius , Pythagore et les Bramins , par tous les anciens partisans d'une même doctrine qui , en imitation des Hébreux, étoient soigneux de conserver l'unité d'esprit dans le lien de la paix C^). L'assertion de Josephe ^^ est confirmée par la teneur de toute

(0 Id. PI. ii6. N*. 3. JambKc. de Mystcr. vn. a.

(0 P». xcvin. 1 T.

<0 De&on, PJ. II 6. N**. 7. Cette frise décore la ptéce oaverte qui est près de celle où est le planisphère, dam le petit appartement situe sur le grand temple.

(^) Aristophan. Ranx. Act. i. Solis nobis sol — et lux hilaris est — qui initiamur.

(*) Ephes. lY. I.

(^ Similia seuticntes de Deo, el Tlt« pcrfecdoiMm nQi*

DES HIÉROGLYPHES. ib3

cette composition , entièrement conforme au quatorziënGie cantique des degrés , précédant celui que nous avons vu exprimé dans le vestibule du, temple. De même que le Père dans TApologue , et que le Psalmiste , elle représente « combien il est bon et douk que les frères soient unis ensemble ^ c'est comme la rosée d'Hermon qui des-^ cend sur la montagne de Sion. Car c'est là que le Seigneur a répandu sa bénédiction et une trèslongue vie ^0. » Ajoutons que Sion signifie , entre autres, aridité; et Bermon , consécration, dont la rosée retrace le caractère dans le nombre remar«quable, ,et toujours vénéré en Asie, de trentetrois lumières, desquelles les Bonzes chinois ont fait autant de mondes. On entendra encore mieux le sens de ce tableau de frise , par sou rapprochement des expressions rabbiniques sur le culte qui unit Dieu et l'Eglise , en ouvrant la source de la bénédiction , qui est renfermée dans le mystère : union, bénédiction , sanctification. D'après la même doctrine , celui qui attire la bénédiction est béni ei| même temps que le grand nom qu'il bénit, et unit avec ses perfections , auquel il donne des forces et de qui il en reçoit CO.

tnamqae communîonem addocentcs— imîtari etîam conaniar matciam , «jnx inter nos est , concordiam , etc.

CO Ps. cxxxni.

(0 PI. Lxvin. a5. lx. i4* Hekal, Jebovah. fol. 27.

io4 DE L'ÊTUDl:

La plupart de ces frises présentent les noois Si^ Tins couronnés , siu'des tr6nes , et honorés par Farinée céleste qui doit toujours environner le roi du' inondé CO ^ que toute chose environne ^•^^ par les ininistres assistans de Dieu , ses ptérophores ou porte-honneurs , par ces autres dieux auxquels Taaut ne donnoit que deux ailes, comme étant les suivans de Saturne ^) ^ par les chérubs des deux hémis-* phères C4) ^ de formes diverses , mais ayant tous une aile levée qui vole , et une autre baissée qui repose. C^) On peut encore former des conjectures sur le sujet des tableaux répandus dans les diffé-' rentes parties du temple , par les fragmens copiés par M. Denon : tels que l'image de la déesse assise ayant les niémes attributs , à peu près , que dans la table isiaque CQ ^ celle de son filS aussi assis , ia^

Gol. t. R. Meir ben Gabbas, Abbod Kakkod. .fol. 33* col. 3. 4*

(0 Sedercm quasi rex circumsianti exerdta. Job» XXIX. a5.>— I. Reg. XXII. 19. Fragm. Herm. xty. 6. Jamblic. ]. c. II. 7. Orphée, dans Clem. Alex. Strom. t.

0) Expression célèbre de Platoa^Ûrigen. contr. Gelsum^ 1. VII. c. 7. 8.

(0 Euseb. Pr. Ev.

(0 Exod. XXV. 17. 18. 19. Clem. Alex. Slrom. v. 563. Fhilo, ViiaMoses, p. $17.

(0 Denon, PJ. n6. K». i3. PI. 117. N«. i. a. 5. 8\ PJ. 119. N». i.a. 3. PJ.4i.N^3,eic.

C«) Id.Pl. ia6.N«. 3.

DES HIÉRQGLyPHES. io5

tiquant par son sceptre qu'il gouverne la terre avec joie et grâce , suivant l'attribut assigné à un roi dana- l'inscription d'obélisque traduite par Hermapion CO • l'image homérique de la puissance du Dieu suprême qui , adoré jde toute la nature , est assis sur la colonne du' ciel , au sommet de laquelle est attachée une chaîne d'or que la foule des dieux semble tirer en vain (*^^ d'autres images ou noms divins C^); les sceptres des dieux et leurs symboles tels qu'on les portoit dans les processions , montés sur des bâtons en forma de Tau (■♦)• des sphinx (^^ et un sistre tel qu'il est décrit par Plutarque ^^^ ^ des scènes de la fable d'Osiris , et de ses secrets oii Isis déposa les symboles sacrés des éléméns du monde , des cérémonies conunémo*ratives qui s'y rapportent ainsi qu'au sort de l'âme humaine ^7) • la distribution des viandes qui , d'après l'inscription , parait avoir été faite en souve-

(0 Id. PI. lai. N». 4-

(0 Id. PI. 132. TV*. i3. Diad. 0.

^Jltutîi /* {fânTfffti 6hi ) etc.

O Dcnon, PJ. lao. TV*, a. PI. lai. K». ?. PI. ia3* N«. 4. PI. 126. W. a. 3. 8. PI. 127. N^ 8.

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