JULIO, ARISTIDE, SIMONET, JOSEPH, SUZANNE, MADAME SIMONET
ARISTIDE
Il n’est plus temps de sortir!
SIMONET
Pourquoi ?
ARISTIDE
Tu vas avoir une visite.
SIMONET
Une visite? oh! non.
ARISTIDE
Pardon, pardon! je no vais pas recevoir tout seul ce monsieur; c’est dfijà bien assez d’avoir dté reveillé par Joseph ; il Il’en fait Jamais d’autres. (ll va l’asscoir sur le canapé à droite.)
SIMONET, à Joseph.
Où est la personne dont parle Aristide?
JOSEPH
Elle est restée dans le jardin
SIMONET
A-t-elle dit son nom ?
JOSEPH
M. Olivier de Lestaque.
JULIO, h lui-même.
Tiens! Olivier, ici I
SIMONET
Olivier de Lestaque I mais je le connais ! Est-ce (jue ce n’est pas cet officier de marine...? (Aristide va s'asseoir près de la cheminée & droite.)
MADAME SIMONET
Lui-méme! vous l’avez assez souvent vu chez vous pour vous le rappeler... vous savez bien, à l’époqne où notre cousine Laure n’était pas encore mariée.
SIMONET
Oui, oui, j’y suis!... n’esl-ce pas môme par dépit de l’avoir vue épouser M. de Neuville qu’il a brusquement demandé de partir pour je ne sais plus quelle lointaine expédition?
MADAME SIMONET
C’est tout à fait cela. Vous deviez vous attendre à le voir revenir, aujourd’hui que Laure est veuve; je vous l’avais annoncé.
Vous avez dû l’annoncer, (a Joseph.) Introduisez M. de Leslaque. (Joseph sort.)
SUZANNE
Mais il me semble qu’il y a une chose dont vous ne vous souvenez ni les uns ni les autres : c’est que M. Olivier est le meilleur ami de mon oncle.
MADAME SIMONET. '
Suzanne a raison, c’est votre fière qui l’a élevé et qui l’a fait entrer dans la marine.