‹ Les indifférentsChapitre 10 sur 88 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

(Simonet lève les épaules et remonte rers le fond à droite ; Julio s’approche de Suzanne au piano.)

JULIO, h Suzanne.

Vous paraissez Iriste, contrariée, mademoiselle?

SUZANNE

Il y a de quoi! j’espérais en venant h Vichy avoir quelques distractions; mais c’est absolument comme à Paris. (Elle se lève et Simonet descend, on scène.) Si je m’adresse à mon père, il me renvoie à ma mère, qui me renvoie à mon frère, qui me tourne le dos; je res.semblo à un volant entre trois raquettes : chacun le repousse et le fait voltiger.

JULIO

Mais, mademoiselle, votre cousine madame de Neuville ne cherche que des occasions de se distraire, et, si vous le désiriez...

SUZANNE

Oh! déjà cet hiver, elle m’a conduite dans tous les bals où elle allait, je ne veux pas lui être à charge encore cet été : puis, deux femmes ne peuvent pas se promener ainsi seules le soir. (Simonet va s’asseoir près de la cheminée.)

JULIO

Si madame de Neuville et vous le permettez, mademoiselle, j’aurai le plaisir de vous accompagner comme je le faisais riiiver dernier lorsque vous quittiez le bal. Je me charge d’organiser une promenade en voiture pour ce soir.

SIMONET, revenant à Julio.

Voyons, mon cher, sortons un instant, vous reviendrez si vous le désirez. (Au moment où ils vont sortir, Aristide entre.)

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