SCÈNE PREMIÈRE
ARISTIDE, puis JOSEPH.
ARISTIDE, assis près du guéridon.
Quelle ridicule invention 1 ce flacon renferme à peine trois gouttes d'eau de fleurs d’oranger, elles ne veulent jamais sortir. (Secouant le flacon ) J’ai beau faire, impossible I (il frappe sur un liinbic.) Joseph, l’eau de fleur d'oranger est-elle un poison?
JOSEPH, qui est entré par la droite.
Je ne l’ai jamais entendu dire, monsieur.
ARISTIDE
Alors, pourquoi me la donnez-vous à si petites doses ? Si c’était de l’opium, je comprendrais votre sollicitude, mais...
JOSEPH
Si monsieur m’ordonnait de lui donner de l’opium, j’obéirais à monsieur.
ARISTIDE
Ah! vraiment? En attendant que je vous donne cet ordre... débarrassez-moi île ce flacon, et apportez la bouteille dans laquelle vous avez puisé ces trois gouttes si... tenaces. (Joseph sort parla droite )