‹ Les indifférentsChapitre 34 sur 88 · SAINT-CLAIR, LESPINOIS, OLIVIER, ARISTIDE · texte numérisé non relu

SAINT-CLAIR, LESPINOIS, OLIVIER, ARISTIDE

OLIVIER, rejoignant Aristide.

Dites donc, Aristide, puisque vous vous ennuyez, faisons un écarté.

Un écarté! vous avez donc bien envie de perdre votre argent?

OLIVIER

Pourquoi le perdrais- je?

ARISTIDE

Parce que je gagne toujours, (il m lève et passe à gaacbe.) Demandez à ces messieurs.

SAINT-CLAIR

Le fait est qu’Aristide'a une chance incroyable.

ARISTIDE

Dites plutôt que je suis maître de moi et que je n’ai pas de nerfs, que je suis insensible à la perte et au gain. De là ma force.

OLIVIER, allant k la table de jeo de droite.

Si cependant vous jouiez avec quelqu’un qui posséderait autant de sang-froid que vous...

ARISTIDE

Impossible.

Impossible! je prétends, moi, en avoir davantage et j’offre de vous le prouver... Tenez, vous hésitez déjà; je parie que vous n’osez pas jouer.

ARISTIDE

C’est vrai, je préfère prendre l’air.

OLIVIER

Quand je vous le disais...

SAINT-CLAIR, se levant»

Quoi I tu recules, Aristide?

LESPINOIS.

Tu nous déshonores!

OLIVIER, gagnant la table de jea de droite.

Laissez-le donc, messieurs, il se vantait et il en fait l’aveu.

ARISTIDE

Ah! c’est comme cela? Eh bien, je joue... entendez-vous, je joue.

OLIVIER

A la bonne heure!... mais tiendrez- vous tous les enjeux ?

ARISTIDE, s’asseyant à la table de jea en face d’Olivier.

Tous, quels qu’ils soient, pendant cinq parties; cela vous va-t-il ?

OLIVIER

Cinq parties, soit! et si je gagne, comme je n’en doute pas, j’offre de jouer quitte ou double à tous les coups. ^

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