ACTE DEUXIÈME
SUZANNE
Je n’en abuserai plus, mon père, je rejoins ma cousine. (Elle Ta près de Laure.)
SIMONET
• Laisse-moi ton éventail, je suis tout en nage, (il va s’asseoir
à l’extrême gauche.)
OLIVIER, s’approchant de Simonet.
Pauvre monsieur Simonet !
SIMONET
Ne me parlez pas 1 ne me parlez pasl laissez-moi respirer!.. . Boni cela va mieux... Vous disiez...
OLIVIER
Je faisais la remarque que les enfants étaient d’une exigence incroyable.
SIMONET
A qui le diles-vous? Si encore ils vous récompensaient de tous vos sacrifices, en vous faisant bonne mine! Moi, j’aime à voir autour de moi des visages gais, des bouches qui sourient.
OLIVIER
.Vous n’admettez pas qu’on soit triste?
Si; mais qu’on ne le paraisse pas. Quant à Suzanne et à son frère, ils sont insupportables ce soir: Aristide vient de passer près de moi avec son grand air maussade...
OLIVIER
Lui avez-vous demandé ce qu’il avait?
SIMONET
Ob ! non... c’est un principe : ne jamais demander à quelqu’un d’allligé la cause de sa tristesse, il ne peut rien vous en arriver de bon.
OLIVIER
C’est très-juste, (ils conlinuenl à causer.)
LAURE, h Suzanne.
Ma chère, tu réclames de moi un trop grand sacrifice. Je suis là depuis une heure à me morfondre avec ces messieurs, permets-moi maintenanl de m’égayer un peu; quand j’aurai fait quelques tours de valse, nous (lurtirons. (Elle prend le bras do }nlio et s’éloigne avec lui par le fond.)