SIMONET, OLIVIER, SUZANNE
' SCZANNE, à Olivier.
Vous avez désiré que je vinsse à ce bal et j’y suis venue... Vous voilà bien avancé.
* , OLIVIEB.
Peut-être 1
SUZANNE
Qu’avez-vous à me regarder? Est-ce que vous ne trouvez pas ma robe jolie ?
OLIVIEB.
Trop jolie.
SUZANNE
Comment, trop jolie?
OLIVIEB.
Sans doute, une jeune fille doit être mise plus simplement; vous avez l’air d’une femme mariée.
SUZANNE
Tiensl c’est donc pour cela que les étrangers, en m’invitant à danser, me disent quelquefois : Madame.
OLIVIER
Justement.
SUZANNE
Est-ce que vous avez d’autres observations à me faire? Ne vous gênez pas pendant que vous y êtes. Vous me suiviez des yeux tout à l'heure, est-ce que je faisais quelque chose de mal?
OLIVIEB.
Oui; quand on vient de danser, on se fait reconduire à sa
E lace par son cavalier, et on ne va pas se promener dans tous ^8 salons avec lui.
Pourquoi cela?
OLIVIER
Parce que ce n’est pas Turage; c’est une toute petite raison qui en vaut bien une autre.
SUZANNE
Quelles fautes ai -je encore commises ?
OLIVIER
Vous parlez trop haut et vous riez trop fort.