OLIVIER, ARISTIDE
ARISTIDE, tout essoufflé.
Enfin je vous trouve! j’arrive de votre hôtel où j’ai appris que vous étiez ici.
Vous aviez à me parler?
ARISTIDE
Oui; mais auparavant, dites-moi, vous avez eu cette nuit, après mon départ, une discussion avec Julio?
OLIVIER
Qui vous a appris cela?
ARISTIDE
Saint-Clair que je viens de rencontrer.
OLIVIER
11 VOUS a donné des détails?
ARISTIDE
Aucun. 11 a été discret conire son habitude.
OLIVIER
C’est un progrès.
ARISTIDE
Cette querelle doit-elle avoir des suites?
Je l'espère.
ARISTIDE
Quoi ! vous VOUS battrez?
OLIVIER
Moi ou d’autres!.. . Maisqu’esi-ce qui me vaut l’honneur que vous vous intéressiez à moi, vo.is qui ne vous intéressez à personne? Je cherche et je ne trouve pas. Ahl j’y suis... j’avais oublié; vous me devez de l’argent, une bagatelle et «vous vous dites que si je me bals... iMais, mon cher Aristide, j’ai des héritiers.
ARISTIDE
No plaisantez pas; c’est plus sérieux que vous ne pensez.
OLIVIER
Qu’y a-t-il donc? *
ARISTIDE
11 y a, il y a, que j’ai-une lâcheuse confidence à vous faire.
OLIVIER
Faites.
ARISTIDE
Je me trouve dans la nécessité de vous dire qu’il m’est impossible do vous payer la somme que je vous dois.
OLIVIER, allant s'asseoir sur le canapé.
Ahl vraiment! c’est très fâcheux en etfet; mais celte confidence m’insli uit; je commence à m’expliquer pourquoi vous vous vantiez d’élre insensible aux pertes de jeu.
Mais...