ACTE TROISIÈME
OLIVIKB.
D’avoir élevé, comme vous l avez fait, des enfants qui ne sont pas de vous... C’est superhe !
SIMONET
Que me dites-vous là?
OLIVIER
Ce que vous savez bien. . ce (jue vous essayez inutilement de cacher, homme mystérieux et bienfaisant; mais la rumeur publique vous a trahi.
SIMONET
Quoi! suivant la rumeur publique, mes enfants ne sont pas mes enfants... et comment expiique-l-on cela?
OLIVIER
Mais tout naturellement ; sans doute, lorsque vous l’avez épousée, madame Simonet était probablement veuve et déjà mère.
Mais pas du tout... pas du tout... elle était demoiselle...
OLIVIER
Si ce n’est pas cela, cela revient au même; quelque temps après votre mariage , ayant des raisons de craindre de n^avoir pas d’enfants, vous avez sans doute adopté deux orphelins.
SIMONET
Mais non, cent mille fois non ! Aristide cl Suzanne sont mes enfants, mes propres enfants.
OLIVIER
AhI alors, je ne m’explique j’as... et du moment qu’il en est ainsi, ne parions plus de cela... Je me suis trompé... J'ai mal compris... je vais faire un tour de jardin. On étoutfe ici... (tt se dirige vers le foud.)
SLVIONET, le suivant.
Cependant, mon cher, je voudrais...
OLIVIER, s’éloignant toujours.
C’est inutile, c’est inutile... il y a erreur, voilà tout!
SIMONET, l'arrélant.
Permettez, permettez. .
OLIVIER, se dégageant.
Au revoir, ne pensez plus à tout cela, (il sort par le fond.)