OI.1MEH
Comment cela, madame ?
MADAME SIMONET
Tout le monde aime ici, tandi< que vous...
OLIVIER
Moi, je ne vous ai pas encore ouvert mon cœur.
MADAME SIMONET
Eh bien, parlez.
OLIVIER
Soit!... Madame, j’aime de toute mon âme mademoiselle votre fille, et je vous prie de m’accorder sa main.
SIMONET
Vous aimez ma fille! tiens! Et, elle, vous aime-t-elle?
MAD.AME SIMONET
Dispensez-la de répondre, mon ami; elle m’a fait ses confidences.
SLMONET.
A vous! prenez garde ! si je^t venais jalouxl j’en suis bien capable.
SUZANNE, se mittanl entre eux cl tour prenant la main.
Non, père! tu ne' pourras pas l'èlre ; maintenant tu no quitteras plus ma mère, et c’est à vous deux, assis l’un près de l’autre et la main dans la main, que je fçrai mes confidences.
SIMONET, s'esfiijant les yenx.
Allons, décidément, j’ai plus de bonheur que je n’en mérite: j’ai d’excellents enfants et je crois même... qu’au fond ma femme est bonne. (A Olivier.) Allez, je vous donne Suzanne. (Arec neiiS.) Dire que bientôt je serai grand-père * !
* Laure, Julio, Aristide, Simonet, Suzanne, Olivier, madame Simonet.
Imprimerie L. Toinon et C*, ît Saiut-Gennain.
N.i d’ Invontî —