‹ Les indifférentsChapitre 87 sur 88 · LAURE, ARISTIDE, SIMONET, JULIO, OLIVIER, MADAME SIMONET, SUZANNE · texte numérisé non relu

LAURE, ARISTIDE, SIMONET, JULIO, OLIVIER, MADAME SIMONET, SUZANNE

JULIO, s'adressant à Simoset.

Monsieur, après avoir donné à votre Gis la satisfaction qu’il m’a demandée, je viens me mettre à vos ordres si vous pensez que j’aie encore quelque chose à faire pour détruire les soupçons dont mademoiselle votre fille a été l'objet.

SIMONET

Mais le duel que je viens d'avoir... non, que mon fils a eu, a sullisammenl établi, il me semble...

OLIVIER, s’avançant.

Cela ne suffit pas... un mariage est nécessaire...

SIMONET, alfani à Olivier.

Un mariage 1 mais ce serait donner raison...

OLIVIER

Cela dépend de quel mariage. . Qu’est-ce qui a été en partie cause des propos que nous voulons démentir? L'assiduité de Julio auprès de madame de Neuville et de mademoiselle Suzanne!... Qu’il prouve que ce n’était pas à cette dernière qu’il s’adressait.

JULIO

De quelle façon ?

OLIVIER

En épousant madame de Neuville.

Mais, mon ami...

OLIVIER

Vous aussi, ma chère Laure, vous avez eu quelques torts envers votre cousine, ne voudrez-vous pas nous aider à les réparer ?

LAURE

Mais... on ne marie pas ainsi les gens; donnez-moi le temps de la réflexion. • '

OLIVIER

C’est trop juste. (Bas k Julio.) Elle consentira.

!0i LES INDIFFÉRENTS.

JÜUO,

Vous me rendez donc voire amilië, Olivier?

OMVIKII.

Oui, car vos erreurs ne sont que le résultat de !a mauvaise opinion que vous aviez de nous; vous n’en roinmettrez plus maintenant que vous avez appris à nous conuaîlre. Nous avons tous au fond de. notre cœur, sacliez-le bien, une corde sensible qu’il ne s’agit que de faire vibrer ; un mot, une belle action, une élincelle suffisent à nous faire sortir de notre apathie et de notre' insensibilité ; nous ne sommes pas des indilTérenLs, mais des fanfarons d’indifférence!

MADAME SIMONET

Cependant, mon cher monsieur Olivier, vous paraissez faire une exception. »

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