LAURE, ARISTIDE, SIMONET, JULIO, OLIVIER, MADAME SIMONET, SUZANNE
JULIO, s'adressant à Simoset.
Monsieur, après avoir donné à votre Gis la satisfaction qu’il m’a demandée, je viens me mettre à vos ordres si vous pensez que j’aie encore quelque chose à faire pour détruire les soupçons dont mademoiselle votre fille a été l'objet.
SIMONET
Mais le duel que je viens d'avoir... non, que mon fils a eu, a sullisammenl établi, il me semble...
OLIVIER, s’avançant.
Cela ne suffit pas... un mariage est nécessaire...
SIMONET, alfani à Olivier.
Un mariage 1 mais ce serait donner raison...
OLIVIER
Cela dépend de quel mariage. . Qu’est-ce qui a été en partie cause des propos que nous voulons démentir? L'assiduité de Julio auprès de madame de Neuville et de mademoiselle Suzanne!... Qu’il prouve que ce n’était pas à cette dernière qu’il s’adressait.
JULIO
De quelle façon ?
OLIVIER
En épousant madame de Neuville.
Mais, mon ami...
OLIVIER
Vous aussi, ma chère Laure, vous avez eu quelques torts envers votre cousine, ne voudrez-vous pas nous aider à les réparer ?
LAURE
Mais... on ne marie pas ainsi les gens; donnez-moi le temps de la réflexion. • '
OLIVIER
C’est trop juste. (Bas k Julio.) Elle consentira.
!0i LES INDIFFÉRENTS.
JÜUO,
Vous me rendez donc voire amilië, Olivier?
OMVIKII.
Oui, car vos erreurs ne sont que le résultat de !a mauvaise opinion que vous aviez de nous; vous n’en roinmettrez plus maintenant que vous avez appris à nous conuaîlre. Nous avons tous au fond de. notre cœur, sacliez-le bien, une corde sensible qu’il ne s’agit que de faire vibrer ; un mot, une belle action, une élincelle suffisent à nous faire sortir de notre apathie et de notre' insensibilité ; nous ne sommes pas des indilTérenLs, mais des fanfarons d’indifférence!
MADAME SIMONET
Cependant, mon cher monsieur Olivier, vous paraissez faire une exception. »