‹ Les indiscrétions de l'histoire (volume 2)Chapitre 25 sur 59 · BONAPARTE. D · texte numérisé non relu

BONAPARTE. D

La classe De reçu le même jour un mémoire et un instrument relatifs à la tactique militaire, Borda, Coulomb, Laplace et Bonaparte furent chargés de lui en rendre compte. (MAINDRON, L'Académie des Sciences).

Détail à noter : dans l'Annuaire de l’Institut, pour les ans IX et X, le nom de Napoléon est ainsi orthographié : Napoleone Bonanarte (V. les Souvenirs sur Monge, de JoMARD, et l'Histoire de l’Académie des Sciences, de MAINDRON).

(1) C’est pendant la traversée qu’arriva à Geoffroy Saint-Hilaire l'aventure qui est ainsi contée par Arnault, dans ses Souvenirs d'un sexæagénaire, t. VI : à STRN « M. Geoffroy Saint-Hilaire, que son amour pour une science à FR laquelle il doit sa célébrité européenne conduisait en Égypte, re pensa devenir victime du désir qu’il eut de venir saluer le géné-. ral. La barque qui devait nous l’amener chavira au moment où il y entrait, et il ne savait pas nager. Heureusement fut-il rattrapé lorsqu'il reparut a41à superficie de la mer, après avoir plongé à une certaine profondeur. Je regrette d’avoir perdu la lettre qu'il n’écrivit à ce sujet, et où il me racontait avec beaucoup de gaieté les détails de cet accident, qui me faisait rire et trembler tout à la fois, et dans lequel il conserva toute sa présence d’esprit. Sa manière de le raconter prêtait à son récit un piquant qu'à mon grand regret on ne retrouvera pas dans le mien, »

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le 30, on apercevait Là colonne de He et le corps expéditionnaire débarquait le même jour.

Le lendemain, Bonaparte s’emparait d'Alexandrie. D'après le plan qui avait été arrêté pour les travaux de la commission des sciences, c’est à Rosetle que devait

s'installer la colonie scientifique.

À Rosette, les membres de la commission des sciences trouvérent un climat aussi doux que celui d'Alexandrie était ardent. Mais, sous ce beau climat, nos voyageurs

furent réduits à se loger dans des maisons désertes, et

lorsqu'ils se furent, non sans peine, procuré des vivres, il leur fallut les préparer eux-mêmes. « Chacun, lisonsnous dans une lettre de Marc Antoine Geoffroy à son frère, eut son jour pour être le cuisinier de la communauté. Quand ce fut mon tour de faire le cog, mes amis firent bien maigre chère... »

Presque toute la colonie savante séjourna pendant plusieurs semaines à Alexandrie, se demandant anxieusement à quels projets rêvait le général en chef quand arriva tout à coup l’ordre de presser le départ pour le Caire (1) : la création d’un Institut venait d'être décidée, et une commission de sept membres, premier noyau de la future assemblée, devait S’occuper immédiatement de son organisation.

Geoffroy Saint-Hilaire, dont les relations avec Bonaparte s'étaient jusqu'alors bornées à quelques visites de

- (1) Bonaparte venait de rentrer au Caire après la victoire des

Pyramides,

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