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LA MALADIE DE NAPOLÉON Iil LRU ie
signature, donnant ainsi l'exemple de l'abstention à ses collègues.
D'autre part, le D' Conneau s’est défendu avec énergie
d'avoir gardé par devers lui une pièce dont il appréciait
toute l'importance,
Quand on retrouva, dans les papiers de l'Empereur, l'original de la consultation du 1° juillet, le prince Napoléon se serait mis à interpeller brusquement le malheureux docteur :
— J'ai montré la pièce à qui de droit et en temps utile, répliqua timidément le D' Conneau, en baissant la tête.
— Et que t'a-t-on répondu ?
— On ma répondu : Le vin est tiré, il faut le boire (1).
Dans la bouche de ce fidèle serviteur de l'Empire, ces paroles, si elles étaient vraies, constitueraient contre l’Impératrice la plus accablante déposition. En tout cas, il paraît peu vraisemblable 4 priori que l'Impératrice ait élé la seule à ignorer ce que dix personnes et plus pouvaient répéter.
: Quand le D' Thompson fut appelé, en janvier 1853, à
broyer le calcul vésical de l'Empereur, on ne manqua pas de dire, et nos voisins d'Outre-Manche contribuèrent
à accréditer ce bruit, que les médecins franvais avaient
méconnu la vraie maladie de Napoléon HL.
(1) DARIMON, op: éél., p. 3r.
Le document, auquel nous avons fait allusion plus haut, et que nous publions ci-après, répond victorieusement à ces mensongères allégations.
Ce document, qui est le texte même de la consultation, retrouvée aux Tuileries, le 4 septembre, et qui fut publiée avec d’autres papiers secrets, émanant de la même source, le voici :