‹ Les indiscrétions de l'histoire (volume 2)Chapitre 54 sur 59 · LA · texte numérisé non relu

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mouches, plus ou moins riche comme décor et comme attributs, selon la position de celle qui s’en servait.

Nous avons eu la bonne fortune — grâce à la parfaite obligeance de M. de Montesquiou — d’avoir sous les yeux toute une collection de ces exquis bibelots (1); boîtes à fard des époques Louis XIII, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI; boîtes à poudre, poires à poudre, soufflets à poudre, tampons à fards, plaques à fards, de Louis XV au premier Empire; boîtes à mouches de différentes formes et d’ornements variés.

Ces boîtes, généralement plates, parfois ovales, le plus souvent rectangulaires, sont en or ciselé, en argent, en écaille ciselée à relief, en ivoire sculpté, en émail de Saye ou en laque noir. 3

Sous Louis XIV, les artistes y représentaient des scènes mythologiques.

Sous Louis XV, des sujets gracieux, entourés d’ornements rocaille; sous Louis XVI, apparurent Vénus et les Amours, pourvus de leurs attributs. On les fabriquait alors en vernis Martin incrusté d'or et d'argent.

Closes, on dirait des tabatières. L'intérieur se divise en trois compartiments, dont deux sont fermés d’un couvercle à charnières : le troisième, où l’on retrouve, encore

(1) Cette collection est la propriété de M. Klotz, le grand parfu- meur.

On nous dit que M. Osiris, le généreux philanthrope, en possède une non moins riche. Nous n’avons pas été admis à l’honneur de la visiter; nous n’en avons pas, il est vrai, sollicité l’autorisation, qui nous eût été, nous en sommes assuré, accordée avec la meilleure grâce du monde.

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