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c'était une dégénérée, mais pas précisément inférieure,.
€ Paul GARNIER. »
I ressort de cette « consultation » que Théroigne, comme nous l'avons laissé pressentir, n’est pas devenue subitement folle à la suite de l'épreuve qui lui futinfligée ; qu'elle l'était, si nous pouvons nous exprimer ainsi, (en puissance », avant d’être enfermée comme telle.
Quelqu'un de ses ascendants lui aurait-il légué la tare morbide ? ce serait évidemment à rechercher. Mais il y a eu, à n’en pas douter, des facteurs nombreux (1) dans la pathogénie de cette affection maniaque, et comme l’a fort bien vu M. Garnier, dans une telle atmosphère, dans un tel bouillon de culture, une vésanie latente ne pouvait
que se développer.
Théroigne ne saurait être mieux assimilée qu'à uu de ces champignons vénéneux, qu'on voit naître et se déve-
lopper dans l’humus fécondé par le sang des Révolutions.
(1) Nous ne croyons pas qu’il se soit agi, en l’espèce, d’une paralysie générale liée à la syphilis, la paralysie générale n'étant jamais d'aussi longue durée, Esquirol n’eût pas, du reste, manqué de la signaler, s’il en avait observé la symptomatologie. Il est vrai qu’Esquirol aurait pu se tromper dans son diagnostic, lui qui semble faire de Théroigne une mélancolique, une lypémaniaque, alors qu’elle appartient sans conteste à la catégorie des agitées.