TRANSPORT DE LA CIVILISATION BABYLONIENNE AUX ARYAS
XXXII. Babylone a depuis longtemps disparu de la surface de la terre ; des ruines mises au jour à notre époque marquent seules la place où elle était autrefois. Mais avant sa destruction, les grandes choses qu'elle avait accomplies profitaient depuis longtemps à l'humanité. L'histoire ne laisse pas se perdre les choses importantes qu'elle a produites dans un endroit quelconque de la terre; elle veille à leur conservation pour le monde, à leur permanence sous d'autres latitudes. C'est la loi de l'économie dans l'ordre moral, se vérifiant dans la vie des peuples aussi bien que dans celle des individus ; c'est l'équivalent de la loi d'économie des forces dans la nature. Des peuples, des individus succèdent à ceux qui disparaissent, non comme le soldat dans la bataille prend la place du mort, mais comme l'héritier recueille les biens délaissés par son auteur. C'est ainsi que la civilisation de la Mésopotamie a passé aux Indoeuropéens, et si de nos jours encore l'Hellade continue à vivre dans notre art et dans notre science, Rome dans notre droit, c'est Babylone qui continue à vivre dans notre culture. Nous lui devons infiniment plus qu'on ne croit communément.
Babylone fut le siège primordial de la civilisation ; c'est