‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 58 sur 235 · I ORIGINE DE LA RACE · texte numérisé non relu

I ORIGINE DE LA RACE

tence — les circonstances doivent s'y prêter; le véritable homme doit se rencontrer avec le véritable moment et avec les véritables hommes capables de le comprendre, de le subir, de l'appuyer.

Mais cela ne doit pas nous arrêter davantage; je n'en ai parlé que pour empêcher qu'on ne m'attribuât une opinion que je ne partage point; il importait seulement d'accentuer avec toute la précision possible l'importance du sol pour la formation de la race, dans le sens large, à la fois historique et naturel, que j'ai indiqué. Si j'ai frappé juste dans la proposition qui résume mes idées : le sol est la race, il en résulte que l'historien a pour devoir de découvrir les corrélations de la race d'un peuple déterminé avec son sol. Je me suis proposé ce problème pour l' Aryas, non seulement dans sa patrie originaire mais aussi sur le sol de l'Europe.

A l'influence deux fois renouvelée exercée sur sa race par le sol s'ajoute encore celle exercée par la migration. Elle aussi vient indirectement concourir à l'action du sol, en ce sens que c'est l'insuffisance de celui-ci pour nourrir toute la population qui oblige une partie de celle-ci à abandonner la patrie. Le temps de migration, par les rapports particuliers qu'il entraînait et par sa longue durée, a exercé sur la race une influence tout à fait déterminante; son œuvre est le type de l'Indo-européen, commun à tous les Aryas de l'Europe, qui sans effacer en eux l'ancien Aryas — il vit clairement reconnaissable jusqu'à nos jours — l'a néanmoins assez fortement transformé. Avec l'établissement à poste fixe, rouvrant à l'élément du sol la possibilité d'agir sur la race, se présente la séparation des émigrés en peuples distincts, et l'on voit se former les types des cinq peuples civilisés, Grecs, Italiotes, Celtes, Germains, Slaves.

Le problème que je me suis tracé se divise donc en trois parties.

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