‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 109 sur 215 · II. CIVILISATION DES ARYAS ET DES SEMITES · texte numérisé non relu

II. CIVILISATION DES ARYAS ET DES SEMITES

de son armée. Je touche ici à là question écartée tout à i*heure (p. 214 S.) de savoir si le contact des Babyloniens et des Indiens s'opéra par mer ou par terre. Elle a été réservée parce que nous sommes précisément ici en mesure d'j répondre avec toute la certitude désirable.

Au moyen d*un navire, voire d'une flotte, on pouvait avec fort peu de peine transporter dans l'Inde tout ce dont l'architecte babylonien avait besoin pour édifier les somptueux palais commandés par les princes de ce pays : de nombreux maçons expérimentés, les outils nécessaires, la maquette en argile cuite de l'édifîce proposé au client, le bitume, etc. Que Ton compare les diflScultés de la route de terre : sa longueur opposée à la voie maritime qui, d'après l'indication des anciens, permettait au navire de faire en 24 heures environ 1200 stades (120 millesi marins, 30 milles géographiques) (*^^], tandis que le transport terrestre exigeait peut être dix fois autant de temps. Que l'on tienne compte, d'un côté des frais (bêtes de traits, porteurs, cadeaux, redevances pour libre passage), de l'autre du bon marché d un voyage par eau ; que Ton envisage le danger des attaques de brigands, etc. — et que l'on se demande ensuite par laquelle des deux voies le Babylonien a dû gagner l'Inde. La réponse ne peut être douteuse.

J'en reviens à la question des édifices des Indiens. Je crois pouvoir résumer ainsi le résultat de mes recherches à cet égard : Tarchitecture indienne, ses origines et son style nous ramènent à Babylone et non à Persepolis. Les Bahylo^ niens sont devenus les maîtres communs des Perses et des Indiens, Tous deux Âryas, ces peuples ne connaissaient jusque là que la bâtisse en bois (p. 36), tout comme leurs compagnons de tribu en Europe, avant qu'ils fussent mis en rapport avec les Phéniciens (p. 127 s.).

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