‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 110 sur 215 · Le déluge dan^ VInde, Chez les Indiens, comme chez · texte numérisé non relu

Le déluge dan^ VInde, Chez les Indiens, comme chez

(••^) Bbbubing, 1. c, p. 11.

tant d'autres peuples de l'antiquité, nous rencontrons la légende du déluge. L'aspect qu'elle revêt ici, concorde d'une manière trop étonnante avec les traditions babyloniennes pour que l'on puisse écarter l'idée d'un emprunt. Sans anoan doute, des catastrophes semblables se sont reproduites, comme en Mésopotamie, sur beaucoup d'autres points de la terre. Manou, le Chasis-adra de la légende indienne, son sauvetage en bateau et même le détail de l'intervention du Dieu Brama le prévenant de l'événement qui va se produire, et lui ordonnant de construire un navire, n'obligent pas encore d'admettre la communauté d'origine des deux récits. Mais à cela s'ajoutent deux autres traits, qui complètent la concordance des légendes d'une manière telle que l'on compren* drait difScilement comment des peuples distincts auraient pu arriver séparément à cette similitude. Agissant comme le Dieu Ea avec Ghasis-adra, Brama ordonne à Manou de prendre dans son vaisseau des semences de toutes les espèces; le vaisseau de Manou est également poussé vers l'intérieur des terres et s'arrête sur l'Himalaya. Se basant sur ce récit, BuRNOUF s'est d*abord prononcé pour l'emprunt fait par la version indienne au thème babylonien, et son opinion paraît avoir été généralement admise en France, tandis qu'en Allemagne elle a été combattue (*"'). Pour ma part, je m'y rallie avec une entière conviction. La preuve fournie ci-dessus de Taction exercée sur les Indiens par les Babyloniens contribuera peut-être à faciliter l'adoption de cette thèse.

Les faits énumérés plus haut ont mis ces relations hors de doute, et prouvé en même temps qu'elles ne se sont pas établies par la voie de terre. Un témoignage non moins probant résulte du lexique, dans les noms complètement con*

(•••) V. sur ce point Dillmann, Die Genesis, 5« édlt. Leipz. 1886, p. 13^- ZiMMBR seul, 1. c.y p. lOly s'est exprimé avec prudence en disant quHl tient Temprunt pour « probable »•

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