MOIS DU PRINTEMPS
Pendant la migration, les Âryas cessaient toujours la marche à la fin du printemps, le l**" mai juste, d'après la tradition fixée dans le calendrier romain (§ 42). Ils commençaient alors à construire des huttes, sous lesquelles on passait l'été chaud et Thiver froid, et l'on ne reprenait la marche qu'au 1" mars suivant. L'année était divisée en deuK périodes : marche de l'armée pendant le printemps (le ver sacrum des Romains), et temps de halte pendant l'été et l'hiver; on ne connaissait pas encore l'automne. — Pourquoi cette interruption de la marche pendant l'été? Je ne puis trouver d'autre réponse que celle-ci ; parce que la chaleur était trop forte. Or cela concorde de nouveau avec un climat chaud; sous une latitude plus froide on aurait en tout cas remplacé le mois de mars qui ne pouvait convenir par le mois de juin. L'intérêt qu'avait pour l'Aryas la chaleur de l'été est éloquemment attesté par le mythe du dragon crachant le feu, c.-à-d. du soleil brûlant, en lutte avec Indra, le dieu de la pluie. Comme ce mythe se trouve également chez les Scandinaves à l'extrême Nord, où. il est impossible qu'il soit né, il faut admettre qu'ils l'ont emprunté aux Aryas, et il atteste donc pleinement que la mère patrie