DEGRÉ DE CIVILISATION DES ARYAS
III. Bien plus intéressante que la recherche du siège originaire du peuple aryen, est la détermination de son degré de civilisation, de ses institutions extérieures et de ses idées morales. Je ne partage point l'opinion très répandue qui reconnaît au peuple père, sous le rapport tant technique qu'intellectuel et moral, un haut degré de développement. Il aurait déjà connu l'agriculture, aurait so travailler les métaux, aurait vécu dans des villes et dépassé de loin tous les autres peuples sous le rapport moral — toutes choses qu'un examen plus attentif fait trouver fausses. La préoccupation de donner aux Européens les ancêtres les plus dignes, paraît avoir influencé les idées de maint auteur : c'est du chauvinisme scientifique. Je me rallie avec pleine conviction à la contradiction qui y a été opposée d'autre part, en particulier par Victor Hehn, et je crois pouvoir la justifier encore mieux par quelques considérations entièrement nouvelles.
Il y a un seul point où le peuple père fait preuve d*an