II. DEGRÉ DB GITILISATION
hache de fer, mais comme à Tepoque primitive, au moyen de la flagellation.
Les assemblées du peuple reunies par les pontifes étaient convoquées verbalement (comitia calata); pour celles réunies par les magistrats, Tappel était fait au moyen de sonneries de cors. Nous établirons plus loin qu'à l'époque de la migration le rassemblement des troupeaux et les commandements dam la bataille se faisaient de vive vpix, d'où il résulte que rasage d'instruments en métal pour donner les signaux militaires était inconnu au peuple migrateur, nouvelle preuve que le peuple père n'était pas au courant du travail des métaux dans un but technique.
Partout donc, pour les actes religieux, le clergé répudiait radicalement le fer. Le même fait se rencontre chez les Juifs. Connaissant depuis longtemps les couteaux et les outils en fer, ils en prohibaient l'usage dans la circoncision et dans l'érection de l'autel de pierre. On devait, à cet effet, se servir, comme à l'époque primitive, du silex aiguisé. Inutile de dire que l'exclusion du fer dans tous ces cas ne peut être basée sur une idée religieuse. Cette idée ne pourrait être que l'aversion des dieux pour l'emploi du fer, alors qu'il j avait un dieu du fer : Vulcain. Il ne reste donc que la raison historique, à savoir que l'on ne connaissait pas le fer à l'époque primitive et que même après sa découverte on s'en tint à l'usage ancien pour les actes religieux. De nos jours on conserve les cierges pour éclairer les églises, au lieu d'employer le gaz.
Ces attestations puisées dans l'antiquité romaine, prouvent que le peuple père ne savait pas forger le fer. S'il ne s'était agi que de ce fait, j'aurais pu me dispenser de le prouver, car il est établi par des attestations linguistiques que le fer n'a été connu du peuple père qu'à la période védique ('^). Mais je ne les ai rassemblées que pour
(>•) ScHaA.DSB, l. c, p. 268-S88.
eh conclure que 'même 'le travail du cuivre dans un but technique était inconnu. Si les Aryas Tavàient côilnUy iU se seraient servis de cuivre, faute de fer, pour confectionner dés clous et des armes, comme d'autres peuples, tels que las Juifs et les Perses avant l'âge du fer. La Aasta praeustaet pùra^ les clous de bois du pons sublicius prouvent à tente évidence qu'ils ne l'ont point fait.
On trouve^ il est vrai, dans l'autiquité romaine, un exemple de l'emploi de l^airain pour un ustensile de ménage, c était le crible d'airain [cribrum aenèum) dans lequel la Tierge vestale apportait au temple de la déesse le feu nouvelldment allumé (v. plus haut), tandis que pour faire la cuisiie elle devait se servir de vases d'argile (Festus, épit. Mûries, p. 159 : in ollam Jictilem conjectum)^ mais de là résulte seulement que le travail du' cuivre remonte à une époque très reculée et non que l'on peut déjà l'attribuer au peuple përe aryen.
Le monnayage de raLrai'n'(âr^^]'nedâte, comme on le sait, chez les Romains, que de la fin de la période de la royauté; à l'époque ancienne, on pesait le métal [aes ripef^], et' lès artisans en airain [ftibri ' aerarii et /errarii) de l'armée rotnaine ne datent pareillement que de la constitution militaire de Servius TuUius.