‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 26 sur 215 · Le PBUPLBPàRB NBOOMNAISSAIT PAS ^NCOBB-^ TRAVAIL · texte numérisé non relu

Le PBUPLBPàRB NBOOMNAISSAIT PAS ^NCOBB-^ TRAVAIL

DES MBTAUX.

Vm. Le métal même (principalement le caiyre, ayas)^ à Texclusion du fer, lui était sans doute déjà connu , çomjne le prouve la langue, mais en conclure qu'il en. connaissait le trayail est tout aussi risqué que, de conclure de la. connaissance des céréales à celle de Tagriculture.

Aucun peuple indo-européen n'a conservé aussi fidë^lement que. les. Romains les institutions du temps passé. Complètement disparues . depuis longtemps de la vie pratiq^ie, elles se survivent, comme .actes solennels. Pour l'historien, ces vestiges des temps primitifs ojijit la même valeur inestimable que pour le paléontologue Iqs débris fossiles conservés dans la s^în de la, terre y ils lui donnent des renseignements sur une , époque que nulle tradition iiistorique n*éclaire. Nous les rencontrerons encore souvent. Ici ils. nous prouveront que la connaissance du métal était inconnue à Tépoque primitive.

A une époque où l'on connaissait depuis longtemps à Rome les lances avec pointe en fer^ le fécial, dans la déclaration de guerre solennelle au moyen du jet de la lance sur le sol ennemi, dut pendant des siècles encore se servir de la hasta jPfO^tff te.. C'était une lance entièrement en bois, dont la pointe avait été durcie au feu et puis trempée dans le sang(").

(") ScHRADBR, loc. clt, p. 404. Il 611 indique même la forme.

(*B) On la retrouve dans le crannlairdea Gaéliques du haut pays d'Ecosse et dans leBodkefiideB ^pandinayes, tige (parfois croix) brûlée aux bouts, pois tien^pée dans le sang, qui était envoyée autour du pays, en sig^e de dédari^on.de guerre et de.convocatiçn à, un endroit déterminé; en Suède, rasage se conserva Jusque dans le 16? siècle, chez les Gaéliques Jusque

Même chose pour la hoita p%ra^^) qoi était donnée comme récompense de la bravoure, et pour X^ftstuca dans la procédure de revendication. L'usage ne s'explique pas autrement qu'en admettant que la lance à pointe de fer n'était pas encore connue à l'époque de la migration.

Pour sacrifier l'animal offert en holocauste lors de la conclusion d'un traité international, le fécial ne pouvait se servir que de la hache en silex. Dans la vie, la hache et le couteau de fer avaient depuis longtemps mis hors d'usage les instruments de pierre, mais ils ne pouvaient être employés dans cet acte, qui devait s'accomplir comme on était accoutumé depuis les temps primitifs. Au pons suilicius confié à la garde des pontifes, il ne pouvait j avoir des clous de fer, mais seulement des clous de bois; comme pour les féciaux, l'usage de Tépoque primitive était la règle pour les pontifes. Il en était de même de la vestale. Lorsque au commencement d'une année nouvelle, le feu du temple de Vesta devait être éteint et remplacé par un feu nouveau, ou lorsqu'elle devait rallumer le fojer éteint par sa négligence, elle ne pouvait se servir de fer ni de pierre, mais seulement d'un bois facilement inflammable [maUria /<?/«?)(") par la rotation {terebratio) d'un bois dur. Cette opération devait se faire non dans le temple même, mais seulement à l'air libre comme à l'époque de la migration, et le feu devait ensuite être porté au temple dans un crible d'airain ("). La peine de mort infligée à une personne ecclésiastique, ne s'exécutait point au moyen de la hache

dans le 18*. V. Grimm, EechttaUerth,, p. 163-164. Cela met hors de doute que la hasta sanguinea praeusta a sou origine à l'époque de la migration.

('*) Sbrv. ad Aen. 6-760 : «iit4/(?rro.SnBTONB, Claudius, 28, etc.

(S 7) Fblix signifie: qui engendre. YâniCzbk, 11,688.

(>*) Fbstus, ep., p. 106. Ignii Vesiae,. tamdiu terebrare qwmsque ewceptum ignem cribo abnbo virgo in abdbm fbrrbt. Ce crible d*airain autoriset-il à conclure que les Aryae connaissaient déjà la fonte du bronze? Nous reyiendrons plus tard sur ce point.

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