‹ Les Indo-Européens avant l'histoireChapitre 48 sur 215 · LB PROBLÈME DE L*ORIQINE DE LA RACE · texte numérisé non relu

LB PROBLÈME DE L*ORIQINE DE LA RACE

XVII. Si l'habitat d'un peuple n'avait d'autre importance que d'être le théâtre sur lequel il joue le rôle tracé par sa race innée, la question traitée précédemment du siège des Aryas n'aurait aucun rapport avec celle qui se présente ici : leur race et leur degré de civilisation. Qu'importe pour le rôle et le talent de l'acteur, l'emplacement de la scène sur laquelle il doit se produire? Cela ne change rien à son rôle, et son talent n'en est pas atteint ; l'artiste reste artiste, le cabotin reste cabotin. Il en serait absolument de même des peuples si leur rôle leur était tracé par leur race innée; partout le Grec serait devenu Grec, partout le Germain serait devenu Germain; la diversité de l'habitat des deux peuples n'aurait exercé sur leur race aucune influence, l'habitat n'aurait pour eux d'autre importance que la scène pour l'acteur. Tout l'intérêt de la recherche se résoudrait dans la question, passablement indifférente, de savoir où s'est passé ce que l'histoire rapporte d'eux. Mais il n'en est point ainsi. Si l'habitat était chose indifférente pour les peuples, les Grecs et les Germains n'auraient pu devenir dissemblables, car à l'origine, tant dans leur mère patrie aryenne que pendant la migration, ils formaient un seul et même peuple et ce n'est que sur le sol grec et germanique qu ils

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