A DRANCY (BANLIEUE DE PARIS
Cette œuvre a été fondée le 3 février 1851 par M. de la Bouillerie, vicaire général de Ms* Sibour. La regrettée Mme de Ladoucette, sa présidente pendant quarante ans, prit une part prépondérante à son développement : par ses soins, l'association fut établie dans l'église paroissiale de Notre-Dame de Drancy (banlieue de Paris — par le Bourget, Seine). D'une chapelle érigée en 1859 dans ladite église et consacrée à Notre-Dame Auxiliatrice, l'œuvre du patronage des jeunes ouvrières prit son titre quand elle fut, en 1865, élevée au rang d'Archiconfrérie.
Dans cette association, les jeunes ouvrières se proposent pour exemple la sainte Mère de Dieu, et cherchent à mériter, par leurs ferventes prières, de passer cette vie dans la pratique de la piété et la garde de la sainte pureté. L'œuvre adopte les jeunes filles à la sortie des écoles primaires et a pour but :
1. L'œuvre générale des Patronages est placée sous la direction d'un vicaire général. Le siège «le l'œuvre est à l'archevêché de Paris; le secréliriit. 42. rue de Bourgogne. Le siège de l'archieonfrérie est établi à Drancy (Seine).
2. Cf. Souvenirs de V archiconfrérie de Notre-Dame Auxiliatrice {Sancluaire à Drancy), par M"" la baronne de Ladoucette, Paris, 1S89; Rapport présenté à l'Assemblée générale du IS mai 1899, par M. l'abbé Odelin, vicaire général, directeur de l'œuvre. Paris. lSliy.
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l°De placer, chez des maîtresses d'une moralité et d'une capacité reconnues, les jeunes tilles après leur première communion ; de les l'aire visiter et surveiller, pendant leur apprentissage, par les membres de l'œuvre ; de les réunir les dimanches et fêtes dans les maisons dirigées par les sœurs ou les daines patronnesses, et d'accorder des encouragements et des récompenses a leur bonne conduite et à leur travail;
2° D'assurer la persévérance après l'apprentissage, en réunissant ses protégées dans une association de charité.
Chaque patronage est placé sous la direction d'une sœur el d'un comité de dames patronnesses qui visitent les jeunes Mlles, et de dames bienfaitrices qui souscrivent en faveur de l'œuvre.
Dans les patronages qui ne sont pas dirigés par les sœurs, leurs fonctions sont remplies par la dame présidente, assistée d'une ou de plusieurs directrices.
Pour être admises, les jeunes filles doivent avoir fait leur première communion. Toutes commencent par être aspirantes etnesont reçues définitivement qu'après une épreuve de trois mois au moins.
Des diplômes sont délivrés par le comité de l'œuvre générale aux jeunes filles qui ont assisté régulièrement pendant cinq uns aux exercices du patronage.
La présidente générale4, au nom du comité de l'œuvre, accorde chaque année, dans plusieurs patronages, un prix de persévérance et un diplôme d'honneur à la jeune fille qui. après dix ans d'assiduité au patronage, est la première en sagesse ei en piété.
Par le bref du 16 mai 1865, Pie IX, de sainte mémoire, a daigné ériger cette œuvre en congrégation première ou archiconfrérie. En même temps, le prêtre directeur fut autorisé à perpétuité à agréger à l'archiconfrérie d'autres œuvres pies ou associations du même genre et du même nom, dans le diocèse de Paris, en se conformant à la teneur de la constitution « Qu;ecumque » deClément VIII, et à leur communiquer toutes ses Indulgences et faveurs spirituelles. Ce pouvoir d'agrégation a été étendu, par le bref du 19 juillet 18l>7, à tous les diocèses de la France et de la Belgique.
1. C'est maintenant M" la comtesse B. de Bliicas, avenue de l'Aima: secrétaire: M11" Lallement, rue du Bac, C3; trésorière : M"" Lion, rue de Berlin-, 10.
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Un autre bref du 11 aoûl 1874 accorde au directeur de l'arohiconfrérie, établie jusqu'alors en faveur des jeunes ouvrières dan- L'église paroissiale de Drancy, le pouvoir : 1° d'unir à ladite archiconfrérie les fidèles chrétiens appartenant aux pieuses associations du même genre appelées soit associations du patronage des apprentis et jeunes ouvriers, soit Cercles catholiques <T ouvriers ; et 2° de lui agréger partout les autres confréries dn même nom et du même but établies dans les .Missions étrangères que dirigent les prêtres de la Congrégation de la Mission, et où les pieuses Filles de la Charité exercent leur zèle, pourvu que l'on observe la constitution de Clément \ III, etc. (voir ci-dessus, p. 38 et suiv. les règles prescrites; voir les formules à employer, dans notre IIIe partie, n° 51, b).
Enfin, un dernier bref du 21 novembre 1882 étend ce pouvoir d'agrégation à toutes les confréries semblables qui existent en France, en Belgique, ou dans les pays des Missions, même si elles ne sont pas dirigées par des prêtres de la Congrégation de la Mission, et qu'il ne s'y trouve pas des Sœurs de la Charité, pourvu toutefois que ces confréries aient été canoniquement instituées.
La guerre de 1870 fut pour le sanctuaire de Notre-Dame Auxiliatrice une grande épreuve. Le village de Drancy fut entièrement brûlé ou détruit par les obus; l'église même ne laissait voir debout, au milieu des ruines et des débris, que la chapelle de Notre-Dame de Drancy. Mais bientôt, — effet d'un vœu prononcé au milieu des terribles luttes de la plaine Saint-Denis el des combats réitérés du Bourget, — l'église fut rebâtie en six mois de temps, et le jour de Noël 1871 , elle put être offerte à Jésus naissant. L'archiconfrérie de Notre-Dame Auxiliatrice dès lors s"est développée rapidement. Quand, en 1851, la section des jeunes ouvrières se formait, il y en avait, à Paris et dans la banlieue, seulement quatre patronages, avec 500 jeunes tilles ; en 1901, le nombre s'était élevé à cent soixantedix-huit ; on comptait alors 27.01)0 jeunes tilles patronnées, et 1.300 dames patronnesses '.
Tous les membres de l'archiconfrérie, patronnants ou palron-
1. Rapport pour la fête du Cinquantenaire dans la basilique de Montmartre, le dimanche 3 février 1901, par M. l'abbé Odelin, etc. Paris. 1901.
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nées [directeurs^ religieux^ religieuses, dames palroanesses, jeunes gens, jeunes filles quels qu'ils soient, ont droit aux Indulgences suivantes, pourvu qu'ils soient affiliés. Or, une seule condition est requise à cet effet, c'est d'être inscrit sur les registres de l'archiconfrérie. — S'adresser, pour les admissions, aux directrices de chaque patronage.
Indulgences accordées à l'archiconfrérie par brefs en date des 11 février 1868 et 11 août 1874.
I. Indulgence plénière : — 1° Le jour de l'entrée dans l'association ; — 2° à l'article de la mort; — 3° aux fêtes de l'Immaculée Conception, de la Nativité, de l'Annonciation, de la Purification, de l'Assomption de la très Sainte Vierge, de Notre-Dame Auxiliatrice (24 mai), de saint Germain, évêque d'Auxerre (31 juillet ; — 4" à la fête de la Portioncule (2 août ; — 5° une fois par mois, au jour choisi par chaque associé. — Conditions: se confesser, communier, visiter l'église de l'archiconfrérie (en cas d'empêchement, sa propre église paroissiale), et y prier aux intentions ordinaires.
Les associés ont huit jours consécutifs pour gagner ces Indulgences: depuis les premières vêpres de chaque fête jusqu'au coucher du soleil du septième jour qui la suit. — Pour V Indulgence à l'article de la mort, si la confession et la communion ne sont pas possibles, il suffit que, pénétré d'une fraie contrition, on invoque pieusement le saint Nom de Jésus, au moins de cœur, si on ne le peut de bouche.
II. Indulgences 'partielles: — 7 ans et 7 quarantaines : 1° le jour de la Pentecôte ; — 2° le jour ou le dimanche où l'on célèbre la fête de la Visitation de la bienheureuse Vierge Marie; — 3° le jour ou le dimanche où l'on célèbre la fête du Sacré- Cœur de Jésus ; — 4° le jour de la Toussaint. — Conditions : visiter avec un cœur contrit l'église de l'archiconfrérie (en cas d'empêchement, sa propre église paroissiale), et y prier aux intentions accoutumées. — 60 jours : chaque fois que l'on assiste à la messe, aux offices divins, aux processions autorisées par l'Ordinaire, aux processions du Très-Saint Sacrement ; que l'on accompagne le Très-Saint Sacrement lorsqu'on le porte aux infirmes, ou, si on ne peut l'accompagner, que l'on récite un Pater et un Ave lorsque la cloche donne le signal ; que l'on dit
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cinq Pater et cinq Ave pour les associés défunts, chaque luis généralement que l'on fail une œuvre de piété <>u de charité.
Toutes /''.s- Indulgences susdites sont applicables aux âmes du purgatoire.